Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Malvy veut en même temps pousser la SNCF à s'endetter avec le projet de LGV et refuse de payer (dit-il) ce qu'il doit à la SNCF pour les TERs. Comment, juridiquement, peut-on suspendre un paiement inscrit dans une convention ?

Si, bien sûr, nous partageons le constat - le service TER n'est pas à la hauteur des besoins - nous refusons l'argumentation. Si en effet la SNCF a besoin d'être rappelée à l'ordre, je pense qu'il faudra s'y prendre autrement. A suivre. J-P D

La Dépêche 11 février

Transports régionaux : Martin Malvy suspend les paiements à la SNCF

Martin Malvy a écrit, hier, au directeur régional de la SNCF, Bruno de Monvallier, pour l’informer de la suspension de tout paiement de la part de la Région.

Le président de Midi-Pyrénées justifie cette décision exceptionnelle par la dégradation du service observée, particulièrement sur le quart nord-est du réseau régional (*) où «retards et suppressions de trains sont devenus chroniques».

La livraison des travaux du Plan rail sur le quart nord-est, d’un montant de 515 millions d’euros dont 291 financés par la Région, avait permis la reprise de l’exploitation du réseau à partir du 15 décembre dernier. Pour le président Malvy, «l’exaspération exprimée par les usagers est à la mesure des désagréments qu’ils ont subis et acceptés lors des périodes de fermeture de lignes - trois années pour l’exécution des travaux - et leur déception, à la hauteur de leurs espérances d’une amélioration significative de leurs déplacements quotidiens à laquelle la SNCF s’était engagée» et qui a justifié «les efforts financiers sans précédents» de la Région pour la rénovation et le développement des infrastructures ferroviaires, écrit-il.

«Cette situation est inacceptable. Je suspends donc à partir d’aujourd’hui tout paiement de la Région à la SNCF dans l’attente d’un retour à une situation normale», ajoute le président de la Région dans son courrier.

Ce n’est pas la première fois que Martin Malvy exprime sa colère face à l’altération du service ferroviaire régional, qui coûte, chaque jour, 400 000 euros à la collectivité territoriale.

À plusieurs reprises, il avait exprimé son exaspération invitant la SNCF, qui doit gérer un réseau dense et complexe, à faire des efforts pour améliorer la situation…

Au-delà, les tensions entre les régions françaises, qui financent les TER, et la SNCF, ne sont pas nouvelles. L’an dernier, l’association des régions de France, agacée notamment par les hausses du coût du service rendu par l’opérateur historique, avait même menacé de geler les contributions financières à la SNCF en 2014.

Martin Malvy lui est passé à l’acte. Et attend les explications de la SNCF, que nous n’avons pas réussi à joindre hier soir.

(*) Lignes Toulouse-Castres, Toulouse-Albi-Rodez ou Capdenac, via Saint-Sulpice.

S.B

P.S. Sur la photo l'arrêt Saint Dulpice

Malvy contre la SNCF
Tag(s) : #Malvy, #médias, #train, #toulouse

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :