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L'article de La Dépêche qui rend compte de ce colloque pro-LGV est un chef d'oeuvre. Notre région c'est 20 millions d'habitants contre seulement 10 pour Paris ! Chauzy a l'art de voir les choses en grand ! Malvy jongle : si on ne nous avait pas fait Toulouse on n'aurait pas payé Bordeaux-Tours mais Rousset réplique : on ne nous fait pas Hendaye alors on ne paie pas Bordeaux-Tours !

Et Rousset joue fin : pour nous pas de PPP ! Or il sait très bien que sans PPP rien ne peut se faire !

Un colloque pour montrer qu'on est tous d'accord quand tous se déchirent ! Et pour des prunes ! Matthieu Verbier s'est bien amusé et nous avec sauf que des milliards sont sur la table... JPD

Ils militent toujours pour la LGV 10/10/2013

Le report du projet de LGV Bordeaux-Hendaye n'est toujours pas accepté par les élus de la Région

Il n’y avait qu’un seul homme heureux autour de la table: Martin Malvy. Le président du conseil régional Midi-Pyrénées participait hier à un colloque organisé par l’association Eurosud Transport autour du projet de ligne à grande vitesse Sud Ouest européen. Forcément, le Midi-Pyrénéen ne peut que se réjouir de la validation de la LGV Bordeaux-Toulouse par Matignon en juillet dernier. Mais Martin Malvy est contraint de cacher sa joie devant Alain Rousset, président de la Région Aquitaine, mais aussi devant Jean-Claude Gayssot, vice-président de Languedoc-Roussillon. Le premier regrette que la liaison vers Hendaye n’ait pas été retenue comme priorité. Le second admet difficilement le report sine die du tronçon Montpellier-Perpignan.

«GPSO (Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest) représente un bloc. Nous sommes engagés sur l’ensemble», martèle Martin Malvy.

Mais il tique quand Alain Rousset menace de stopper le financement de Tours-Bordeaux si la voie vers Hendaye est repoussée aux calendes grecques. Les élus toulousains avaient formulé les mêmes avertissements avant que ne tombe le verdict de la commission Duron chargée de hiérarchiser les projets d’infrastructures de transports.

«Il peut y avoir de la part des collectivités de la Région Aquitaine un comportement parallèle», concède Martin Malvy, qui suggère toutefois d’accepter que la partie toulousaine du réseau en «Y» au sud de Bordeaux soit prioritaire.

Les travaux vers Toulouse commenceraient en 2018 pour une mise en service en 2022-2023, a rappelé le président de Région. Son homologue aquitain espère voir la grande vitesse descendre vers Dax avant 2030, date évoquée pour la réalisation de l’axe Bordeaux-Hendaye.

Lors de ce colloque, chacun s’est accordé à reconnaître la cohérence d’un projet global puisqu’il s’agit, à terme, de relier l’arc Atlantique à l’arc Méditerranéen, via une liaison Toulouse-Narbonne, elle aussi laissée en attente.

Mais la contrainte financière pèse sur ces projets. Alain Rousset met en garde contre tout projet de partenariat public privé (PPP), quand Martin Malvy avertit qu’il «ne faut pas attendre des financements européens». Au final, l’usager pourrait voir le prix des billets grimper.

Les actions de lobbying se poursuivent pour renforcer le maillage grande vitesse du Sud-Ouest. «Je suis heureux qu’on puisse trouver 38 milliards d’euros pour le Grand Paris, mais nos trois régions représentent 20 millions d’habitants (en ajoutant Catalogne et Pays Basque espagnol) contre dix pour le Grand Paris», soulignait Jean-Louis Chauzy, président d’Eurosud Transport et du Conseil économique social et environnemental de Midi-Pyrénées. Reste à convaincre le gouvernement. Un chantier de longue haleine.

Matthieu Verrier

Tag(s) : #LGV, #toulouse, #bordeaux, #bayonne, #barcelone

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