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Une association comme toute association est sans parti pris politique, chaque membre peut pencher pour le Front de Gauche, l'UMP, le Centre, le FN, l'alliance PS-PRG, le NPA ou EELV. Elle n'a à soutenir personne à une élection mais en retour ses membres sont libres de se présenter comme ils l'entendent et où ils l'entendent (en appui ou en contradiction avec l'action associative). C'est vrai pour des municipales, cantonales, législatives ou… sénatoriales.

C'est d'autant plus vrai quand aucun parti ne reprend en compte la revendication. Je salue donc cette fois pour les sénatoriales du Tarn et Garonne la présence d'une candidature EELV, Annie Bonnefond ayant au Conseil régional prouvé son appui clair et net à la revendication en faveur des lignes existantes. Inversement la candidate soutenu par le PCF a maintes fois rappelé sont soutien à la LGV.

Comme il y a deux candidatures une candidature anti-LGV est possible à côté de celle d'EELV surtout à quelques jours de l'Enquête d'Utilité Publique et dans le département de Jean-Michel Baylet si favorable au projet de ligne à grande vitesse.

Je l'indique donc aux Renseignements généraux qui, pour leur travail, sont friands de ce blog : oui, je défends en cohérence avec la candidature aux législatives un tel projet politique. Aux municipales dans ma commune, les listes en place ayant pris une position anti-LGV je me suis contenté d'être électeur.

Je le défends d'autant plus que je ne pourrai pas être candidat pour cause de voyage en Espagne avec des amis qui n'avaient pas d'autre date disponible.

A mes yeux il existe deux conceptions du politique : celle qui va du général au particulier et celle qui va du particulier au général.

Dans le premier cas, au nom de la vocation globale de la politique, les candidats proposent en des phrases creuses (soit parce qu'ils n'assumeront pas les responsabilités soit parce qu'ils les assumeront) des programmes qui font fuir de plus en plus les citoyens.

Dans le deuxième cas, et face au vide précédent, deux partis politiques sont nés au cours des années 1980, un sur le terrain de l'écologie et l'autre sur le terrain du nationalisme. Je ne prétends pas qu'il s'agisse là d'une réussite mais d'une preuve que des citoyens pensent qu'il existe des fils à tirer pour que vienne ensuite la pelote. Quand en Tarn et Garonne nous sommes à quelques jours de l'Enquête d'Utilité Publique la plus pharaonique de son histoire, quand nous savons que les sénateurs jouent sur ce point un rôle important, je continue donc de penser que ce combat dans la cour des élections est le bon, c'est plus qu'un fil (un cable) qui permet de défendre une vision de toute la politique. Bien sûr toute association anti-LGV n'a pas à trancher entre les deux conceptions, car ce n'est pas de leur ressort. Ni sur les candidats ou pas. Elle peut bien sûr en discuter. Bref, à quelques jours de la date limite de dépôt des candidatures il reste un-e candidat-e à trouver (je peux faire le suppléant) : les finances sont minimes, il n'y a pas de réunion publique mais seulement une présence dans deux ou trois radios locales. Sur les 700 grands électeurs nous savons par avance que la très grande majorité appuie des deux mains le projet de LGV mais il est bon de pouvoir offrir à quelques-uns le droit de voter EELV ou pour un candidat favorable au projet de rénovation des lignes existantes. Ensuite il y a un second tour (éventuellement) et là à chacun de voter pour ceux qui restent en course (aux sénatoriales le vote est obligatoire).

Jean-Paul Damaggio

LGV et sénatoriales
Tag(s) : #élections, #enquête d'utilité publique

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