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Arès la demande de l'Autorité environnementale RFF a fini par présenter une étude alternative à la LGV par la rénovation de la ligne existante.

Ce document de juin 2014, mentionné à ce moment là par une employée de RFF à Pompignan, annonçant que cette rénovation ferait plus de destructions de maisons que la LGV, est un événement au plus mauvais sens du terme. On y trouve le tableau ci-dessous qui confirme en effet que dans le scénario 3 il y aurait plus de destructions qu'avec la LGV.

Dans le premier cas un shunt à Langon : 90 destructions.

Dans le deuxième cas un shunt en plus à Moissac : 70 destructions.

Et enfin dans le troisième cas un shunt à Port Sainte Marie : 200 destructions en plus !

Rien de tel qu'un ce tableau pour devenir un fana de la LGV !

Sauf qu'un certain bon sens ne peut que rendre ridicule cette "étude" !

Les shunts (je préfère dire les contournements) chers à RFF sont des massacres dans les villes. Celui proposé par Alternative LGV concernait deux villes, Moissac-Castelsarrasin et Port-Ste Marie en passant par des tracés plus sérieux et qui était précisés, tunnels compris !

Si le document, RFF est précis en ce qui concerne les vitesses, il ne dit rien sur le tracé des contournements !

RFF avait déjà répondu à l'étude Claraco en lui faisant dire ce qu'elle ne disait pas. Ce document de juin 2014 continue sur la lancée : la vitesse visée par l'alternative Claraco, ce n'était pas 220 km/h mais 200 k/h, en lien avec la consommation électrique que RFF traite comme si ce n'état pas son problème !

L'irresponsabilité de RFF est lisible cent fois dans le document de l'EUP : on parle de gares mais pas des aménagements (parkings, voirie…), d'infrastructure mais pas du coût des matériels roulants sur lesquels les précisions manquent etc.

RFF avait dit que l'étude Claraco en annonçant 3000 hectares détruites avait exagéré : "Ces chiffres sont faux : ils sont surévalués dans un sens et sous évalués dans l’autre : - la consommation d’espace pour la ligne nouvelle est en moyenne de 10 hectares par kilomètre soit 750 hectares en Lot-et-Garonne et environ 2 300 hectares pour l’ensemble de la ligne entre Bordeaux et Toulouse (et non pas 3 000 hectares). De plus, sur ces 2 300 hectares, il n’y a pas que des terres agricoles. "

Nous savons aujourd'hui qu'en fait nous sommes plutôt à 3500 hectares.

Subitement pour la rénovation de la ligne existante RFF aggrave les superficies utilisées mais il faudrait le tracé proposé, pour se justifier.

Là où le document devient extrêmement grave c'est quand il considère que la suppression des passages à niveau est un moins par rapport à la LGV. Or cette suppression déjà mal présentée au moment de la réponse à l'étude Claraco (RFF avait fait comme si le coût avait été celui des Espagnols alors que ce coût avait été donné à titre indicatif) est un bénéfice commun dont il faut espérer qu'il n'est pas abandonné.

Nous ne cesserons de le dire : construire une LGV n'entraîne pas la mort de la ligne existante qui, même si elle ne servira plus comme grande ligne servira pour les TER et le fret ! Si nous sommes contre la LGV c'est justement pour éviter la double dépense d'entretien.

L'étude de juin 2014 de RFF inverse le rapport au système ferroviaire : face à ceux qui pensent que les contournements, les suppressions de passages à niveaux et autres rénovations permettent de rentabiliser une voie pour tous, RFF pensent que tout ce que je viens de dire est un coût face à la LGV qui est le pur bonheur pour quelques-uns !

C'est comme pour les écrans acoustiques : RFF minimise ceux de la LGV et je ne dis pas qu'ils surévaluent ceux de la ligne existante sauf que jamais rien de ce genre n'a été fait sur ces lignes ! L'ancien maire de Moissac nous a souvent expliqué qu'il souhaitait des protections à Moissac mais financièrement ce projet a été refusé alors qu'il serait simple, avec les moyens actuels, d'avoir dans la traversée de la ville quelque chose à la fois de protection et d'esthétique. JPD

Tableau récapitulatif page 26 de l'étude de RFF de juin 2014 au sujet de l'aménagement de la ligne existante.

 

Scénario 1

Scénario 2

Scénario 3

LGV GPSO

7 min

21 min

26 min

56 min

255 km

251 km

249 km

252 km

5,2 km shunt de Langon

29,2 km shunts de Langon et Moissac

50,2 km shunts de Langon, Port-Sainte-Marie et Moissac

222 km

0

17,5 km

25 km

0

42 km

46 km

34 km

0

76

108

94

-

155 km d’écrans acoustiques et 500 isolations de façade

160 km d’écrans acoustiques et 560 isolations de façade

155 km d’écrans acoustiques et 650 isolations de façade

35 km d’écrans acoustiques et 89 isolations de façade

90 bâtis

160 bâtis

360 bâtis

300 bâtis

 

EUP et la ligne existante
Tag(s) : #enquête d'utilité publique

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