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Le document est extraordinaire.

Il vaut le détour : http://www.gpso.fr/rapport_etudes_limoges_toulouse.pdf

Par exemple : pour le linéaire ouvragé ils comptent 42 millions d'euros le km (HT valeur août 2013) et quand on dit que pour une LGV c'est 30 millions SNCF Réseaux lève les bras au ciel ! Ce tarif c'est pour le linéaire peu ouvragé. Tout est construit avec des dessertes à Limoges, Brive, Cahors et Montauban. En fait le mode de réflexion est le même que pour la LGV ! Pour le moment je m'en tiens à ce que SNCF réseaux a répondu aux commissaires le 10 janvier 2015. JPD

T2Q7a Que pense le maître d’ouvrage des performances annoncées par Alsthom pour la POLT, si la durée d'un parcours Toulouse-Paris par la POLT (avec arrêts à Montauban, Cahors, Brive, Limoges, Châteauroux et Orléans) qui pourrait être ramenée à de 6 h 30 à 4h10 ? Ce temps serait alors tout à fait comparable à celui d'un Toulouse Paris (avec arrêts Montauban, Agen, Bordeaux, Poitiers et Tours) par la ligne existante entre Toulouse et Bordeaux et la LGV entre Bordeaux et Paris, en construction entre Bordeaux et Tours.

Réponse du maître d’ouvrage

L’axe ferroviaire Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT) traverse dix départements. Long de 713 km de Paris-Austerlitz à Toulouse-Matabiau, il comporte deux troncs communs très fréquentés :

 de Paris à Orléans : 119 km communs aux axes Paris Limoges et Paris Bordeaux, très empruntés par les dessertes de proximité du quotidien (TER, Transilien) et par le fret ferroviaire de/vers l’Ile-de-France ;

 de Montauban à Toulouse : 50 km communs aux axes Limoges Toulouse et Bordeaux Toulouse, là aussi très empruntés par les dessertes de proximité du quotidien (TER).

Il constitue un axe structurant pour la desserte de cette partie du Massif Central. Entre les principaux pôles tels que Orléans, Limoges, Toulouse qui voient augmenter à la fois leur population et leur nombre d’emplois et les quelques bassins de vie importants, au niveau de Châteauroux, Vierzon, Issoudun et à Brive-la-Gaillarde, la ligne POLT dessert des territoires à fortes disparités démographiques et économiques. Ces disparités des territoires se retrouvent également au niveau des infrastructures ferroviaires, des plans de correspondances et des services d’intermodalité disponibles en gare.

Par rapport aux projets antérieurs de ligne nouvelle (TGV Limousin figurant précédemment au schéma national des liaisons ferroviaires à grande vitesse) ou de modernisation de la ligne POLT avec TGV pendulaires pour la desserte de Toulouse, le CIADT de décembre 2003 a privilégié la desserte Paris-Toulouse par la LGV Atlantique, en service jusqu’à Tours depuis 1989, puis par la LGV Tours-Bordeaux, présentant « des prolongements naturels vers l’Espagne et Toulouse ». Ce choix s’inscrit dans une logique de desserte à grande vitesse en branches, visant à créer des ramifications au-delà de Tours-Bordeaux, avec l’objectif dès cette époque de doter le Sud-Ouest d’une liaison de qualité comparable à l’axe Paris-LyonMarseille. Cette option a été confirmée par la loi de programmation du 3 août 2009.

La ligne POLT s’inscrit ainsi dans une perspective différente, tout en constituant toujours un axe structurant du réseau ferroviaire national (transport de voyageurs et fret à vocation nationale et régionale) avec des programmes importants de renouvellement : 460 M€ entre 2004 et 2016, et un effort qu’il est prévu de doubler sur la période 2016-2026 à un milliard d’euros dans le cadre du Grand Plan de Modernisation du réseau (GPMR).

Les circulations concernent des trains Intercités (trains d’équilibre du territoire conventionnés par l’Etat, pour lesquels le renouvellement du matériel roulant est prévu en plusieurs tranches, avec une mission confiée au député Philippe DURON actuellement en cours), des TER et des trains de fret. Les vitesses de circulation pour les trains de voyageurs vont de 110 km/h à 200 km/h (avec par exemple des trains de nuit sur Paris-Toulouse en 7h50).

Dans les études de trafic du GPSO, les dessertes sur Montauban/Toulouse vers Paris ont été maintenues (parts de clientèle privilégiant le coût au temps de parcours), avec une fréquentation estimée à 500 000 voyageurs.

Le tableau suivant donne la comparaison en linéaire des itinéraires de Paris à Toulouse, via Limoges et via Bordeaux.

Via Limoges 713 km

via Bordeaux avec SEA 793 km

via Bordeaux avec SEA et GPSO 790 km

En 2014, les meilleurs temps de trajet de Toulouse à Paris sont par POLT nettement supérieurs à 6h (temps mis par le Capitole, en circulation jusqu’au début des années 1990).

Le meilleur temps de desserte via Bordeaux est actuellement 5h10. Avec la mise en service de Tours-Bordeaux en 2017, ce temps sera ramené à 4h10. Le meilleur temps envisagé dans l’option de TGV pendulaire sur POLT au début des années 2000 était de 5h30 environ, en intégrant les marges de régularité nécessaires à l’exploitation ; à supposer que ce temps puisse être amélioré encore, on peut estimer que ce temps passerait au mieux à 5h20, très loin du temps effectif en 2017.

Pour des relations entre Toulouse ou Montauban et l’Ile de France, l’itinéraire via Bordeaux sera plus compétitif, avec une utilisation majoritaire pour des déplacements nationaux des voyageurs privilégiant le temps de parcours, la ligne POLT ne pouvant constituer une alternative réaliste de ce point de vue.

Tag(s) : #POLT
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