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Photos à l’appui La Feuille poursuit en Lot et Garonne, son information sur les dangers de la LGV. Nous nous permettons de reprendre cet article de renvoyer les lecteurs vers ce bi-mensuel satirique qui n’est pas sur internet mais on peut s’abonner. lafeuille@free.fr

LGV ce qui nous attend !

Un de nos lecteurs, qui a vu les dégâts chez lui en Charente, veut alerter les futurs riverains de la LGV sur les conséquences irréversibles de ces énormes chantiers qui endettent les collectivités locales pour de nombreuses années en bousillant tout ce qui faisait le bonheur de la vie locale avant !

Souvenez-vous, pour notre ancien président du conseil général, sénateur, ancien ministre, la panacée en matière d'économie pour notre région c'était de mettre de toute urgence la R21 à quatre voies. Maintenant l'idée directrice, incontestable pour ses retombées économiques c'est la LGV, l'idée fixe aussi bien de notre président de région que du maire d'Agen ancien député.

« Je viens de réaliser que la synthèse et la concrétisation de ces bonnes idées se faisaient en d'autres lieux. On peut en voir les véritables conséquences.

Originaire d'une petite commune de Charente, Roullet, à 12 km au sud d'Angoulême où je retourne de temps en temps j'ai vu et j'ai compris.

1 ) La nationale 10, ancienne voie des diligences qui menait de Bordeaux à Paris est maintenant à quatre voies, elle passe à Roullet. Essayez de suivre cette route par temps de pluie, vous aurez l'impression de revivre «le salaire de la peur». C'est un flux continu de «vehiculo longo» espagnols, portugais qui y transitent à l'aise, répandant, entre autre, dans toute l'Europe la production chinoise. Quel bénéfice pour l'économie charentaise ? Rien de rien. On délocalise comme ailleurs, exemple avec les moteurs Leroy-Somer. C'était bien l'ancienne nationale, elle servait de liens entre localités voisines, les autobus y avaient leurs points d'arrêt, elle avait une utilité locale ; maintenant c'est fini. Une auto est obligatoire pour la moindre course quand il s'agit de franchir cette barrière par un pont ou un tunnel. Impossible d'aller à pied à l'école pour les enfants habitant du mauvais côté. Ceux qui n'ont pas connu la situation d'avant ne savent pas ce qu'ils ont perdu.

2 ) Et pour finir la LGV ; c'est à Roullet qu'elle coupera la RN 10 avec en plus le relais pour la navette qui viendra d'Angoulême. C'est un chantier incroyable depuis deux ans. J'ai cru comprendre que la construction en béton, énorme parallélépipède allongé troué aux deux bouts, posé en haut d'une colline artificielle servira de gare relais, endroit rendu inaccessible aux véhicules et aux piétons. Je fais le parallèle avec Agen et une future gare rive gauche ; pour aller à Bordeaux ou à Toulouse il y aura deux solutions ou prendre un TER qui suivra l'ancienne ligne ou prendre une navette pour atteindre le TGV, ce qui multiplie les temps d'attente; le bénéfice pour l'usager sera nul voire négatif.

Bien sûr pour les lieux concernés il sera aussi difficile de franchir la LGV que la RN 10, et c'est bien pire quand on a la conjugaison des deux en un même point. Quant au coût j'imagine que c'est dément. A Roullet ça bétonne à tout va, ligne LGV, ligne de la navette, points de passage par-dessus par-dessous, chemins d'accès pour les engins de BTP, on creuse de grands trous ou on monte des collines de cailloux. Le paysage est dénaturé. Mais comme dit notre «cher» président à Bordeaux on crée des emplois, j'ai vu un restaurateur de Roullet monter un self-service, il y a affluence le midi ; trois ou quatre ans de bonheur pour lui.

J'espère que pour nous en Lot-et- Garonne on nous dispensera de LGV, même avec le TGV actuel on a perdu certaines commodités. D'Agen on pouvait arriver gare d'Austerlitz à 7 heures du matin par le train de nuit en wagon-couchettes; de Bordeaux c'était un plaisir d'emprunter ces trains de rêve avec une restauration à bord qui se tenait.

Les élections qui se profilent ne peuvent apporter de changement. On voit les élus des deux bords avoir les mêmes sourires gourmands quand, pour la photo, les ciseaux à la main ils coupent les rubans tricolores parachevant « leurs réalisations».

Le seul espoir est que la dette publique, étant ce qu'elle est, les empêche de persévérer dans leurs rêves néfastes. J.-P.P.

Dégâts sur Bordeaux Tours
Tag(s) : #médias, #bordeaux, #LGV
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