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Cette fois, c'est La Dépêche du Midi qui donne en premier la parole au préfet de région d'Aquitaine. Cet article est très important car il donne quelques précisions quant aux conditions de l'enquête d'utilité publique. Très frappant de constater que la conclusion c'est pour Bordeaux-Tours avec cette allusion : " Mais plusieurs collectivités ont indiqué qu’elles allaient reprendre leurs règlements, notamment en Midi-Pyrénées". Ah bon ! Et lesquelles ? Peut-être le Tarn-et-Garonne qui annonce qu'il va payer depuis tant de mois ! Autre anomalie : une enquête de 4 à 8 semaines ! Pour dire 6 semaines sans doute ! C'est l'enquête la plus courte jamais vu pour un projet aussi colossal ! Des milliers de pages à lire pour réagit dans des délais incroyables ! ET le bouquet, ce sont les obstacles financiers à surmonter sans personne sache comment mais peu importe lançons l'enquête d'utilité publique pour ancrer dans les esprits que la LGV va se faire ! Question à suivre. JP Damaggio

LGV Bordeaux-Toulouse : l'enquête publique lancée en juin 2014

Les enquêtes publiques pour les LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax seront lancées dès le mois de juin prochain, et les déclarations d’utilité publique en 2015. Le préfet coordonnateur du Grand Projet du Sud-Ouest, Michel Delpuech, l’a confirmé hier à Bordeaux.

«Nous avons établi la feuille de route pour que le calendrier soit respecté après les décisions annoncées par le ministre des Transports le 23 octobre dernier : réalisation de Bordeaux-Toulouse en 2024, Bordeaux-Dax en 2027, et Dax-Espagne d’ici 2032» a-t-il indiqué.

Les trois enquêtes d’utilité publique seront donc lancées courant juin 2014 pour une durée de 4 à 8 semaines. Selon Réseau ferré de France, «elles concerneront au total 113 communes, dont cinq à la sortie nord de Toulouse : Toulouse, Fenouillet, Lespinasse, Saint-Jory et Castelnau-d’Estrètefonds. Ces deux dernières auront d’ailleurs le privilège de répondre à deux enquêtes différentes : l’une pour l’aménagement des voies existantes pour la sortie de Toulouse, et l’autre pour la voie nouvelle».

Les commissaires enquêteurs disposeront ensuite d’un délai d’un mois pour remettre leurs conclusions, avant que les préfets ne signent, dans un délai d’un an, les déclarations d’utilité publiques pour la sortie de Toulouse et celle de Bordeaux, soit à la fin de l’été 2015.

Le Conseil d’État aura 18 mois maximum pour signer un décret pour la DUP concernant l’ensemble des voies nouvelles. Ce qui nous amène au plus tard au printemps 2016.

«Ces procédures doivent être menées avec rigueur pour ne pas prendre de retard. Les oppositions existent, il pourra y avoir des recours» affirme le préfet.

Le corridor Atlantique

Le chantier proprement dit ne débutera qu’après de nombreuses étapes préparatoires : procédures de loi sur l’eau, archéologie préventive, enquêtes parcellaires, prise en compte des espèces protégées.

Les acquisitions foncières mettent en jeu 4 800 hectares et 400 bâtis sur 5 départements !

Il faut aussi surmonter les obstacles financiers. La suspension de l’écotaxe qui devait abonder l’Agence de Financement des Infrastructures de Transport de France (AFITF) n’est évidemment pas neutre.

Sur la partie Bordeaux Tours, le préfet se veut cependant optimiste. «Sur les 1,3 milliards d’euros attendus des collectivités, il y a actuellement des freins sur 300 millions. Mais plusieurs collectivités ont indiqué qu’elles allaient reprendre leurs règlements, notamment en Midi-Pyrénées» souligne le haut fonctionnaire, indiquant que l’Europe devrait participer au financement des portions Bordeaux-Dax et Dax-Espagne, qui font partie d’un des neuf futurs corridors prioritaires de transport européen, le «corridor atlantique».

La Dépêche du Midi

Tag(s) : #enquête d'utilité publique, #LGV, #bordeaux, #toulouse, #train

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