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Nérac. La liste «Contre l'austérité…» débat sur la LGV

Jeudi soir, animée par Bernard Faucon-Lambert et Patrick Vacari, la liste «Contre l’austérité, pour une commune solidaire» accueillait le public au centre Samazeuilh, à Nérac. En préambule, Pierre Robin rappelait quelle analyse de la situation le groupe faisait : «Notre liste «Contre l’austérité, pour une commune solidaire» répond à la demande et à la volonté de Néracais de refuser les politiques de rigueur et d’austérité menées par ce gouvernement comme par le précédent ; il y a d’autres solutions. Les municipales sont bien évidemment des élections locales, imaginer qu’il serait possible d’engager un développement local et de régler les questions municipales indépendamment des décisions budgétaires et politiques, nationales et européennes, relève d’une supercherie dont les conséquences pèsent déjà, et pèseront encore plus demain, sur la vie des citoyens». Le ton était donné et le projet de la LGV y tient une bonne place.

Un coût du simple au double en quelques années

En quelques chiffres, Patrick Vacari ayant bien étudié le sujet avec Raymond Girardi, démontrait l’objet de l’inquiétude : «En 2005, date de la première étude, le coût de cette ligne Bordeaux-Toulouse était estimé à 3 milliards d’euros, la part du conseil général à 57 millions. En 2012, l’estimation passe respectivement à 7,1 milliards et 110 millions alors que les travaux n’ont pas commencé ; 80 millions ont dû être versés pour la validation du tracé (travaux de Layrac et Moissac), il y a de quoi être inquiets», assure-t-il.

«Il ne s'agit pas seulement d'un train, mais d'un choix de société»

«L’argent englouti dans cette réalisation asséchera pour longtemps, c’est certain, le budget du département au détriment d’équipements des collectivités, du transport local, des associations et du social. L’aménagement des lignes existantes ne demanderait pas plus de 2 milliards d’euros et serait autrement plus utile aux habitants et industriels locaux. De plus depuis le 17 octobre, cette LGV n’est plus dans les priorités européennes, donc pas subventionnée», assurait B.Faucon-Lambert. Ainsi, une LGV peut cacher d’autres aspects du quotidien au moins aussi importants ; à suivre donc.

La Dépêche du Midi

Tag(s) : #élections

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