Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 Le PCF et l'EUP

Dans les Nouvelles du Tarn et Garonne c'est Guy Jamme qui s'est chargé d'informer sur l'avis défavorable de l'EUP tout en répétant les positions de son parti en faveur de la LGV. Nous préférons cette attitude au silence aussi nous répercutons l'article avec nos observations ensuite. Jean-Paul Damaggio

 

Nouvelles du Tarn et Garonne fin avril 2015

Pour que la SNCF assure un service public performant

La commission d'enquête publique a émis un avis défavorable sur la construction de la LGV Bordeaux/Toulouse. Ce projet couplé au tronçon Bordeaux/Dax nécessite un investissement d'au moins 8 milliards d'euros. Le rapport juge ce coût bien lourd. Il estime les alternatives à la grande vitesse insuffisamment explorée et certains impacts environnementaux peu pris en compte. Des observations non négligeables qui recoupent celles des opposants.

Mais il n'en demeure pas moins que si cette infrastructure ne se réalisait pas, ce serait d'abord en raison de la politique d'austérité. Décision à rapprocher en effet avec les préconisations confidentielles de la SNCF révélées par "L'Humanité" qui envisagent la suppression de 6 grandes lignes de province et l'amputation de services sur 8 autres ? Ainsi, plutôt que de le moderniser il serait prévu de passer de 10 à 8 allers/retours sur le trajet Toulouse/Paris en annulant 9 dessertes dont celles de Caussade et Montauban et, en même temps, de diminuer le nombre d'arrêts dont certains concernant Montauban sur l'axe Bordeaux/Toulouse/Marseille.

Localement, le Parti communiste s'est positionné en faveur de la réalisation de la LGV pour des raisons de fond : le train est un moyen de transport sûr, écologique qui est, pour les déplacements intérieurs une alternative à l'avion, très polluant. Qui plus est, la construction nouvelle aurait le mérite de libérer des sillons et de reposer avec force la question du développement du fret ferroviaire y compris sur le tracé existant car aujourd'hui seulement 9% des marchandises sont transportées par le rail.

Cette conviction repose sur l'objectif que la SNCF redevienne le grand service public qui assure le maillage sur l'ensemble du territoire. Cela signifie comme le demande le Front de Gauche et ses élus au Conseil régional ainsi que Montauban citoyenne que ce soit l'Etat qui investisse sans recourir à un Partenariat Public Privé ruineux ni solliciter les collectivités locales car il s'agit d'un chantier à intégrer aux grands travaux de la nation.

L'enjeu est de taille si on a en tête toutes les nuisances induites par l'ouverture d'une ligne d'autobus Barcelone/Londres via la RN20 et par la hausse prévue du trafic de l'aéroport de Blagnac aux mains de nouveaux propriétaires.

Guy Jamme

Observations

1) Qu'est-ce que l'austérité ?

Si l'austérité c'est prendre aux pauvres pour donner aux riches, le "tout LGV" est un symbole de l'austérité. C'est le "tout LGV" qui a conduit à l'effondrement du fret ! C'est le "tout LGV" qui induit la destruction du réseau existant et la perte d'arrêts. Lutter contre l'austérité ce n'est pas prôner la vitesse mais prôner un autre mode de société écologique. A vouloir tout avoir (LGV+lignes existantes) nous savons que c'est le tout LV qui gagner !

2 ) Les arrêts et la LGV

Ce n'est pas l'austérité qui va réduire les arrêts à Montauban comme à Agen ou Angoulême mais la mise en circulation de la nouvelle ligne LGV Bordeaux-Tours. Alors pourquoi un tel investissement réduit le service proposé ? Car la cible de la SN CF ce n'est plus le simple citoyen que l'on va renvoyer vers l'autobus (SNCF), mais la classe plus aisée… mais moins nombreuse ! Ce n'est pas l'avion que le rail peut le mieux concurrencer mais la route ! Mais pour ça le train doit s'arrêter dans les gares, donc il faut qu'il aille moins vite !

3 ) Un bon point que la demande de ne pas financer localement mais qu'on fait les élus communistes de Charente maritime au Conseil général : ils ont voté pour la LGV en PPP sinon ils craignaient de ne pas avoir d'arrêts. En fait ils ont payé et auront moins d'arrêts ! Si on veut un financement d'Etat alors il n'y a qu'une façon d'être conséquent : il faut investir dans la rénovation des lignes existantes qui ont des sillons vu les très nombreux trains de marchandises disparus, et qui en ont encore beaucoup de disponibles. Si le besoin d'une LGV était réel je serais POUR. Mais en 600 pages, après d'autres commissions, les commissaires de l'EUP l'ont prouvé : ce besoin n'est pas apparent ! Et je parle pour le bien du rail car il faut aussi rénover le matériel roulant pour les grandes lignes et là oui, on applique une politique d'austérité. Pour la LGV les autorités appliquent une politique de privilégiés. JPD

Tag(s) : #enquête d'utilité publique, #médias, #montauban

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :