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Pour ceux, en particulier à gauche, qui oublient que la SNCF n'existe plus mais que ce qui existe c'est le Groupe SNCF, à savoir une entreprise privée versant ses dividendes ou pas (et où le ferroviaire a tendance à devenir minoritaire), l'heure du bilan annuel est tout un programme. Ce qu'en disent les Echos, ce qu'on peut lire sur le site du Groupe ce n'est qu'une part de la vérité car s'il faut être clair économiquement, il faut aussi, concurrence industrielle oblige être flou, si bien que le Groupe ne donne pas de détails sur la fréquentation détaillée de ses trains. Le Toulouse-Barcelone se révèle être un fiasco et même s'il faut un peu de temps pour créer des habitudes le marché ne peut pas être à hauteur des espérances. Globalement les voyageurs regardent d'abord le budget et le budget pour le moment, c'est la voiture qui gagne, même si elle met plus de temps. Toute la politique de la SNCF est à revoir mais prise au piège de ce qu'elle croyait être un privilège, elle ne sait s'il faut faire plaisir aux grandeurs politiques (en tant que service dépendant de l'Etat), ou au marché (en tant qu'entreprise privée). JPD

Nous en profitons pour offrir le lien sur une émission d'Arte sur les PPP.

C’est ce qui s’appelle passer ses comptes à la paille de fer ! Le groupe SNCF, qui vient de publier ses résultats annuels pour 2013, affiche un résultat net part du groupe en perte de 180 millions d’euros, contre un bénéfice de 376 millions en 2012. La raison de cette spectaculaire dégradation tient au fait que la compagnie publique « a dû constater dans ses comptes une perte de valeur de 1,4 milliard d’euros sur le matériel roulant », annonce-t-elle dans son communiqué. En clair, la SNCF a dû prendre en compte la forte baisse de profitabilité de l’activité grande vitesse en France comme en Europe (hors Eurostar).

Si ce n’est pas nouveau, puisque la tendance est là depuis 2008, cela « s’est aggravé en 2013 ». Comme en témoigne l’évolution de la marge opérationnelle de la branche SNCF Voyages, passée de 958 millions en 2011 à 876 millions en 2012 et 782 millions l’an dernier. Du coup, l’entreprise ferroviaire a revu à la baisse ses espérances quant à la capacité de l’activité TGV à générer des flux de trésorerie futurs justifiant sa valeur comptable et permettant le financement du renouvellement de son parc. Au final, cela se traduit donc par une perte de valeur de 1,4 milliard d’euros sur le matériel roulant. Et si, au total, la perte nette pour le groupe n’est que de 180 millions c’est lié d’une part à une écriture comptable, la reprise au premier semestre de la dépréciation des actifs de la branche SNCF Infra pour 546 millions et d’autre part, souligne l’entreprise, « à la robustesse du résultat net récurrent à 582 millions d’euros ».

350 millions d’économies

Motif de satisfaction pour la SNCF, malgré un chiffre d’affaires en faible hausse de 0,5 %, à 32,23 milliards d’euros, sa marge opérationnelle a gagné 0,2 point, à 8,7 %, du fait de la maîtrise des charges mais aussi, il est vrai, de l’impact favorable du Crédit impôt compétitivité emploi (CICE). Pour 2014, la SNCF table sur une croissance de son chiffre d’affaires supérieure à 2 %, avec un objectif de cash flow libre positif et un niveau de dette contenu. Des objectifs qui ne seront tenus que grâce à la « poursuite sans relâche des plans de performance de l’entreprise, soit 350 millions d’euros d’économies dont près des deux tiers sur les frais de structure », insiste le groupe dans son communiqué.

Le Groupe SNCF
Tag(s) : #train

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