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Comme le confirme les deux articles ci-dessous la SNCF refuse de communiquer en matière de fréquentation des trains (secret industriel). Il faut donc des fuites pour lever un peu le voile. Mais comment à partir de là discuter démocratiquement de ce bien commun, de son avenir, de sa stratégie ?

La baisse de fréquentation TGV fait de l’information mais la hausse de fréquentation TER non car l’information braque les projecteurs sur le prestige pas sur l’ordinaire !

Pour nous cette baisse est évidente et non circonstancielle. Evidente car malheureusement dès qu’on est deux personnes le déplacement devient moins cher en voiture même s’il est long ! La vitesse ne peut pas être le critère majeur du rail ! Evidente car l’avion était autrefois un produit de luxe qui a donc pu baisser ses prix : pas de repas, service minimum etc. Alors la SNCF qui court derrière l’avion prétend faire du low cost mais elle ne le peut vu les investissements démesurés à assumer. Alors elle tente de jongler avec les tarifs comme l’avion. Sauf que le voyage en avion est moins ordinaire donc plus facilement programmé à l’avance. L’avantage du train c’est sa disponibilité. Mais voilà toujours la même question : à quel prix ? JPD

Le Figaro : Les TGV de la SNCF ne font plus le plein de passagers

Par Isabelle de Foucaud Mis à jour le 16/04/2013

Les ventes de billets de TGV ont flanché de 4,4% en janvier et février, selon Les Échos. Une baisse qui s'explique par un calendrier scolaire défavorable et une concurrence toujours vive des compagnies aériennes low-costs. L'offre à bas prix de la SNCF, Ouigo, tire son épingle du jeu.

La SNCF peine à écouler ses billets de TGV en ce début d'année. Les recettes de l'activité grande vitesse de l'opérateur ferroviaire auraient reculé de 4,4% en janvier et février, par rapport à la même période l'an dernier, selon Les Échos . Sur le seul mois de février, ce recul aurait atteint 7%, indique au quotidien une source interne. Une information que la SNCF, sollicitée par lefigaro.fr, se refuse à commenter. Pour autant, plusieurs facteurs peuvent expliquer cet hiver maussade pour les voyages en TGV.

À commencer par le calendrier scolaire, très décalé, qui a reporté les vacances d'hiver des Parisiens (la zone à plus forte activité pour le tourisme) à la première quinzaine de mars. Cet «effet saisonnier» influence les réservations, constatent des agents de voyage, qui rappellent que les voyageurs s'y prennent en moyenne 3 mois avant leur départ pour acheter leurs billets de train. «Les mois de janvier, février et décembre sont traditionnellement plus faibles , tandis que les meilleures ventes sont réalisées en avril, juin, juillet, septembre et octobre», relativise Guillaume Jouanno, responsable du service clients de Capitaine Train, une jeune entreprise spécialisée dans la vente en ligne de billets de train. Selon lui, la «clientèle touristique» qui tire les ventes de billets de TGV sera au rendez-vous pour les vacances de printemps et d'été. «À l'ouverture des ventes pour l'été, le 4 avril, nous avons enregistré deux fois plus de transactions que les autres jours.»

Au-delà du calendrier scolaire, la SNCF subit les effets plus durables de la crise. Lors d'une conférence de presse ce mardi, Yves Tyrode, directeur général de voyages-sncf.com, a confirmé que le groupe ferroviaire s'attendait à un premier trimestre «morose», dans la lignée du second semestre 2012, durant lesquelles les ventes avaient mollement progressé de 1,4%. Un agent de voyage rapporte au figaro.fr que, dans un rapport présenté le 10 avril à la commission «Fer» du Syndicat national des agents de voyages (Snav), la SNCF a fait état d'une baisse de 1,2% de ses ventes globales de billets de train en février. Signal plus préoccupant, les ventes en agence de voyage ont chuté de 17% sur les deux premiers mois de l'année. «Or, nous vendons surtout des billets de TGV et principalement à une clientèle d'affaires», relève cet agent.

Le succès de Ouigo qui fait de l'ombre au TGV

D'après un sondage dévoilé ce matin par SNCF Voyages, 48% des Français estiment qu'ils vont réduire leur budget pour les vacances cette année. «Avec la crise, les réservations de dernière minute s'accélèrent, la durée des séjours se réduit et les vacanciers partent moins loin», résume Jean-Pierre Nadir, président et fondateur du portail d'information easyvoyage.com. «Cette tendance est portée par l'essor des compagnies aériennes low-costs qui offrent des prix très compétitifs», ajoute Corinne Louison, directrice générale adjointe de Directours, une agence en ligne spécialisée dans le voyage sur mesure.

