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A la fin du rapport Duron, le représentant du PCF et la représentante d’EELV ont eu droit à une tribune libre. Voici celle d’André Chassaigne qui frise le ridicule. Qu'est-il allé faire dans cette galère ? J'y reviendrais. J-P Damaggio

La parole à André Chassaigne :

En acceptant la proposition du ministre chargé des transports de participer à la commission Mobilité 21, j’avais conscience des enjeux complexes de cette mission et de la difficulté de la tâche au regard des attentes et des contraintes financières.

Bien évidemment, j’ai aussi pris en compte les mises en cause politiques à assumer à la livraison du rapport. J’ai cependant pensé que l’intérêt général devait l’emporter sur toute autre considération, ce qui impliquait un engagement objectif, écartant tout parti pris lié à mon ancrage régional. J’ai aussi eu la volonté de porter des exigences fortes : desserte des territoires les plus fragiles, exigences environnementales, satisfaction des besoins des populations, développement économique.

A l’issue de cette mission qui a tant pesé, depuis 8 mois, sur nos agendas respectifs, je tiens à saluer l’approche éthique qui a été celle du président de la commission et de ses membres, dégagés des multiples pressions extérieures et intérêts partisans, dans une écoute mutuelle et respectueuse d’avis divergents, expression de nos sensibilités différentes.

Pour autant, les choix majoritairement retenus n’ont pas échappé aux orientations politiques, sociales et économiques mises en œuvre en Europe et dans notre pays. Elles sont marquées du sceau du libéralisme et du pouvoir de la finance : chacun sait que je ne les partage pas. Et elles ont malheureusement marqué aussi de leur empreinte le résultat de notre travail :

• Limitation des dépenses publiques et donc des services à la population en faisant le choix de l’austérité pour le plus grand nombre, sous le prétexte de la compétitivité économique, retenue comme levier de la sortie de crise.

• Développement sélectif des territoires en privilégiant les métropoles à dimension européenne, au détriment de l’aménagement des régions plus enclavées et aux moyens plus modestes.

Au final, l’insuffisance des ressources financières dédiées aux infrastructures de transport et une approche territoriale entérinant les inégalités territoriales auront été les deux marqueurs dominants. Ils ont conduit inéluctablement à un rapport final source de frustrations, voire de colère pour les populations et acteurs économiques laissés pour compte. A chacun d’en analyser les causes et d’agir en conséquence. Au pouvoir politique de l’assumer en toute responsabilité.

André CHASSAIGNE

Député PC-Front de Gauche

Président du groupe GDR

Membre de la commission des affaires économiques

Tag(s) : #duron, #LGV

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