Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Dans le résumé des décisions il n'y avait aucun argument mais il est complété d'une série de… mensonges :

1 ) "Le rapport de juin 2013 produit par la Commission Mobilité 21 a confirmé le caractère

prioritaire des lignes à Grande Vitesse des Grands Projets du Sud Ouest en les

classant en opération de première priorité à réaliser avant 2030.

Bordeaux-Toulouse est le seul projet de Ligne à Grande Vitesse à avoir été reconnu

comme tel au niveau national."

Oui mais il y avait des conditions qui ne sont absolument pas remplies ! Il s'agissait d'un scénario 2 : "Ce scénario repose sur l’hypothèse d’une amélioration de la conjoncture économique et aussi d’une mobilisation de nouvelles sources de financement telles que celles évoquées dans les recommandations au § 5.4.1. Il correspond à une augmentation moyenne des ressources de l’AFITF de l’ordre de 400 M€ par an, soit l’équivalent du maintien jusqu’en 2030 de la moitié de la subvention d’équilibre que l’État devait verser à l’AFITF en 2013".

L'AFITF disposera, en réalité, d'un budget stable en 2015 de 1,9 milliard d'euros et non de 2,24 milliards en lien avec le scénario 2 retenu en 2013 à l'issue des travaux de la commission mobilité 21.

 

2 ) "Parmi les différents scénarios d’aménagement de l’infrastructure examinés dans le

cadre de l’étude, seuls ceux basés sur la réalisation d’une ligne nouvelle à grande

vitesse (totale ou partielle) permettent de répondre de façon satisfaisante aux besoins

exprimés :

- développement de la capacité des infrastructures (besoins de « sillons »

supplémentaires),

- gains de temps permettant la pertinence du mode ferroviaire et ainsi évitement

de la construction d’un nouvel aéroport en région toulousaine."

RFF le reconnaît il n'y a pas besoin de sillons supplémentaires et quant à l'aéroport indispensable en 2003, Toulouse a pu faire sans en dix ans, grâce aux manifestations populaires qui l'ont empêché. Si la ligne existante rénovée aurait des performances moindre, ce n'est pas au point de rendre la LGV compétitive.

 

3 ) Une liaison rapide avec Paris (3 heures environ), avec des fréquences d’un

TGV par heure en moyenne."

Et là encore, au moment de l'EUP que Malvy n'a pas dû lire le mensonge de la vitesse continue. Or tout est clair à présent : 3 trains en 3 h 10 et pour les autres une moyenne de 3 h 25, données RFF qu'il faudrait réduire à la baisse. En plus des 3 trains, il y en aurait 13 de plus sur les deux sens, donc chaque jour pour Paris 8 trains soit en commençant à 6 h du matin, des trains toutes les heures jusqu'à 14 heures ?

Il s'agit là des seules infos précises et on voit où elles nous conduisent !

J-P Damaggio

EUP : Les arguments de la région Midi-Pyrénées
Tag(s) : #enquête d'utilité publique, #LGV, #toulouse

Partager cet article

Repost 0