Pour contrer cette concurrence, la SNCF a lancé Ouigo, une offre «à grande vitesse et à petits prix» le 2 avril. Un pari gagné: «Nous avons vendu 250.000 billets à ce jour, dont 22% pour des places réservées pour des enfants», explique-t-on au siège du groupe. Les réservations ont été ouvertes le 20 février, ce qui pourrait expliquer le trou d'air des ventes de billets de TGV «classique» ce mois-là. La SNCF exclut pourtant tout report vers l'offre Ouigo risquant de torpiller son TGV. «Nous ne visons pas la même clientèle», explique-t-elle simplement

Le Monde : TGV : la SNCF baisse ses prix pour faire revenir les voyageurs

Le Monde.fr | 22.05.2013 Par Philippe Jacqué

Vingt euros en promotion l'aller-retour TGV Lille-Paris le samedi. Trente euros l'aller-retour Paris-province pour les distances de 2 heures toujours le samedi... A partir du 19 juin, la SNCF lance une nouvelle offre à petit prix pour remplir ses trains le samedi, voire le dimanche durant les deux mois d'été. Et ce en complément de son offre "low-cost" Ouigo et de l'ensemble de ses cartes de réduction.

Si la compagnie nationale a présenté, mardi 21 mai, cette nouvelle offre, ce n'est pas un hasard. C'est une sorte de gage que souhaite donner Barbara Dalibard, la patronne de la branche Voyages de l'entreprise publique, au grand public, aux associations d'usagers et aux élus locaux qui critiquent le coût de la grande vitesse française.

Dans un long plaidoyer technique devant la presse, Mme Dalibard a souhaité répondre aux critiques sur le coût des billets. Elle a ainsi expliqué que l'évolution des tarifs TGV a été, stricto sensu, moins forte que celle de l'inflation dès 2012. Et que si, au final l'an passé, les voyageurs ont malgré tout constaté une augmentation des prix de leurs billets, au-delà du palier de l'inflation, c'est parce que la SNCF a dû répercuter la hausse de la TVA de 1,7 point. Cette année, les tarifs progressent moins vite que l'inflation, assure Mme Dalibard.

GARANTIE DE COUVRIR SES COÛTS FIXES

"Seuls 17 % des billets vendus depuis le début de l'année sont plein tarif", a par ailleurs assuré la dirigeante. Un billet sur cinq qui est vendu bénéficie d'un tarif social, près d'un billet sur deux d'une réduction liée à une carte commerciale, tandis qu'un sur six est un Prem's, le prix le moins cher. Selon Mme Dalibard, le volume de billets à "petits prix" a augmenté de 30 % depuis 2012, soit 2,4 millions de billets mis en ventes cette année.

Cela ne veut toutefois pas dire que ces "petits prix" sont accessibles de manière étale dans tous les TGV.

En effet, afin de remplir au maximum ses trains - une garantie de couvrir ses coûts fixes - la SNCF offre à la vente les billets aux prix les plus attractifs très en avance, ainsi que sur les trains hors des heures de pointe.

"Si à 17 heures, le vendredi, le nombre de billets à petit prix est faible, c'est que notre objectif est de lisser le plus possible la pointe et de remplir nos autres trains, avant et après cette heure critique, clarifie Mme Dalibard. Nous sommes une entreprise de réseau, comme EDF, et nos capacités sont limitées. Il faut donc donner des incitations pour utiliser nos capacités hors des heures de pointe. EDF offre le tarif nuit, moins cher, par exemple."

CONTRE LES ACCUSATIONS DE PRIVILÉGIER LES PARISIENS

De même, la SNCF s'inscrit en faux contre les accusations de privilégier les Parisiens aux détriments des habitants en régions. "Les tarifs Paris-province sont identiques aux tarifs Province-Paris", se défend Mme Dalibard.

Et si elle consent augmenter ses prix en période de très haute saison par rapport à une période normale, cette augmentation est limitée : le prix moyen d'un billet est de 57 euros lors du premier week-end de mars, contre 50 euros en moyenne un week-end normal.

Enfin, Mme Dalibard reconnaît que, plus la distance parcourue est longue, moins le tarif au kilomètre est important. "C'est relativement simple à comprendre. Sur une longue distance, notre coût de production décroît selon l'utilisation des ressources, estime-t-elle. Pour une voiture ou un avion, c'est exactement la même chose. Si vous faites 10 000 kilomètres de voiture, vous paierez 28 centimes du kilomètre, contre 18 centimes pour 25 000 kilomètres parcourus dans cette même voiture."

Pas sûr que cela suffise à rassurer des voyageurs dont le pouvoir d'achat diminue avec l'approfondissement de la crise économique. D'ailleurs, au premier trimestre, la fréquentation du TGV est en retrait, tandis que la fraude ne cesse d'augmenter

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