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Pas de prolongement jusqu'à Labège !!!

C'était le 23 janvier 2011, et je faisais observer pour la première fois l'opposition d'une partie des institutions toulousaines à la LGV. Le SICOVAL n'était pas contre le principe mais craignait que le financement de la LGV nuise au projet de prolongation du métro vers Ramonville et Castanet. Aujourd'hui à l'heure des comptes c'est exactement ce qui se passe mais personne ne fait le lien entre la DUP signée par le préfet de Haute-Garonne pour réaliser à prix d'or des aménagements ferroviaires au nord de Toulouse (AFNT) et la décision de Toulouse Métropole de mettre un terme à cette prolongation du métro !

Dès le 1er mars 2011 je faisais l'inventaire des départements de Midi-Pyrénées dans le même cas mais de telles informations n'ont jamais circulé pour faire croire que cette LGV "tout le monde l'a veut".

Pour le prouver Martin Malvy avait créé une association TGV vite qui a disparu du paysage !

Le 24 novembre 2010 EELV avait finalement pris le virage anti LGV par une intervention de François Simon en Conseil régional et il ne cessera jamais de mener ce combat, son intervention se produisant le 1er mars 2011.

Le rêve de la prolongation du métro jusqu'à Labège est lisible sur le site internet du SICOVAL avec une EUP (enquête d'utilité publique) prévue pour 2015. Je ne sais pas si c'était le meilleur moyen de développer les transports collectifs sur Toulouse mais on a là un exemple de la question majeure soulevée par les commissaires sur l'EUP des AFNT : l'articulation entre ce projet et le TCSP (Transport en Commun en Site Propre). Aucun projet de transport collectif ne peut se décider sans lien avec les autres puisque le propre de la question c'est la cohérence intermodale.

Bref, il est donc important de lire l'article ci-dessous de La Dépêche en lien avec l'ensemble des questions des transports en commun. Ceci étant pour qui comprend que toute question est financière, il n'y a pas besoin de se casser la tête : l'argent mis sur un projet n'est plus sur un autre. Jean-Paul Damaggio

 

L'article de La Dépêche

Les négociations entre Moudenc et Oberti sur la desserte de Labège et de sa zone d'activités par le métro débouchent sur un désaccord et une impasse, selon le président du Sicoval.

Les jeux sont faits, rien ne va plus. Après deux mois de négociations actives, dans la plus grande discrétion vis-à-vis des médias, entre Jean-Luc Moudenc et Jacques Oberti, les discussions sur le prolongement de la ligne B (PLB) du métro jusqu'à Labège se sont achevées, hier mardi après-midi, sur un désaccord entre le président de Toulouse Métropole et celui du Sicoval.

Jacques Oberti a indiqué à «La Dépêche du Midi» avoir fait deux ultimes propositions à Jean-Luc Moudenc. La première, qui avait déjà été évoquée lors des négociations entre les deux présidents, consistait à raccourcir le prolongement de la ligne B à deux stations, parc technologique du Canal à Ramonville et terminus à l'INP de Toulouse, avec desserte ultérieure de Labège Innopole et de la gare multimodale de la Cadène par la troisième ligne de métro. «Dans cette optique, la participation du Sicoval et de ses partenaires pour le PLB, Département, Région et Etat, était ainsi acquise pour la 3e ligne de métro», indique Jacques Oberti.

La seconde proposition prévoyait un abandon du prolongement de la ligne B et une desserte de Labège reportée sur la future troisième ligne, avec deux branches, l'une vers Ramonville, l'autre vers La Cadène. «À ces deux propositions, Jean-Luc Moudenc a dit non, m'indiquant qu'il allait me confirmer sa décision par écrit», précise Jacques Oberti, qui se disait «mécontent voire en colère», redoutant une «vraie crise dans la construction de l'aire urbaine de Toulouse». Le président de Toulouse Métropole aurait par ailleurs proposé une desserte du parc technologique du Canal et de l'INPT par téléphérique…

Le président du Sicoval, dont la collectivité locale se réunit lundi 7 mars au soir pour débattre de ses orientations budgétaires, nous a dit toutefois espérer encore une possible inflexion de la position négative de la Métropole d'ici ce 7 mars. Un conseil extraordinaire du SMTC Tisséo, autorité organisatrice des transports de l'agglomération, sur la desserte de Labège par le métro, prévu le 2 mars, a été annulé.

L'état a juridiquement jusqu'au 11 mars pour rendre son avis sur la déclaration d'utilité publique du PLB, qui a bénéficié d'un avis favorable après enquête publique. Mais on voit mal le préfet déclarer d'utilité publique un projet dont ne veut manifestement pas la majorité métropolitaine du SMTC Tisséo, dont le président, Jean-Michel Lattes, se retranchait, hier, dans un refus de communiquer sur le sujet, se contentant d'affirmer : «Le dialogue se poursuit».

De la même façon, Jean-Luc Moudenc, sollicité par «La Dépêche du Midi», n'a pas souhaité s'exprimer, hier, sur ce dossier.

Méric : erreur politique

Georges Méric, président du Conseil Départemental «déplore que les négociations en cours n'aient abouti à aucun accord. Si cela est confirmé, c'est une erreur politique de Jean-Luc Moudenc. Le prolongement de la ligne B est financé et prêt à être lancé. Il est possible, en les phasant, de réaliser et le PLB et la 3e ligne de métro. Le PLB répondait à l'urgence de désenclaver le sud-est toulousain», selon le patron du Département. La convention engageant une aide de 80 millions d'€ du Département sur les 362 millions du projet de PLB deviendrait caduque en cas d'abandon du projet de desserte de Labège. De même que la subvention exceptionnelle de l'état (20,5 millions d'€) devant abonder la participation du Sicoval (141 M€) sur le PLB. 15 M€ ont déjà été engagés par le SMTC Tisséo sur ce projet.

Philippe Emery

Tag(s) : #toulouse, #sicoval, #métro

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