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Voici l'article que Sud-Ouest a consacré au débat dans les Landes.

La conclusion est un peu dérangeante. Pourquoi faudrait-il que des élus reçoivent une invitation personnelle pour venir à une réunion officielle annoncée dans toutes les mairies de l'EUP ! Est-ce la première fois qu'ils lisent un arrêté d'EUP ? Je certifie qu'une réunion à Bressols rassemblera la foule des grands jours comme c'est déjà arrivé deux fois ! JPD

Jeudi soir, autour de la LGV entre Bordeaux et Dax, il y avait réunion publique au pôle culturel de Saint-Pierre-du-Mont. Publique mais quelque peu secrète puisque jamais la préfecture des Landes ou qui que ce soit d'autre n'a communiqué sur le sujet. C'était pourtant l'unique réunion publique consacrée à ce projet à 9,5 milliards d'euros. Pas une paille pourtant !

Dans l'amphithéâtre donc, un petit tiers peut-être des sièges était occupé, soit pas même 200 personnes. Au sein de cette faible affluence, les opposants étaient surreprésentés, qu'ils soient simples citoyens ou issus d'associations puissantes comme les Amis de la Terre et la Sepanso, ou de partis politiques, les Verts et le Parti communiste.

À l'arrivée, la seule élue qui a dit du bien du projet est la Modem Geneviève Darrieussecq, maire de Mont-de-Marsan et présidente de l'Agglomération. Pas loin d'elle au premier rang, il y avait pourtant le conseiller général socialiste Renaud Lahitète, qui par sa présence entendait montrer le soutien du Département des Landes mais qui ne s'est pas exprimé. La Région, également favorable à la ligne à grande vitesse, n'était pas représentée, hors le communiste Alain Baché qui s'est présenté comme conseiller municipal montois. Renaud Lagrave, un des vice-présidents landais du Conseil régional, s'en étouffait presque après coup. « Personne ne nous a invités officiellement. On va prendre langue avec le préfet pour comprendre comment ça a pu se produire », pestait-il.

Le jeu en vaut-il la chandelle ?

À RFF, on expliquait hier que c'était au commissaire enquêteur de communiquer sur la question et d'inviter qui de droit. Au-delà de cette polémique autour de l'organisation, il y a en fait peu de choses à retenir. Les opposants ont mis en avant leurs argumentaires et André Bayle a fait valoir le point de vue de RFF. C'était front contre front, analyse contre analyse, philosophie contre philosophie. Au milieu de ça, Daniel Maguerez, président d'une commission d'enquête (1) forte de 21 membres, a semblé un peu dépassé bien que tempérant.

André Bayle a mis en avant « les territoires qui se rapprochent », les « déplacements quotidiens facilités », « le développement du fret ferroviaire sur la façade atlantique », le bilan carbone…

Les opposants, Roland Legros (Amis de la Terre) et Georges Cingal (Sepanso) en tête, ont livré des éléments évidemment contradictoires qui tiennent en une métaphore : « Le jeu n'en vaut pas la chandelle. » Leur suggestion comme celle de plein d'autres : mieux vaut rénover le réseau des Trains express régionaux (TER). Ce sera moins cher et plus utile aux populations.

La réunion a duré trois bonnes heures et chacun est resté campé sur ses positions. Sans doute n'y a-t-il pas lieu d'en organiser d'autres. Sauf à inviter tout le monde.

(1) L'enquête publique a débuté le 14 octobre et s'achèvera le 8 décembre.

EUP : Article de Sud-Ouest
Tag(s) : #enquête d'utilité publique, #LGV, #médias
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