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La Dépêche réagit aux propos d'un ministre. Et ça fait causer alors qu'il est si simple d'agir ! "Les projets de LGV sont abandonnés" c'est pour quand ce constat clair ? J-P Damaggio

Chantiers reportés à la SNCF : faut-il s'inquiéter pour la LGV ?

Les nouveaux chantiers ferroviaires, tels que les créations de gares, seront différés d'un à deux ans, a annoncé hier le gouvernement, qui veut privilégier l'entretien du réseau et l'amélioration des transports du quotidien.

Ces chantiers représentent, pour SNCF Réseau (ex-RFF), environ 150 millions d'euros. Son président Jacques Rapoport a précisé qu'»il n'y a aucun arrêt de chantier».

Ces gares et voies sont pénalisées par un manque de moyens humains, sur certains postes précis, notamment les «essayeurs en signalisation», mobilisés sur la maintenance et le raccordement des quatre LGV en construction, qui doivent être mises en service d'ici 2017.

«La mise en service en 18 mois de quatre LGV exige la mobilisation d'un nombre très important de spécialistes», a détaillé le président de SNCF Guillaume Pepy. Or, «on n'est pas capables, en deux ou trois ans, de former des essayeurs», a-t-il expliqué.

Interrogé dans l'après-midi devant l'Assemblée nationale, où il avait fait cette annonce, Alain Vidalies avait déploré «les choix qui ont été faits ces dernières années notamment de lancer quatre LGV nouvelles en même temps (qui) se sont faits au détriment (…) de l'entretien des infrastructures existantes, et aujourd'hui (de) la fiabilité du réseau, en partie».

L'avertissement de Martin Malvy

Cela signifie-t-il que les mises en chantiers des lignes à grande vitesse, dont la très attendue LGV Bordeaux-Toulouse pourraient être affectée par ces réorientations ?

C'est toute la question posée par Martin Malvy, président du conseil régional Midi-Pyrénées, qui, tout en soulignant dans un communiqué son accord avec la décision du gouvernement, remarque que «cela ne doit pas signifier annulation des projets qui sont prévus au-delà de ces deux années», comme la prolongation de la LGV Bordeaux-Toulouse.

«Quand on observe la publicité déjà engagée pour mettre en valeur la desserte en 2 heures de Paris-Bordeaux, on imagine la pénalité économique que subiraient Toulouse et la Région si, en 2018, le chantier annoncé pour cette échéance n'était pas lancé» a averti Martin Malvy.

La Dépêche du Midi

Tag(s) : #médias, #Malvy, #LGV

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