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Généralement TER est compris comme Train Express Régional car la SNCF s’est approprié le sigle. A l’origine, en 1986, ça signifie Transport Express Régional et c’est cette notion qu’il faut garder à l’esprit. La nuance ? Le transport collectif se fait sous trois formes : train, bus, avion. Quand il est régional, il peut se faire par bus ou par train. Peut-il y avoir complémentarité ?

Paris a beau avoir un vaste réseau métropolitain, il a aussi un vaste réseau de bus urbain. Preuve s’il en fallait une de la complémentarité et parfois des mérites de l’intermodalité notion dont la France n’est pas une grande adepte.

Autrefois, par loin de la gare de Montauban, il y avait une gare routière mais aujourd’hui ce dernier bâtiment est désaffecté.

Le Conseil général du Tarn-et-Garonne a prétendu qu’il allait étudier le système du bus à 1 euro qui a été mis en place dans les Pyrénées Orientales (mise en place qui serait plus facile chez nous car les distances sont plus courtes). Ces bus, sur de rares destinations font concurrence au TER (au moins une ligne est aussi à 1 euro), mais quadrillent mieux le territoire. Pour le Tarn-et-Garonne un premier bus à 1 euro (ou même 5) pourrait à titre expérimental unir Montauban et Nègrepelisse ou Montauban et Montech sans concurrencer le train. Et suivant les résultats on peut ensuite passer au train-tram… Des efforts me semblent indispensables à partir de cette philosophie : suivant les endroits, il faut adapter le transport collectif à la demande. Avec les années 2000 le développement des trains TER a surpris les responsables du ferroviaire. Il faut faire de même dans tous les domaines du transport collectif. Je ne sous-estime pas des expériences tentées par des intercommunalités pour faire par exemple Beaumont-Toulouse, ou pour faire des déplacements à la demande les jours de marché. Mais rien n'est possible sans une vue d'ensemble certaines destinations plus actives pouvant en compenser d'autres plus réduites.

Tout ne peut pas être rail, route ou avion, il faut adapter le possible et le souhaitable.

Sur les grandes lignes la SNCF a eu, jusqu’à ces dernières années, le monopole : les entreprises de bus ne pouvant proposer des transports réguliers intérieurs. Sur quelques destinations, la libéralisation a permis l’installation de parcours Eurolines. Pourquoi, alors que le train c’est plus sûr, plus rapide et plus confortable, certains vont préférer Paris-Marseille par Eurolines à 39 euros ? En l’occurrence ce n’est pas la compagnie de bus qu’il faut incriminer mais bien la SNCF qui au nom de la dictature de la grande vitesse élimine les trains lents et moins chers, au profit des autres interdits à de nombreuses bourses ! Je ne suis pas pour la libéralisation mais pour trouver les mécanismes permettant, quand c'est nécessaire de changer la stratégie de la SNCF ?

Jean-Paul Damaggio

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