Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Nous l'avions annoncé et La Dépêche l'a confirmé le 20 mars : l'enquête est reportée. Tout le monde la veut la LGV mais voilà, il ne faut pas perturber les municipales ! Et ainsi le feuilleton continue, c'est-à-dire le statuquo ! On ne fait rien pour la ligne actuelle, en particulier St Jory-Toulouse et on attend. Ce report d'un an va-t-il calmer les cris de victoire : cette LGV on va l'avoir ? Quant au calendrier une fois de plus, rien sur le temps de l'appel d'offre par exemple ! Nous verrons la suite mais en tout cas la mobilisation est là. JPD

Publié le 20/09/2013 à 08:24

Le préfet de la région Aquitaine, coordonnateur du projet LGV, a annoncé hier que l’enquête d’utilité publique concernant le tronçon Bordeaux-Toulouse devrait intervenir mi-2014. Des décisions devraient être prises dans les prochaines semaines.

Le gouvernement devrait faire savoir «dans les prochains jours ou les prochaines semaines» quel va être le phasage des études et des travaux pour les LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne.

En tout état de cause les enquêtes publiques devraient être lancées mi-2014, a assuré hier matin le préfet de la région Aquitaine, Michel Delpuech, coordinateur du projet LGV pour l’Aquitaine.

Le préfet Delpuech s’est montré plutôt optimiste, malgré les annonces de retrait du financement de plusieurs collectivités locales. «Il y a un peu d’agitation dans les temps actuels, mais cela s’arrangera dès que le gouvernement annoncera son choix. Je dois recevoir une feuille de route très précise, avec les échéances et les procédures. Dans les prochains jours ou les prochaines semaines, la ligne sera fixée» a-t-il assuré.

En ce qui concerne Bordeaux-Toulouse l’horizon pour l’enquête publique est donc selon lui la mi-2014. Pour Bordeaux-Espagne, il a évoqué deux hypothèses : soit sur la totalité de la ligne Bordeaux-Hendaye, soit une première phase Bordeaux-Dax conduite en même temps que Bordeaux-Toulouse, puis une phase Dax-frontière espagnole.

Il appartiendra au ministre des Transports, Didier Cuvillier, de décider in fine, probablement vers la mi-octobre, quels phasages retenir en vue de l’enquête publique.

Après les élections municipales

Il y a quelques mois, en Midi-Pyrénées, certains élus avaient exprimé le souhait que cette enquête publique puisse démarrer le plutôt possible, dès la fin 2013, voire début 2014. Un calendrier trop resserré eu égard à l’ampleur du projet, mais aussi dans la perspective des élections municipales de mars prochain.

L’enquête publique, dans un contexte tendu en raison des oppositions qui continuent à s’exprimer sur le futur tracé de la LGV, pourrait en effet perturber le processus électoral.

Selon toute probabilité, le créneau de démarrage se situerait entre mai et de septembre 2014, peut-être en juin, juste avant la période estivale. L’enquête d’utilité publique durera deux mois environ. Une fois achevée, il appartiendra au Premier ministre de prendre le décret d’utilité publique après avis du Conseil d’État. Une décision qui doit impérativement intervenir dans un délai maximum de 18 mois après le démarrage de l’enquête publique.

Ce décret marquerait le début des procédures administratives : les enquêtes parcellaires concernant les expropriations, celles liées à la loi sur l’eau (ouvrages adaptés en cas d’inondations, etc.), des études environnementales sur la présence éventuelle d’espèces protégées… Autant de procédures qui peuvent retarder le calendrier. Au mois de juillet dernier, le ministre des Transports avait indiqué que le lancement des travaux de la ligne Bordeaux-Toulouse pouvait être envisagé dès 2017.

Quelques chiffres

• La ligne à grande vitesse mettra Toulouse à 3 h 15 de Paris, au lieu des 5 h 35 actuelles. Sur les 200 km entre Bordeaux et Toulouse, le train atteindra une vitesse de 320 km/h. La ligne permettra de transporter 6 millions de voyageurs de plus par an.

• Selon Réseau Ferré de France, ce sont plusieurs milliers d’emplois directs et indirects qui seraient générés par le chantier de la LGV.

• Quelle sera la date de mise en circulation de la future LGV Bordeaux-Toulouse, si les travaux démarrent vraiment en 2017 comme l’avait laissé entendre le ministre des Transports ?2020 pour les plus optimistes, beaucoup plus tard pour les autres. La ligne Tours-Bordeaux (300 kilomètres environ) qui devrait être mise en service en juillet 2017, aura nécessité six ans de travaux. L’hypothèse d’une mise en service du tronçon Bordeaux-Toulouse en 2022 ou 2023 paraît plus plausible.

La Dépêche du Midi : André Viola le président du Conseil général de l' Aude

LGV : «Il faut continuer à se battre»

Le dossier de la ligne ferroviaire à grande vitesse avait provoqué une mini-crise entre le conseil général de l’Aude et le gouvernement, lorsque Matignon avait laissé filtrer que le projet de liaison TGV entre Montpellier et Perpignan, passant donc par Narbonne, était repoussé après 2030 ! Les élus audois avaient même refusé de recevoir des représentants du gouvernement tant qu’ils ne seraient pas entendus. Un mouvement d’humeur qui n’a pas infléchi pour autant la politique Ayrault… même si le seul tronçon manquant à une liaison TGV entre le Nord et le Sud de l’Europe est précisément le trajet Montpellier-Perpignan. Comprenne qui pourra. Le conseil général de l’Aude avait même fait de ce chantier son cheval de bataille mais rien n’y a fait. «Le gouvernement a fixé les priorités, nous, on passe après 2030, déplore André Viola, mais je reste persuadé qu’il y a encore de la place, il faut se mettre en situation pour aller chercher des fonds européens, il faut continuer à se battre pour cette LGV et nous avons décidé, avec la Région, de poursuivre les études». La foi du charbonnier ?

Tag(s) : #enquête d'utilité publique

Partager cet article

Repost 0