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Cet article du Moniteur, journal dont le sérieux est bien connu, permet quelques observations utiles :

Pour Tours-Bordeaux, entre l'EUP et la fin du chantier : 13 ans.

Pour Bordeaux-Toulouse : 10 ans d'après les prévisions.

Qui peut croire à un tel gain de temps ?

Nous pensions à une dossier de 10 000 pages : il en fera donc 12 000 !

Financement : un total de presque 10 milliards quand les derniers documents de RFF parlaient plutôt de 8,5 !

Et ce montant n'englobe pas tout : pour la gare de Bressols RFF avait signalé qu'ils prennent en compte la gare stricto sensu, soit 10 hectares, quand elle est chiffrée à 100 hectares !

Une sortie d'autoroute est prévue à Montech (une bonne chose) mais financée bien sûr hors LGV. Et le problème est simple : les collectivités territoriales vont financer la LGV qui n'est pas de leur compétence et ensuite elles devront payer pour les routes qui sont, elles, de leur compétence !

Et pourquoi un coût valeur août 20123 quand on est en août 2014 pour un chantier prévu bien plus tard ?

Quant à ceux qui ont refusé de payer pour Tours Bordeaux si la région Poitou-Charentes s'est distingué il est bon de rappeler une fois de plus qu'en Midi Pyrénées sur 27 collectivités sollicitées seulement 6 ont acceptée de payer !

Et que le mode de financement ne soit pas dans l'EUP, ça reste un scandale sans nom !

Jean-Paul Damaggio

Lancement des enquêtes publiques pour la LGV Bordeaux-Toulouse et vers l’Espagne

Bertrand Escolin (Bureau Sud-Ouest du Moniteur) - LE MONITEUR.FR - Publié le 01/10/14 à 14h56

Du 14 octobre au 8 décembre prochain, vont s’ouvrir les enquêtes publiques pour la première phase du programme de lignes nouvelles de GPSO, grand projet ferroviaire du sud-ouest.

C’est Michel Delpuech, préfet de la région Aquitaine qui coordonne les enquêtes publiques des nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse, qui vont prolonger la ligne Tours-Bordeaux (300 km), qui sera achevée en 2017. La première phase de ce projet, qui a été actée par les pouvoirs publics à l’été 2013, concerne 327 km pour deux tronçons allant de Bordeaux-sud à Toulouse d’une part et de Bordeaux-sud à Dax d’autre part. Le projet se décompose en une partie commune aux deux tronçons, 55 km au sud de la Gironde, puis 105 km vers Dax (Landes) et 167 km vers Toulouse.

En parallèle à ces lignes nouvelles, les raccordements à la ligne existante, au sud de Bordeaux (12 km) et au nord de Toulouse (19 km) font également l’objet d’une ouverture d’enquêtes publiques durant la même période. Daniel Maguerez préside la commission d’enquête publique des lignes nouvelles et Jean-Paul Béti, celle des aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux.

Calendrier serré

Après la décision ministérielle du 23 octobre [ils ont voulu écrire le 23 septembre] 2013, et la constitution des lourds dossiers soumis à enquêtes publiques (58 kg, 12000 pages), on commence à y voir plus clair sur ce projet colossal qui sera présenté dans 115 lieux de consultations et un site internet, ainsi que dans deux réunions publiques.

Le calendrier est le suivant : la première phase vise une mise en service de Bordeaux-Toulouse en 2024 et de Bordeaux-Dax en 2027. La seconde phase, ligne nouvelle entre Dax et la frontière espagnole, vise une mise en service en 2032.

A cet horizon lointain, répond un calendrier serré : les enquêtes publiques de la phase actuellement en chantier (Tours-Bordeaux) ont débuté en 2005. Le chantier sera livré 12 ans plus tard, en 2017.

Pour le nouveau projet le plus avancé, Bordeaux-Toulouse, l’Etat aura 18 mois pour rendre une déclaration d’utilité publique (DUP) à l’issue de l’enquête publique qui va être lancée au mieux, à mi 2016.

Le coût de l’opération globale (1è phase) est estimé à 9, 486 milliards d’euros, valeur août 2013, dont 8,3 milliards pour les lignes nouvelles, 613 millions d’euros pour la ligne sud Bordeaux et 566 millions pour l’aménagement de la ligne nord Toulouse. Pour ces deux dernières, ce sont les préfets de départements (Gironde et Haute Garonne) qui décideront de la DUP. Pour les lignes nouvelles la décision appartient, après avis de la commission d’enquête, puis du Conseil d’Etat, au gouvernement.

Le mode de financement, soit classique avec le successeur de RFF comme maître d’ouvrage, soit en concession au privé, comme c’est le cas de la ligne Tours-Bordeaux, sera choisi autour de la DUP, mi 2016.

Mais, dès cette phase d’instruction en 2015, une mission de préfiguration du financement de ces lignes nouvelles va être constituée et examinera auprès du maître d’ouvrage, des collectivités locales et autres intervenants, les différentes possibilités. Une phase particulièrement sensible, puisque l’on sait que la région Midi-Pyrénées a accepté de contribuer largement à la ligne Tours- Bordeaux, en contrepartie de l’avancement rapide de la ligne Bordeaux -Toulouse, la région Poitou Charentes, quant à elle, avait refusé une participation de 100 millions d’euros au projet. De nouvelles solutions de financement seront forcément envisagées dans ce contexte budgétaire très contraint, où les collectivités locales, déjà fortement sollicitées, n’auront plus guère de marges de manœuvre.

Tag(s) : #enquête d'utilité publique

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