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Dans un article précédent nous avons déjà évoqué l'annonce d'un rapport de la Cour des Compte qui une fois de plus dénonce le Tout LGV. ICI

Que La Dépêche reprenne l'information avant même la sortie du rapport jeudi est à noter d'où le fait que nous reprenons l'article.

Que le journaliste soit allé demander son avis à un lobby (tout le monde reconnaît EuroSud Transport) est une chose mais pourquoi ne pas demander aussi aux associations ? Surtout que le commentaire du lobby frise l'indécence !

Jean-Paul Damaggio

 

Article de La Dépêche

Jeudi, la Cour des comptes livrera ses conclusions dans un rapport très attendu sur les dérives de gestion du TGV. Le modèle français à grande vitesse est-il à revoir ?

C'est un rapport aussi attendu que redouté, qui risque de susciter d'âpres commentaires, tant du côté des élus locaux que des associations de défense. Ce jeudi, la Cour des Comptes publiera ses conclusions sur la grande vitesse ferroviaire et sur les dérives de gestion d'un réseau TGV décidément très endetté.

Pour les sages de la rue Cambon, le TGV, longtemps porte-drapeau de la technologie française, est tout simplement en train de s'essouffler. Sa faible rentabilité, malgré toutes les prévisions, alourdit le passif de notre système ferroviaire national, obligeant l'État à subventionner le fonctionnement de ces lignes.

Au grand dam des intéressés, les principales conclusions de la Cour ont été publiées sur le journal en ligne Contexte.com spécialisé dans les politiques publiques. Il en ressort que les juges dressent «un bilan intraitable de la grande vitesse, victime de décisions politiques irrationnelles et d'estimations de rentabilité faussées.» Ainsi, six lignes à grande vitesse pointées du doigt n'atteignent pas les prévisions de fréquentation. Même la LGV Méditerranée ne dépasserait pas un taux de rentabilité de 4,1 %, soit deux fois moins que prévu. Pour l'heure, la Cour des comptes oppose un parfait silence et ne se livre à aucun commentaire sur ces «fuites».

Du coup, ne manquera pas d'être posée la question de la rentabilité future des quatre lignes à grande vitesse actuellement en chantier en France, dont Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne. Tout comme la Cour reprocherait au système politique de reléguer au second plan la question du montage financier. Ainsi, la recherche de financements pour la LGV Tours-Bordeaux est intervenue quatre ans à peine avant le début des travaux. On pourrait prolonger la réflexion pour Bordeaux-Toulouse, dont on ignore encore sur quelle solution financière il s'appuiera finalement.

Simple rappel : en Suisse on ne démarre aucune étude approfondie de nouveau projet tant que le montage financier soit d'ores et déjà acté…

Toulouse : «On n'est pas concernés»

«On a la masse critique pour justifier le projet de LGV Bordeaux-Toulouse. Cette ligne aurait même dû voir le jour avant les autres», précisait hier une association de lobbying qui défend depuis le début le projet. Mais pas question d'en dire plus tant que la Cour des comptes n'a pas communiqué officiellement sur les conclusions de son rapport. Ici et là, on reconnaît toutefois que la Cour a raison d'insister : les élus de territoires peu peuplés ont trop souvent fait pression sur l'État pour avoir chez eux le très coûteux TGV. En oubliant, comme le rappelle la Cour, la véritable destination de la LGV a toujours été la desserte des grandes métropoles de France.» C'est bien sûr le cas de Bordeaux-Toulouse.

Jean-Marie Decorse

 Le Tout LGV sous les feux de la critique
Tag(s) : #médias, #LGV

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