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Voici un autre message qui me parvient sur les dessertes de Bordeaux-Tours.

Une fois de plus aucun lien n'est fait entre le nombre d'arrêts et la rentabilité de Bordeaux-Tours. A lire cette information, cependant très utile, on oublie que Pépy lui-même dans le rapport de la Cour des Comptes reconnaît que cette LGV va faire perdre des sommes importantes à la SNCF (et des sommes encore plus importantes à RFF).

Les mêmes élus qui disent qu'il faut électrifier Cognac, Saintes et Royan ont voté des sommes astronomiques pour la LGV… ce qui ne permet plus d'électrifier…

Et le chantage continue : si vous ne nous écoutez pas, on ne paie plus Bordeaux-Tours…. Chantage qui ne vas plus durer longtemps puisqu'en 2017 toutes les échéances seront versées, mais il restera à payer pour longtemps les dettes engendrées.

On ne peut à la fois plaider pour la grande vitesse et demander des dessertes sauf à mentir sur les deux tableaux : la nature de la grande vitesse et la nature des dessertes !

J-P Damaggio

Menaces sur les dessertes TGV à Angoulême

Le 25 décembre à 11h00 par Richard TALLET

Les négociations pour les dessertes s’annoncent tendues. En 2017, la SNCF part sur un tiers de trains en moins à Angoulême et Poitiers.

Huit TGV par jour annoncés en moins en 2017. Les négociations avec la SNCF ne commencent pas sous les meilleurs auspices.

Jean-François Macaire, le président de la Région ne cachait pas ses craintes, dans le 19/20 de France 3 du 20 décembre. Elles commencent tellement bien ces négociations que même GrandAngoulême sort les armes. «En novembre, j’ai bloqué les versements LGV», confirme Jean-François Dauré, le président de Grand Angoulême. Une somme de 2M€.

Pourtant, avant le début du chantier, la SNCF s’était engagée à maintenir les 22 dessertes quotidiennes à la gare d’Angoulême. Promettant même trois millions de voyageurs par an, le double du trafic actuel. «Officiellement, quand j’ai reçu le directeur régional de la SNCF, il m’a fait une proposition basée sur ces accords. Mais il m’a précisé qu’il ne pouvait pas me la garantir», raconte le président de l’agglo.

Pour Jean-François Macaire, le problème vient du prix au kilomètre que la SNCF doit payer à RFF pour utiliser le réseau. «Un péage TGV voté en 2009 par le gouvernement Fillon qui prévoit des tarifs exorbitants, décrit le président de la région. Un péage qui met la SNCF dans une situation paradoxale puisque plus elle fera circuler de trains, plus elle générera du déficit».

Evidemment, il n’a pas l’intention de se laisser faire. «Il faut aller vite, la SNCF voudrait une première base d’accord en avril 2015», alors pour faire bouger les choses et demander à l’Etat de revoir les tarifs à la baisse, «je veux que soit nommé un médiateur».

Le maire d’Angoulême se veut rassurant

Si le président de Poitou-Charentes ne cache pas sa déception, le maire d’Angoulême, tient à rester rassurant. Lui aussi a rencontré le directeur régional, à qui il a rappelé les atouts de la gare d’Angoulême. «Aujourd’hui, pour la SNCF, elle présente un intérêt commercial, qui sera encore plus grand quand la ligne vers Cognac, Saintes et Royan sera électrisée», rappelle Xavier Bonnefont.

Il ne doute pas non plus de l’unité des élus charentais pour lancer une étude sur l’électrification de la ligne vers Limoges. Projet qui prend encore plus son sens depuis que la cour des comptes a rejeté l’idée d’une LGV jusqu’à Limoges.

Jean-François Dauré est sur la même ligne. «Avec la nouvelle région, Angoulême devient un nouvel épicentre du territoire. C’est une carte qu’il faut absolument jouer». D’ailleurs pour le président de l’agglo, le vrai combat ne tient pas tant au nombre de dessertes mais plus «à leur qualité. Il va falloir se battre pour avoir des trains qui permettent d’être avant 9h à Paris par exemple». Des trains qui ne font pas l’omnibus systématique entre Angoulême et la capitale.

«On doit défendre les intérêts d’un bassin de plus de 600.000 habitants», reprend Jean-François Dauré qui voit bien au-delà des limites de son agglo.

«Au moment où on fusionne les régions, on ne peut pas accepter cette baisse du nombre de TGV», reprend Jean-François Macaire qui sent bien ce qui risque lui tomber dessus. «Si on baisse le nombre de TGV, on va me demander d’augmenter les TER. D’abord, on n’en a pas les moyens. Et puis où serait le gain de temps entre Angoulême et Bordeaux ?» Le président de région espère que les choses vont bouger en janvier.

Tag(s) : #bordeaux, #tours, #LGV

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