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Bel exemple de mise en place de la machine médiatique : Sud-Ouest, La Dépêche, France 3 et France 2 qui nous a interrogé pour tout de même donner la parole aux alternatives à la LGV, lance l'intoxication. Même le député Jacques Moignard est sollicité pour poser une question au ministre. On a déjà noté ces petits arrangements en famille.

Enquête d'utilité publique en juin : mais à Bressols le responsable de RFF nous a juré ses grands dieux que jamais il n'y aurait d'enquête pendant l'été, or une telle enquête ne peut se dérouler pendant un seul mois !

GPSO malgré tout : le premier ministre avait été clair en annonçant Bordeaux-Toulouse avant 2030 et Bordeaux-Hendaye après. Ce qui signifiait de couper les deux enquêtes d'utilité publique mais le GPSO sorti par la porte, entre par la fenêtre après une proposition de compromis de Rousset : allons seulement jusqu'à Dax.

Un prix truqué sur toute la ligne : comme indiqué en commentaire sur l'article de Sud-Ouest on est écoeuré par les annonces truquées. Qu'on nous dise où en est vraiment le prix du Bordeaux-Tours !

Quant au temps mis, toujours en titre, nous avons déjà répondu cent fois ! JPD

LGV : en 2024, Toulouse sera à 3h10 de Paris

Publié le 23/10/2013 à 08:02,

En 2024, Toulouse sera à 3 h 10 de Paris

Dans un entretien accordé à «La Dépêche du Midi», le ministre des Transports, Frédéric Cuvilliers, a confirmé avoir arrêté le tracé définitif des LGV Toulouse-Bordeaux et Bordeaux Dax. Il a demandé le lancement de l’enquête publique pour ces deux lignes nouvelles. La mise en service de la LGV Bordeaux-Toulouse interviendra en 2024.

En signant, aujourd’hui, la décision ministérielle arrêtant le tracé définitif des LGV et en lançant l’enquête publique, le ministre des Transports a donné le feu vert au Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO). Une signature pour un chantier de plusieurs milliards d’euros qui va s’étaler sur plus d’une décennie.

Alors qu’à l’origine, la commission Duron n’avait retenu que la LGV Bordeaux-Toulouse, renvoyant la LGV Bordeaux-Espagne après 2030, le schéma de réalisation du GPSO intègre cette dernière dans le cadre d’un dispositif trans-européen.

La mise en œuvre du GPSO va se dérouler en deux phases. «La première concerne Bordeaux-Toulouse avec l’objectif d’une mise en service à «l’horizon 2024». «Toulouse sera alors à 3 h 10 de Paris soit un gain de temps d’une heure qui s’ajoutera aux 50 minutes de gain de temps dès la mise en service de la LGV Tours-Bordeaux en 2017» a précisé le ministre.

Le coût total de cette LGV, exceptés les aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux et au nord de Toulouse, est évalué à 5,9 milliards d’euros.

Le premier phasage concerne également la LGV entre Bordeaux et Dax, avec une mise en service à l’horizon 2027 et un coût évalué à 3,2 milliards d’euros.

Dans une seconde phase sera lancée la LGV entre Dax et la frontière espagnole, avec l’objectif d’une mise en service en 2032. «Cette ligne, qui présente un intérêt certain dans le cadre du développement du réseau trans-européen de transport et des échanges avec la péninsule ibérique le long de la façade atlantique, fera l’objet d’un approfondissement des études, notamment dans les secteurs à forts enjeux environnementaux» a ajouté Frédéric Cuvillier, sans préciser de date sur l’enquête publique concernant ce projet.

Pour le ministre des Transports, cette décision ministérielle s’inscrit dans le droit fil des conclusions de la commission Duron et surtout des décisions prises par Jean-Marc Ayrault. «Le Premier ministre a souhaité que nous puissions poursuivre les études là où elles sont nécessaires, engager les chantiers là où ils étaient possibles, et donner du sens en privilégiant le transport du quotidien, la rénovation, la modernisation, la remise à niveau et en engageant les travaux nécessaires là où les axes, notamment trans européens, permettent sur des longues distances d’avoir la valeur ajoutée de la grande vitesse» a-t-il indiqué.

L’État aura-t-il les moyens de financer, pour sa partie, ces deux lignes qui ne feront pas l’objet d’un partenariat public-privé ? Le ministre a indiqué que le financement était arrêté. Il repose sur le budget alloué à l’agence de financement des infrastructures de transport (AFIT), d’un montant de 400 millions d’euros par an, abondé par la future écotaxe poids lourds.

