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 Encore EuroSud Transport qui frappe

Cette nouvelle table ronde et son argumentation me rappelle notre rencontre avec Charles Marziani au Conseil régional Midi-Pyrénées. On lui a présenté nos arguments qu'il a écouté avec grande attention pour dire à la fin que de toute façon, cette LCV, il l'a faut ! Inutile l'enquête d'utilité publique, inutile tout raisonnement…

Je propose cette pub d'EuroSud Transport : "La LGV c'est comme le soleil, il le faut !"

Ils ont été étonné par le rapport des commissaires sauf que ce rapport n'est pas à charge : il pose des questions, il enregistre les réponses de la SNCF et il donne son avis. Si les élus avaient écouté nos arguments ils n'y auraient rien appris sauf les impossibles réponses de la SNCF. Jean-Paul Damaggio

Article de La Dépêche

Pourquoi la LGV n'est pas «négociable»

C'est ce qu'a affirmé hier soir Jean-Louis Chauzy, président d'EuroSud Transport à l'occasion d'une table-ronde organisée à Toulouse pour soutenir la LGV. Jeudi, un grand rassemblement est prévu à Bordeaux.

L'heure est à la mobilisation. Hier soir, au siège de Toulouse métropole, l'association EuroSud Transport que préside Jean-Louis Chauzy, organisait une table ronde pour marquer son soutien au projet de ligne à grande vitesse (LGV) remise en cause le 30 mars par la commission d'enquête publique. Élus locaux, réseau consulaire, représentants de Toulouse Métropole avec Jean-Michel Lattes et de la Région avec Charles Marziani, étaient présents dans une unanimité qui entend peser sur la décision que doit prendre l'Etat avant le 8 juin 2016.

Rassemblement jeudi 7 mai

Cette table ronde n'est pas le fruit du hasard. Elle précède le grand rassemblement prévu ce jeudi 7 mai à l'hôtel de Région de Bordeaux à l'initiative de son président Alain Rousset, auquel participera Martin Malvy pour Midi-Pyrénées.

Il est peu de dire que les conclusions de la Commission d'enquête ont jeté un froid dont ne se remettent pas les élus. Même si ce rapport n'est que consultatif, «il a eu un fort impact à la fois politique et médiatique», reconnaît André Beyle, chef de mission au Grand Projet du Sud-ouest (GPSO), le maître d'ouvrage de la future LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne. «C'est un rapport à charge, à sens unique, qui a constitué une surprise, mais qu'il nous faut surmonter. La LGV est non-négociable. On attend le respect des engagements qui ont été pris», souligne d'entrée Jean-Louis Chauzy. EuroSud Transport plaide pour des recours financiers européens, des «sources de financement pérennes qui ne souffrent pas des aléas de la conjoncture».

Les étapes suivantes

Fin avril, Alain Rousset posait déjà la question de savoir s'il ne fallait pas relancer un «Grand emprunt», et pourquoi pas, puiser dans le «plan Juncker».

La balle est désormais dans le camp de GPSO. Le maître d'ouvrage va devoir répondre point par point aux conclusions de la Commission d'enquête à travers ce qu'on appelle un «mémoire en réponse». C'est ce document qu'attend l'Etat pour se prononcer sur la DUP du projet après avis du Conseil d'Etat.

Hier soir, André Beyle a énuméré les principaux griefs qui pourraient définitivement condamner la LGV : une «acceptabilité sociale faible», un «intérêt économique modeste», un «des aménagements du territoire» parmi d'autres, des «alternatives insuffisamment explorées…» Autant de points très sensibles que GPSO devra contester dans son mémoire.

Alors, le grand projet de territoire Toulouse Eurosudouest qui doit placer la gare Matabiau au cœur d'un vaste programme de développement des transports et d'aménagement urbain (lire l'encadré), peut-il être remis en cause ? En rien, répond Alain Gares, le directeur général d'Europalia : «Même si la LGV devait être retardée, le projet est dimensionné pour une réalisation de ligne à grande vitesse, quelle qu'elle soit.»

Le grand chantier de Matabiau

Fin 2014, devrait s'achever la phase d'études techniques sur les aménagements ferroviaires et urbains liés à l'arrivée de la LGV à Toulouse : déménagement des locaux de la direction régionale de la SNCF, élargissement des quais, augmentation du nombre de voies, redistribution de la gare Raynal déjà amorcée avec la réalisation de l'atelier d'entretien des TER. A terme, il est question d'ouvrir la gare Matabiau sur quatre côtés pour la rendre accessible d'où qu'on vienne. De même, les achats de terrain par préemption ou à l'amiable sont en cours (pour un montant de 30 M€ actuellement). Les travaux seront lancés en 2017 et se poursuivront jusqu'en 2030. Rappelons qu'il est prévu aussi 400 000 m2 de bureaux.

J.-M.D.

http://www.ladepeche.fr/article/2015/05/05/2099159-pourquoi-la-lgv-n-est-pas-negociable.html#xtor=EPR-1

Tag(s) : #enquête d'utilité publique, #médias, #matabiau

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