Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sur le papier, en juillet, le premier ministre à lancé : priorité aux trains du quotidien donc aux TERs. Concrètement ça signifie quoi ? La balle est renvoyée aux Conseils régionaux qui en ont la gestion. En décembre nous verrons si les budgets pour le TER augmentent, ou baissent comme l’indique nos premières informations ? D’un autre côté le 25 juillet L’Expasion informe : « L'Etat doit lancer dès cet été une première commande "d'un minimum de 500 millions d'euros pour des trains neufs", a expliqué le chef du gouvernement. Un appel d'offres doit être lancé dès 2015 pour une deuxième tranche d'investissements, prévue à l'horizon 2018-2019, a précisé Matignon. Il doit permettre de renouveler les anciens trains Corail. »

Pour les rames TGV l’argent est débloqué mais pour les trains corail on attend la date… Bref voilà que les Conseil régionaux s’affrontent à la SNCF à en croire l’article ci-dessous de Sud-Ouest. Etrangement dans la liste des Conseil régionaux il n’y a pas celui de Midi-Pyrénées ! On dira que les affaires ferrociaires se jouent à plusieurs bandes… JPD

Publié le 23/09/2013 à 06h00 | Par Jean-Bernard Gilles

TER : les régions engagent un bras de fer avec la SNCF

Les présidents de huit Conseils régionaux, dont celui d’Aquitaine, ouvrent la bataille du rail avec la future loi ferroviaire en arrière-plan

Il suffisait d’observer Guillaume Pepy au 9e congrès des Régions de France qui s’est achevé vendredi à Nantes pour comprendre que le président de la SNCF est en opération déminage sur le front des Conseils régionaux. Tel un homme politique en campagne, il trinque avec Jean-Paul Huchon et Martin Malvy, les présidents des Conseils régionaux d’Île-de-France et de Midi-Pyrénées, tape dans le dos de Jacques Auxiette, patron des Pays de la Loire, se fait photographier avec des vice-présidents de Région chargés de la question ferroviaire… De la belle ouvrage. « Il est courageux de venir », a indiqué d’entrée Alain Rousset, le président de l’Association des Régions de France (ARF), le syndicat des Régions en quelque sorte, qui a profité du congrès de Nantes pour prendre l’offensive sur le rail.

Déjà écartées de la gouvernance opérationnelle de la Banque publique d’investissement (BPI) alors qu’elles plaidaient pour son ancrage dans les territoires, les Régions sont inquiètes de la teneur de la future loi ferroviaire, aujourd’hui à l’examen du Conseil d’État. Celle-ci réorganise de manière significative la gouvernance ferroviaire française en concrétisant le rapprochement de Réseau ferré de France (RFF) et de la direction des infrastructures de la SNCF dans une seule et même filiale, dont la holding mère sera présidée par Guillaume Pepy, le patron de la SNCF.

Les Conseils régionaux, qui financent très largement la circulation de quelque 12 000 trains régionaux par jour (transiliens compris), soit 4 millions de voyageurs, n’auraient, à ce stade, que quelques strapontins dans cette nouvelle gouvernance ferroviaire, « alors que nous représentons la moitié du chiffre d’affaires de RFF », explique Patrick du Fau de Lamothe, l’élu en charge des TER à la Région Aquitaine.

Les Régions payent mais ne sont pas reconnues comme de vraies autorités organisatrices des transports (à l’exception de l’Île-de-France) qui fixent les tarifs et maîtrisent leurs achats. À Nantes, huit Régions dont l'Aquitaine (1) ont annoncé leur décision de créer une nouvelle structure qui ira directement négocier et acheter le matériel roulant chez les constructeurs. Une pierre dans le jardin de Guillaume Pepy. Depuis 2002, les Régions ont acquis pour plus de 5,8 milliards d’euros de matériel, et 2 milliards de commandes nouvelles sont en attente de livraison, chez Alstom et Bombardier notamment.

« Nous voulons peser sur les prix, les cahiers des charges et mieux connaître les coûts de maîtrise d’œuvre et de maîtrise d’ouvrage qui nous sont aujourd’hui facturés », a indiqué Alain Rousset, qui, à l’instar de nombre de ses collègues patrons de Région, dénonce l’absence de transparence de la SNCF. « Si les Régions pensent que c’est plus efficace pour elles, qu’elles passent commande directement », répond Guillaume Pepy, qui se défausse volontiers sur le gouvernement des questions de gouvernance. Ce n’est pas la première fois que les Régions engagent un bras de fer avec le PDG de la SNCF. Jusque-là, ce dernier a toujours très bien défendu les intérêts de l’entreprise à la tête de laquelle il vient d’être reconfirmé pour cinq ans. Avec pour mission d’en faire un acteur de premier plan en Europe dans la perspective de la libéralisation du transport des voyageurs d’ici à la fin de la décennie.

(1) Pays de la Loire, Auvergne, Bourgogne, Rhône-Alpes, Aquitaine, Paca, Picardie, Île-de-France.

Tag(s) : #train, #bordeaux, #toulouse, #LGV

Partager cet article

Repost 0