Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 Rousset s'active

Je ne peux laisser sans réagir l'appel à mobilisation des pro-LGV lancé par Alain Rousset qui n'a en fait qu'une obsession : sauver son poste de président du Conseil régional dans sa nouvelle grande région.

Pour lui rappeler que son homologue Malvy a lancé une pétition sans succès.

Que si mobilisation il devait y avoir c'était pendant l'EUP et le débat qui s'en suivait. Les commissaires ont pu observer, en particulier à Toulouse, que les pro-LGV sont restés absents sauf ceux rémunérés par le lobby pro-LGV comme Euro-Sud-Transport.

"La parole ne doit pas être donné qu'aux opposant" ! Voilà un mensonge qui fait froid dans le dos ! Combien de secondes pour les opposants sur France 3 ? Ayant été interrogé deux fois sans suite ce n'est pas faute de travail du côté des journalistes !

«Pourtant, la LGV présente un intérêt exceptionnel sur le plan écologique, social et économique pour les Aquitains» là ce n'est plus du mensonge, c'est sans doute maladif chez Rousset et ses amis : ils prennent des vessies pour des lanternes car ils se refusent à lire le rapport de l'EUP !

Il nous faut populariser plus que jamais les conclusions de l'EUP. De toute urgence ! JPD

Article de La Dépêche

Le président du conseil régional d'Aquitaine appelle les partisans de la ligne à grande vitesse à se retrouver le 7 mai à 10 heures, à l'hôtel de Région, à Bordeaux.

Malvy, Rousset même combat ? Tout comme son homologue au conseil régional de Midi-Pyrénées qui refuse d'être relégué au rang de «Wisigoths coupés du reste de monde !», le président de la région Aquitaine Alain Rousset, n'en démord pas : le projet de ligne à grande vitesse au-delà de Bordeaux, vers Toulouse et l'Espagne, doit voir le jour. Et la parole ne doit pas être donnée qu'aux opposants. C'est pourquoi il «donne rendez-vous à tous les partisans de la ligne à grande vitesse le 7 mai à 10 heures» au conseil régional. «Pour que le grand Sud-Ouest ne demeure pas abandonné par la grande vitesse ferroviaire, indispensable à l'attractivité et à la compétitivité de nos territoires», précise Alain Rousset.

Dans son rapport, rendu public le 30 mars, la commission d'enquête a en effet émis un avis défavorable sur le projet de déclaration d'utilité publique des travaux de lignes à grande vitesse au-delà de Bordeaux.

La commission pointe «une infrastructure lourde et coûteuse», avec un coût estimé à 8,3 milliards d'euros. Il est aussi fait mention d'un «contexte peu porteur», en raison de «la crise économique et sociale profonde» qui touche le pays. La commission dénonce également une concertation orientée et émet des doutes «sur le service rendu», «un phasage et un découpage énigmatiques du programme», «un dossier labyrinthe»…

«Faut-il un grand emprunt ?»

En tout état de cause, si l'avis a emballé les anti et jeté un froid chez les élus du Sud-Ouest, il ne lie en aucun cas le gouvernement qui a jusqu'au 8 juin 2016 pour se prononcer sur la déclaration d'utilité publique du projet, après avis du Conseil d'État.

Alain Rousset qui semble particulièrement préoccupé par un abandon du tracé vers l'Espagne, se demande s'il ne faut pas relancer «un grand emprunt» ? Et «pourquoi pas avec un accompagnement du plan Juncker ?». Le président dit aussi entendre «l'inquiétude exprimée à Langon et à Bayonne» notamment où les oppositions sont vives. «Pourtant, la LGV présente un intérêt exceptionnel sur le plan écologique, social et économique pour les Aquitains» argumente-t-il.

D'où «la LGV, j'y vais», un slogan tout trouvé pour le rendez-vous du 7 mai au Conseil régional d'Aquitaine. Ch.R.-P.

Tag(s) : #médias, #enquête d'utilité publique

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :