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Le site toujours bien fourni du limousin-en-tgv rend compte du colloque toulousain que nous avons évoqué. Ce compte-rendu partiel ne tient pas compte du débat sur le tout LGV dont les organisateurs institutionnels sont des fanas. Il a cependant le mérite d'exister mais est trop tir" dans le rapport que cela entraîne pour la ligne POLT au moment où Jena Claude Sandrier craint que le comité de pilotage promis à son association ne se change en simple comité de concertation.

En Toulouse et Limoges il semble que les malentendus vont persister. JP Damaggio

POLT et Infrastructures : RFF et les régions tirent le signal d'alarme

Le 9 juillet 2014, l'Association des régions de France et la région Midi-Pyrénées, ont organisé, en partenariat avec le magazine Transport public et MobiliCités, un débat sur le transport ferroviaire et la dynamique territoriale

Alors que les régions ont massivement investi pour le TER , elles n'ont plus de possibilités financières. Une situation qui menace à court terme la filière industrielle ferroviaire puisque les perspectives de commandes publiques sont remises en question, faute de nouvelles sources de financement. C'est également le cas pour les projets d'infrastructures.

En conséquence le pessimisme était de mise à Toulouse car elles ne sont plus en mesure de poursuivre sur leur lancée, en particulier, pour développer l'offre et renouveler le matériel roulant afin de répondre aux besoins de déplacement.

Elles ont exprimé leur inquiétude sur une meilleure articulation entre les services régionaux et nationaux, ainsi que sur le devenir des trains d'équilibre du territoire, maillon important entre le TER et le TGV.

"Dans le bilan des cinq ans de convention des TET, le nombre de services a baissé de 10% tandis que le déficit a augmenté", a souligné Jean Lenoir, vice-président de la Fédération nationale des associations d'usagers du transport (Fnaut).

Philippe Duron , président de l'AFIFT a déploré les choix passés qui ont obéré les capacités financières de l'Etat ainsi que les choix actuels avec la suppression de l'écotaxe qui remet en question un certain nombre de projets notamment pour la rénovation du réseau existant.

"Pour engager 30 milliards d'euros de travaux d'ici 2030, il aurait fallu donner 2,5 milliards d'euros à l'AFITF. Mais, tout cela reposait sur l'écotaxe qui aurait généré 1,2 milliard d'euros par an, dont 760 millions pour l'AFITF", a rappelé Philippe Duron. Or, l'instauration du péage de transit poids lourds, décidé par le gouvernement, rapportera "seulement" entre 550 et 560 millions d'euros. "Après déduction du loyer versé à Ecomouv, il restera environ 200 millions. Ce faible revenu ne sera pas à la hauteur des besoins".

Parmi les pistes explorées pour trouver des recettes complémentaires, figure la mise à contribution des sociétés d'autoroute. "Cela va être difficile d'agir en ce sens, car elles sont déjà taxées. Si nous augmentons cette ponction, cela remettra en cause l'économie des contrats entre l'Etat et les sociétés concessionnaires", a poursuivi Philippe Duron. Autre solution envisagée : accroître de quelques centimes le prix du diesel. "Cela aurait le double intérêt de rapprocher le prix du gazole de celui de l'essence et de donner un signal fort pour réduire le nombre de véhicules diesel". Cette solution génèrerait des recettes qualifiée de "conséquentes" par le président de l'AFITF, "même si elles ne permettront pas de financer l'ensemble des projets". Selon la Fnaut, 1 centime de TIPP sur le gazole rapporterait 400 millions d'euros.

Dans ce contexte les financements pour la rénovation du POLT risquent fortement d'être compromis et les promesses non tenues....

accident de train suite

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Tag(s) : #médias, #train, #toulouse, #tarbes

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