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 Malvy et Bordeaux-Tours

 

 

Pour communiquer et donc raconter des idioties, ils l'ont facile. Un coup de fil à La Dépêche et ça y est. De quoi s'agit-il ? En 2017 un TGV de moins Toulouse-Paris ! Alors pas content, Malvy sort le carton rouge : il ne va plus payer Tours-Bordeaux ! Mais dans le même temps, tout va bien : Toulouse-Paris en LGV c'est pour 2022. L'Enquête d'Utilité Publique annonce 2025 au mieux mais Malvy est pressé !

Il se trouve que je ne vais pas me lasser de décortiquer leurs âneries qui ne sont plus celles de RFF mais bien celles des élus.

1 ) "Et 2017, c'est le début des travaux pour la ligne Bordeaux Toulouse qui devra être terminée en 2022." Même dans le meilleur des cas, la DUP étant signée en juin 2016, les travaux ne peuvent commencer même pas le 31 décembre 2017 car entre les deux dates, il faut des études complémentaires et l'appel d'offre ! Généralement ça prend quatre ans ! Et même plus pour Bordeaux-Tours !

2 ) Il n'imagine pas… car Malvy croit qu'il suffit d'appuyer sur un bouton pour avoir une LGV or tout l'article c'est à cause de la LGV Bordeaux-Tours qui a pour résultat d'améliorer la vitesse mais de réduire le nombre de trains !

3 ) "On peut me présenter les arguments qui concernent l'augmentation des péages, cela ne doit pas entrer en ligne de compte." Quand un politique veut, il peut ! Malheureusement la SNCF a des impératifs, payer les péages, et quand l'entreprise paie cher, le billet augmente ce qui fait moins de monde dans les trains donc moins de bénéfices d'où le besoin à nouveau d'augmenter le billet….

4 ) Il ne va plus payer… mais il reste un ou deux paiements pour le Conseil régional et s'il ne paie pas, Bordeaux-Toulouse est encore plus compromis car comment lancer un nouveau chantier si le précédent n'est pas payé ? Et si après signé une convention on peut en sortir comme dans un moulin ! Je ne sais pas s'il existe d'autres exemples de convention signée où autantd'élus ont remis en cause leur signature sans la moindre sanction.

Mais bon, tout va bien… et comme il est convenu, pas un mot sur la ligne POLT. J-P Damaggio

 

Article de La Dépêche

(notez le titre qui confond TGV et LGV !)

La ligne à grande vitesse, c'est bien… Mais si Toulouse est moins bien desservi qu'auparavant, c'est moins bien. Le président du Conseil régional Midi-Pyrénées Martin Malvy interpelle la SNCF. Et menace de ne pas payer son écot.

La ligne à grande vitesse, Martin Malvy y tient ! Depuis qu'il est président de région, le dossier a toujours été d'actualité. Hier, à l'occasion de l'assemblée plénière du conseil régional, il a réaffirmé son attachement à ce projet. Et en a profité pour lancer un avertissement à la SNCF : pas question que le TGV desserve demain Toulouse moins bien qu'aujourd'hui.

«La LGV Paris-Bordeaux, c'est pour 2017, rappelle le président de Région. Et 2017, c'est le début des travaux pour la ligne Bordeaux Toulouse qui devra être terminée en 2022. Je n'imagine pas un seul instant qu'en 2022, Bordeaux puisse être à deux heures de Paris, et Toulouse, capitale régionale, à cinq heures ! Ce serait une pénalisation fabuleuse ! Je me suis battu et j'ai obtenu cette ligne pour Toulouse, c'est le seul projet de ligne à grande vitesse nouveau en France, mais il faut qu'il se concrétise.»

Martin Malvy veut aussi que cette ligne soit au moins aussi performante, en termes de desserte, que ce dont disposent actuellement les voyageurs.

«Dans l'approche que la SNCF fait de la future ligne, elle réduit – certes faiblement – le nombre de dessertes sur Toulouse d'un train par jour et elle la réduit fortement pour Montauban. Ce n'est pas acceptable ! On peut me présenter les arguments qui concernent l'augmentation des péages, cela ne doit pas entrer en ligne de compte. J'en ai parlé à Guillaume Pépy (le patron de la SNCF), j'en ai parlé à Jean Auroux (l'ancien ministre du travail est médiateur à la SNCF), et je rencontre Alain Vidalies (secrétaire d'État aux transports) le 15 mars.» Et Martin Malvy est décidé à interrompre les paiements, pour Tours-Bordeaux si on ne tient pas compte de son avis :

«D'autres l'ont fait. C'est plus qu'une menace, s'il y a dégradation du service rendu, on ne va pas continuer à payer !»

En attendant, selon lui, «on est dans le calendrier. On ne pouvait pas faire plus vite que le lancement des travaux en 2017 et l'ouverture en 2022.» Ce train-là est parti à l'heure.

Tag(s) : #malvy, #bordeaux, #tours, #médias, #LGV

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