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La Dépêche nous informe : demain la presse publie sa page sur l'EUP. Et de l'article je retiens le clou enfoncé sur la question du financement qui comme pour Limoges-Poitiers doit se régler entre l'EUP et la DUP ! Rappelons qu'après 14 mois de quête et avec l'appui d'un bureau d'avocats, la question n'est pas réglée à Limoges !

Donc un rappel des opérations en cours qui dit bien les choses :

a) Strasbourg c'était l'ancien système car le public financé, b) c'est Eiffage, c) le journaliste ne le dit pas c'est Bouygues et d) le géant c'est Vinci. Toute le monde est servi !

Donc Bordeaux-Toulouse ?

Retour vers le PPP or le journaliste a le bon goût de rappeler qu'il y a un rapport très critique du sénat où ne siègent pourtant pas les révolutionnaires. Si vous avez le temps lisez : PPP bombes à retardement.

Vous comprendrez mieux ma colère pour ne pas dire plus !

Et cette conclusion indigne d'un journaliste : " les collectivités devront forcément verser au pot elles aussi". Mais vous n'auriez pas une estimation ? Des chiffres ne circulent donc pas dans les hautes sphères ? N'ya-t-il pas eu une première estimation en 2009 ? Et toutes les collectivités de Midi-Pyrénées sauf 6 ont refusé de payer Bordeaux-Tours, alors que peut-il se passer ?

 

L'article de La Dépêche

Après la DUP, la question du financement : toutes les pistes possibles

Pour l'heure, se poursuivent actuellement en France quatre chantiers de ligne à grande vitesse (LGV), dont trois obéissent à des contrats différents passés entre les différents acteurs, publics ou privés.

Pour la LGV Est qui, en mars 2016, reliera Paris à Strasbourg sur 406 km, le financement des travaux associe les collectivités territoriales à l'État et Réseau Ferré de France. Le parfait exemple d'un projet où la maîtrise d'ouvrage est entièrement publique.

Pour la LGV Bretagne-Pays de Loire (BPL), a été mis en place un contrat de partenariat public-privé (PPP) d'une durée de 25 ans, signé en 2011 entre RFF et Eiffage Rail Express (ERE), filiale d'Eiffage créée à cette occasion. Ce projet qui s'inscrit dans le prolongement de la LGV existante, met Rennes à moins d'1 h 30 de Paris. Mise en service en 2017, comme Tours-Bordeaux.

Les contournements de Nîmes et Montpellier obéissent également à un PPP.

Pour la LGV Tours-Bordeaux (Lisea), c'est encore autre chose. Il s'agit de la première construction d'une ligne à grande vitesse sur le modèle concessionnaire en France. En 2007, c'est le groupe Vinci qui a été choisi dans le cadre d'un appel public à candidatures. Vinci finance à hauteur de 3,8 milliards, pour un chantier de 7,8 milliards dont 3 milliards pour les collectivités locales, et 1 milliard couvert par RFF. La concession couvre une durée de cinquante ans. Le concessionnaire Lisea porte le risque trafic et sera rémunéré par les péages liés au trafic. RFF estime que 4 millions de voyageurs supplémentaires circuleront sur cette ligne chaque année.

Quel choix pour Bordeaux-Toulouse et Bordeaux Dax ?

Dix-huit mois vont s'écouler entre la fin des enquêtes publiques et la déclaration d'utilité publique prononcée par le Conseil d'État. Un laps de temps mis à profit pour étudier les modalités de financement. Alors, maîtrise d'ouvrage entièrement publique, PPP ou concession ? On a eu un début de réponse le 1er septembre lors de l'inauguration du viaduc de Dordogne sur lequel passera la future LGV SEA Tours-Bordeaux. Présent à cette ocacsion, le Premier ministre Manuel Valls a précisé sa volonté de relancer les PPP, notamment dans les contrats de plan Etat-Région. «L'Etat est pleinement engagé auprès des collectivités locales et des opérateurs pour développer le réseau ferroviaire français, dont la ligne SEA sera un maillon essentiel», avait-il indiqué alors qu'étaient à ses côtés le président de Vinci, Xavier Huillard, Guillaume Pépy pour la SNCF, et Jacques Rapoport pour RFF. Le partenariat public privé a donc un ardent défenseur à Matignon, même si, en juillet dernier, un rapport du Sénat avait dénoncé le coût de ces partenariats pour les collectivités territoriales. Mais, quel que soit le mode de financement arrêté, les collectivités devront forcément verser au pot elles aussi. Jean-Marie Decorse

 EUP, le train est en marche
Tag(s) : #LGV, #enquête d'utilité publique

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