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Suite aux réflexions d'hier ce compte-rendu du Populaire au sujet de la commission de pilotage n'annonce rien d'enthousiasmant pour la ligne POLT. La note du blog Limoges-Poitiers est confirmée. Avec POLT toutes les embrouilles deviennent possibles et on apprend l'existence d'une nouvelle commission pour trancher les questions à la mi-2016.

Avec Urgence POLT en référence qui continue de nier que POLT et LGV Bordeaux-Toulouse sont deux lignes totalement liées.

Jean-Paul Damaggio

 

19/12/15 - 18h06

POLT : des questions sur toute la ligne

Composition, rénovation, investissement… Le comité de pilotage de l’axe SNCF Paris-Toulouse (POLT), installé vendredi, n’a pas répondu à toutes les questions.

«Des grands jours, il y en a eu tellement. » Pour cet élu limousin, la première réunion du comité de pilotage de la ligne POLT, ce vendredi, à Limoges, n’est pas forcément à marquer d’une pierre blanche. « L’initiative était attendue », note pourtant Jean-Claude Sandrier, le président d’Urgence POLT. « Le comité a pour mandat d’élaborer un schéma directeur sur la base d’un diagnostic de ligne », rappelle le préfet Laurent Cayrel.

Rénovation, matériel, dessertes… À l’issue de cette première rencontre, de nombreuses questions restent en suspens, dont la réponse ne dépendra pas forcément du travail du comité, mais de la mission Philizot, du nom du préfet chargé du dossier des Trains d’équilibre du territoire, dont le rendu est attendu mi-2016.

Le préfet toujours à la tête du comité ?

Comme un symbole, même la composition du comité demeure incertaine. La réunion d’hier était-elle la première et la dernière de Laurent Cayrel à la tête du comité ? Alors qu’il laissera sa place de préfet de Haute-Vienne au 1er janvier, la question n’est toujours pas tranchée. « Elle est à l’étude au cabinet du ministre », explique-t-il.

Par ailleurs, la composition même du comité (120 membres) a été modifiée la veille de sa première réunion. La CGT, qui se plaignait de ne pas être invitée, a finalement été acceptée en tant qu’« observateur», «dans l’attente d’une décision définitive ». «Il ne s’agit pas de les exclure des débats auxquels ils seront associés quel que soit leur statut», souligne le préfet.

Un investissement doublé, mais pas suffisant

D’ici à 2025, la ligne POLT recevra pour 1,5 millard de travaux « d’amélioration et de modernisation ». 1/3 sur les fonds propres SNCF d’ici à 2020, idem sur la période 2020-2025, auxquels s’ajoutent 500 M€ des contrats de plan État-région des quatre régions (hors Ile-de-France), traversées par la ligne. «On double notre investissement», souligne Emmanuel Laurent, directeur régional centre-Limousin pour SNCF Réseau. « Ça reste insuffisant pour une vision ambitieuse de la ligne », nuance le président d’Urgence POLT. « Ce n’est pas une montée en performance, balaie Jean-François Laguide (CGT). Il faudrait 2 milliards par an pour entretenir le réseau existant. C’est ce qu’on paye en intérêt de la dette. »

L’intégrité de la ligne toujours menacée ?

Les dessertes et la fréquence des trains dépendront du rendu de la mission Philizot, prévue pour mi-2016. En l’état, le rapport Duron n’est «pas directement transposable», précise le préfet. Mais l’épée de Damoclès du morcellement pèse toujours sur le POLT. La CGT redoute «un butoir» à Brive ou Limoges. L’intégrité de la POLT «dépendra du statut de ligne, qui sur sa continuité connaît des variations d’exploitation», explique le préfet : «On est avec des hypothèses de classement partiel en TET ». « Mais le comité et la mission Philizot sont autant de garanties », précise Laurent Cayrel. « Si on se base sur les flux pénalisés par les travaux, alors qu’on travaille pour augmenter la fréquentation, c’est une escroquerie », prévient Jean-Claude Sandrier.

Du matériel neuf « d’ici à cinq-six ans »

Le président d’Urgence POLT s’est en revanche montré satisfait des annonces faites sur les trains. « Il doit y avoir un matériel neuf d’ici à 2020-21. C’est une bonne chose. L’annonce doit être faite par le secrétaire d’état en janvier-février. » « Les difficultés du choix sont toujours là », nuance-t-il. « Il y a plusieurs options qui doivent tenir compte de plusieurs critères », analyse Laurent Cayrel.

Première solution ? Des Régiolis, adaptés aux longues distances par Alstom. Mais le gouvernement pourrait choisir de passer par un appel d’offres. « Ils ont remarqué chez Siemens du matériel adapté, explique Jean-Claude Sandrier. Mais quel que soit le cas de figure, on serait à 5-6 ans, Ça reste raisonnable. »

Sébastien Dubois

Tag(s) : #POLT, #limoges LGV rénovation lignes existantes
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