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Cette contribution ne nous apprend rien de nouveau et elle arrive sur le site internet de l'EUP le 6 décembre. A Pont du Casse contrairement à Langon, nous n’avons noté aucune intervention d’un Conseiller général. Je considère que ce silence a été regrettable et que Manuel Valls peut faire de belles déclarations mais quand on lance une EUP pour le GPSO c’est un acte plus favorable aux LGV qu’aux lignes existantes. A suivre. J-P Damaggio

Le petit Bleu 11 décembre 2014 courrier des lecteurs

LGV: POUR LUI, C'EST NON

« Une ligne à grande vitesse (LGV) engage de très grosses contraintes financières, sociales, économiques, environnementales. Compte tenu de ces contraintes, la réalisation d'un tel projet doit faire la preuve d'une extrême utilité et être indispensable pour la population et le territoire. La LGV Bordeaux-Toulouse ne remplit aucune des conditions favorables pour être réalisée, par contre elle cumule les handicaps qui la rendent inutile.

Le premier est que le territoire n'est pas dépourvu de voie ferrée ; en effet la ligne actuelle qui n'est utilisée qu'à 50 % est un équipement important ; sa modernisation et mise en voie rapide correspondrait à couvrir tous les besoins modernes. L'étude comparative-ligne actuelle, LGV— réalisée par un cabinet spécialisé en transport ferroviaire le prouve dans les détails, personne ne le conteste. Cette étude a été transmise à l'enquête publique.

Quelques autres inconvénients majeurs de la ligne nouvelle : utilisation à 20% de sa capacité ; ne gagne que quelques minutes (7 à 10 minutes) entre Bordeaux et Toulouse ; coûts quatre fois supérieurs à l’aménagement de la ligne existante ; prix du billet exorbitants en appliquant le coût réel ; distance beaucoup trop faible pour la très grande vitesse ; ne dessert que très faiblement le territoire ; consomme trois fois plus d'énergie que la ligne actuelle ; détruit des milliers d'hectares de foncier ; oblige à une participation financière importante des collectivités locales du fait de son coût démesuré ; impossibilité de trouver l'équilibre financier pour le fonctionnement.

Lors de la conférence environnementale des 27 et 28 novembre dernier à Paris, à laquelle j'ai participé pour représenter l'assemblée des départements de France (ADF), le Premier ministre dans son intervention de clôture déclarait sur les LGV et réseaux ferroviaires ; « La trajectoire financière de nos grands opérateurs n'est pas bonne ; déclencher la construction de quatre lignes à grande vitesse en même temps a été une erreur. L’enjeu majeur pour le développement durable de nos réseaux ferrés existants, c'est avant tout de mieux les entretenir. Je pense tout particulièrement aux réseaux régionaux, à ce transport au quotidien. Enfin le financement des lignes à grande vitesse ne peut se faire au détriment de celui existant. Ma priorité, ce sont les trains au quotidien... Je suis un militant convaincu du réseau classique. »

Le Premier ministre, en quelques mots, a résumé la position qui est la mienne ; la priorité est bien de rénover et réaménager la ligne existante (Bordeaux-Toulouse) et annuler le projet de nouvelle ligne. Je propose l'abandon du projet de la ligne nouvelle et demande à l'Etat de prendre rapidement cette décision pour que cesse le gaspillage d'argent public. »

Raymond Girardi, maire d'Argenton, vice-président du Conseil général.

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