Reste le financement des collectivités. «Nous devons concrétiser l’engagement pris en 2009» a indiqué Frédéric Cuvillier.

En 2009 en effet, un protocole d’accord avait été signé avec de nombreuses collectivités - plus de cinquante - sur des cofinancements des LGV du GPSO.

Au fil des années, cet accord avait été remis en question, soit en raison de contraintes financières liées à la crise, soit, notamment en Aquitaine, par le choix de la commission Duron de reporter la LGV Bordeaux-Espagne après 2030.

Lors de l’entretien, le ministre s’est voulu rassurant concernant cet aspect, essentiel, du grand projet ferroviaire. «Nous avons une année pour arrêter le tour de table avec les collectivités. Parallèlement à l’engagement de l’État, elles seront appelées à concrétiser l’engagement qui avait été pris en 2009. Et cela va se faire sur la durée» a-t-il précisé.

Hier, les deux présidents des régions Midi-Pyrénées et Aquitaine, Martin Malvy et Alain Rousset, ont d’ailleurs adressé un message à ces mêmes collectivités locales pour qu’elles reprennent leur part de financement pour la LGV Tours-Bordeaux (lire ci-contre).

Si la décision ministérielle que doit signer ce matin Frédéric Cuvillier était attendue, en particulier pour la LGV Bordeaux-Toulouse, elle ouvre des perspectives économiques non négligeables. «Le développement des infrastructures de transports constitue un enjeu majeur, en termes de contribution à la croissance et à la création d’emplois» a souligné Frédéric Cuvillier.

Enquête publique en juin

L’enquête publique devrait être lancée au mois de juin 2014, après les élections municipales. Réseau Ferré de France va en effet saisir, dès le mois de novembre 2013, l’autorité environnementale qui doit statuer dans une durée de trois mois. Cette instance donne des avis publics sur les évaluations des impacts environnementaux des grands projets et programmes et sur les mesures de gestion visant à éviter, atténuer ou compenser ces impacts. L’autorité environnementale devrait donc rendre son avis vers le mois de février 2014. Une fois le dossier d’étude d’impact finalisé, l’enquête d’utilité publique démarrera. La déclaration d’utilité publique des LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax devrait intervenir en 2015. Les travaux pourraient démarrer en 2018 pour une mise en service en 2024. «La décision ministérielle est une très bonne nouvelle» a indiqué, hier, Christian Dubost, le directeur régional de RFF.

réaction : Malvy : «Tout est en place»

Dans un communiqué commun, publié hier, Martin Martin et Alain Rousset ont exprimé leur satisfaction après les arbitrages du ministre.

Selon eux, c’est «un véritable avenir ferroviaire qui est ainsi offert au grand Sud-Ouest de la France. «C’est aussi un maillon essentiel qui reliera le réseau européen au réseau ibérique. Un trait d’union indispensable qui fera l’objet d’un soutien financier conséquent de l’Union européenne» ajoutent-ils.

Pour Martin Malvy et Alain Rousset, il est «impératif désormais que l’ensemble des collectivités et des services de l’État travaillent ensemble pour garantir l’avancée de ce projet dans les prochains mois. Ils appellent l’ensemble des collectivités concernées pour qu’elles reprennent le versement de leur part de financement dans le projet de ligne à grande vitesse en cours de construction entre Tours et Bordeaux.

«Tout est désormais en place, a déclaré Martin Malvy, en rappelant son soutien au projet de GPSO dans son intégralité, c’est-à-dire sa prolongation au sud de Bordeaux vers l’Espagne. Le lancement du chantier en 2018 se situera à quelques mois près dans le créneau convenu, compte tenu des procédures préparatoires et notamment de l’enquête publique, a-t-il encore précisé, en ajoutant qu’il n’oubliait pas - même si c’est après 2030 - le tronçon Toulouse-Narbonne qui inscrira définitivement le Sud-Ouest dans le réseau européen de la grande vitesse». Les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées réitèrent ainsi leur soutien sans faille pour un investissement d’avenir, qui «soutiendra l’économie et l’emploi des deux régions en période de crise». S.B.

Tag(s) : #toulouse, #train, #Malvy, #Rousset, #rénovation voie ferrée

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