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Les trains perdus…

Les nouvelles suppressions de trains de nuit ne font que continuer les précédentes. Aujourd'hui l'art du politique c'est de faire avaler les pilules les unes après les autres.

Avec cet exemple d'un 9 décembre à un autre je rappelle ce témoignage d'une fermeture de train de nuit à Villefranche de Rouergue en 2007 avec une conséquence pratique en 2014, un peu comme un anniversaire.

Il y avait eu une lutte mais sans victoire au bout. La fin de la S?CF une triste histoire à écrire !

Jean-Paul Damaggio

 

le 9 décembre 2007

Villefranche-de-Rouergue. Train de nuit : le «Parisien» vit ses heures ultimes

Publié le 29/11/2007 à 11:39

Train de nuit. Le 9 décembre, il roulera pour la dernière fois.

Ce lundi, le journal d'Élise Lucet sur « France 2 » a (enfin) braqué les projecteurs sur la mort annoncée du train de nuit Carmaux-Paris. Dix-sept jours après la manifestation villefranchoise du 9 novembre dernier où les caméras s'étaient plantées dans le décor.

Là n'est assurément pas l'essentiel. Plus surprenant, et pour l'anecdote, on y apprit par la voix de la blonde diva du 13 heures, lançant le reportage (à relire sur le site de «France 2 ») que « l'on peut vivre dans un joli village de France, dans la campagne, sans pour autant avoir envie d'être abandonné et coupé de tout… C'est en quelques mots ce que disent les habitants de Villefranche-de-Rouergue (cité de quelque 13 000 âmes et encore sous-préfecture faut-il rappeler à notre consœur parisienne : NDLR) aux dirigeants de la SNCF… Le petit train qui les reliait une fois par semaine à Paris va être supprimé… ». Plus direct, le reportage a donné lui la parole à Serge Roques, Stéphane Auzolles et d'autres pour qui cette fermeture devient synonyme d'abandon ferroviaire et de surenclavement…

Sur le terrain, les opposants à cette hypothèse ne lâchent rien. Serge Roques a écrit à Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables, auprès duquel il défend le train de nuit et lui demande une rencontre avec les membres de l'association de défense.

Courrier et déclaration

Ce jeudi aussi, le président du conseil régional de Midi-Pyrénées Martin Malvy et la présidente de l'Association des usagers , Martine Loiseau, feront une déclaration commune. « Nous sommes des usagers clients de la SNCF. Vous vous devez de nous respecter et non de nous traiter comme quantité négligeable et nous mettre devant le fait accompli », avait lancé le 9 novembre dernier Martine Loiseau, cour de la gare, à l'endroit de la PDG de la SNCF Anne-Marie Idrac. À la proposition de car pour relier Figeac, la même fustige : « À quand le retour des charrettes pour nous transporter jusqu'à Paris. Alors comme cela, à la SNCF, la liberté de circuler librement n'existe pas, nous n'avons pas le droit de voyager comme bon nous semble, en train… ». Elle poursuit : « Concrètement, cela veut dire que le voyageur Paris-Villefranche, Paris-Najac, Paris-Laguépie ou Paris-Cordes devra se lever à 5 heures du matin, descendre du train à 5 h 30 et prendre un bus à Figeac qui le conduira jusqu'à sa gare ! Un tel autocar mettrait plus de deux heures pour desservir Villefranche, Najac, Laguépie, Lexos, Cordes et Tessonnière. Les directions parisienne et toulousaine de la SNCF méconnaissent notre relief. Elles nous proposent l'inconfort. »

Sauf que si les lignes ne bougent pas, c'est bien le problème qui risque de se poser au lendemain du 9 décembre, où le « Parisien » reliera pour la dernière fois, la capitale à nos lointaines contrées rouergates et tarnaises…

J.-P. C.

 

le 9 décembre 2014

Un voyage en train entre Villefranche et Paris (ou vice versa) peut être parfois source de désagréments. Notre rédaction est régulièrement saisie de récriminations de la part de voyageurs mécontents. Le dernier en date, René Thibaudeau, un Villefranchois âgé de 89 ans, et qui plus est un ancien de la SNCF, a voulu rendre publique la lettre qu'il a adressée au directeur de la SNCF et dans la quelle il relate sa «galère».

Le mardi 9 décembre 2014, René Thibaudeau et sa fille avaient prévu leur départ de Villefranche, en car à 22 h 44, afin de rejoindre la gare de Figeac puis de prendre le train de Rodez (voyage en couchettes) pour arriver à Paris à 7 heures. «À notre, que maintenant en gare de Villefranche, il n'est plus possible d'obtenir un titre de transport de banlieue (Austerlitz-Orly)» dénonce aussi celui qui devait ensuite prendre l'avion pour la Guadeloupe.

Ce soir-là (du 9 décembre), un accident s'est produit à un passage à niveau sur la ligne Rodez-Brive. René Thibaudeau en convient mais en déplore les conséquences pour les voyageurs : «gare de Villefranche fermée, préposé qui répond par la fenêtre ne pas être pas au courant, attente sur le trottoir par -4°, chauffeur du car qui ne peut pas donner de renseignement, obligation de rejoindre la gare de Brive par leurs propres moyens (voiture particulière),, gare fermée à leur arrivée puis finalement ouverte pour eux, attente dans la gare jusqu'à 5 heures du matin.» Une nuit cauchemardesque.

Finalement René Thibaudeau et sa fille arriveront à Austerlitz vers 9 h 30. Il leur faut alors rejoindre Orly. Sur le quai du RER, le retraité fera un malaise, qu'il attribue aux événements de la nuit. Direction, les urgences de l'hôpital Salpêtrière. Raté pour le voyage en Guadeloupe et un préjudice financier à la clé.

Après une journée aux urgences, René Thibaudeau et sa fille regagnent Villefranche. Mais là aussi le retraité pointe plusieurs dysfonctionnements, dont à l'arrivée une heure d'attente en gare de Figeac (chauffée mais sans personne). «Cela devient galère de voyager par le train, à moins de se déplacer sans valise, sans enfant et être en très bonne santé» écrit-il au directeur de la SNCF, comparant avec un voyage en avion au départ de Toulouse : «Beaucoup moins fatigant et beaucoup plus agréable.»

Tag(s) : #train de nuit

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