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La Dépêche revient sur les trains de nuit

Par deux articles le journaliste de La Dépêche relaie les décision du gouvernement sur un nouvel avenir des TET ! Et en plus c'est pour le bien d'Alstom ! Ceci étant il relaie aussi le mécontentement de Carole Delga et d'autres élus.

Une ligne de fermée, une de sauvée les optimistes diront que ce n'est pas si mal. Comme l'explique parfaitement bien Jack Henry : " Je pense que jamais il n'est question des arbitrages sous-jacents entre LGV et TETs sur lignes traditionnelles vis à vis des investissements. La différence est de taille : les LGV elles sont exclusivement dédiées à la Très Grande vitesse avec une AOT unique avec le poids des lobbies, les TETs utilisent les voies traditionnelles avec les TERs et le fret ici les autorités organisatrices de transport sont multiples." Tant que la question du ferroviaire ne sera pas posée dans sa globalité, la bataille du rail sera perdue au profit de l'avion et de la route. Jean-Paul Damaggio

Article de La Dépêche 1

Le secrétaire d'État aux Transports, Alain Vidalies, a rendu publique hier la «feuille de route (du gouvernement) pour un nouvel avenir des Trains d'équilibre du territoire (TET)».

Deux sujets intéressaient les Hautes-Pyrénées : le mode de passation de marché pour le renouvellement du matériel roulant des TET, dont est en partie tributaire la production du site Alstom de Séméac (cf. en page Tarbes), et l'avenir de la ligne Toulouse-Tarbes-Hendaye.

En dépit de la mobilisation des élus et des cheminots de la SNCF, le gouvernement s'en est remis à l'analyse de la commission présidée par le député Philippe Duron, à l'été dernier : «L'offre de nuit ne répond plus de manière satisfaisante aux besoins des voyageurs : sa fréquentation est en baisse de 25 % depuis 2011 ; elle représente 25 % du déficit des TET, alors qu'elle ne correspond qu'à 3 % des voyageurs transportés ; chaque billet vendu nécessite plus de 100 € de subventionnement public en moyenne».

Conséquence : «L'État décide donc de ne plus financer l'exploitation» de lignes ferroviaire telles que celle reliant Toulouse à Hendaye via Tarbes. Disparaîtra-t-elle ? Alain Vidalies a mis en avant une solution alternative : «Un Appel à manifestation d'intérêt (Ami) sera donc prochainement lancé, pour évaluer toutes les propositions susceptibles d'être formulées sur ces autres lignes, y compris la prise en charge de l'exploitation par une autre collectivité». On l'aura compris : transférer au privé ce qui relevait jusqu'alors du service public. «Y compris… collectivités» : Michel Pélieu a de bonnes raisons quand il affirme «je me méfie maintenant quand l'État se désengage d'un service public». Le président du département ne manque pas d'établir un parallèle avec l'obligation de service public supporté par la collectivité (entre autres) pour le maintien de la ligne aérienne entre TLP et la capitale. «Comment l'État, quand il affirme qu'une ligne n'est pas rentable, peut-il demander à des privés de l'assurer pour ensuite faire combler le déficit des transporteurs privés par les collectivités ?» Michel Pélieu, rejoint en cela plus tard par la présidente de la nouvelle grande région, s'insurge contre ce mauvais coup porté à «des territoires comme les nôtres, pénalisés par l'éloignement et les difficultés d'accès». Et de souligner une contradiction : «Cette remise en cause est liée à une baisse de fréquentation qui trouve son origine dans la médiocre qualité des services rendus (ponctualité, matériel vétuste…). Or l'annonce du désengagement de l'État intervient au moment même où sont programmés des travaux de réfection de cette ligne !».

Jean-Luc Collongues

Article de La Dépêche 2

Alain Vidalies, secrétaire d'État chargé des transports l'a confirmé hier, la ligne de train de nuit Paris-Rodez/Latour-de-Carol sera maintenue car elle constitue une «des lignes d'aménagement du territoire indispensables en raison de l'absence d'une offre alternative suffisante pour les territoires concernés». Une bonne nouvelle pour les usagers !

Le gouvernement a fait un point d'étape sur la feuille de route pour un nouvel avenir des trains d'équilibre du territoire (TET). Depuis 2011, la fréquentation a chuté de 20 %, rendant l'exploitation de ces lignes financièrement insoutenable pour l'État. Le déficit devrait dépasser 400 M€ cette année. Pour les trains de nuit, la fréquentation est en baisse de 25 %, elle représente 25 % du déficit des TET, alors qu'elle ne correspond qu'à 3 % des voyageurs transportés. De plus, chaque billet vendu nécessite plus de 100 € de subventionnement public en moyenne.

En 2015, le secrétaire d'État a donc lancé le chantier de la renaissance des TET, afin qu'ils retrouvent «leur pertinence et leurs clients. Il repose sur le droit à la mobilité, la solidarité nationale, l'aménagement du territoire et la maîtrise de l'équilibre économique».

Une commission a ainsi identifié les lignes TET de nuit «indispensables». Deux en France ont été pointés, celle Paris-Briançon, et Paris-Rodez / Latour-de-Carol. Elles seront donc maintenues, tandis que l'État ne financera plus l'exploitation des autres lignes.

La Dépêche du Midi

Tag(s) : #train

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