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Stéphane Bérard (PS), Patrice Garrigues (PS) et Jean Luc Gibelin (PCF) sont venus présenter au Lycée de Castelsarrasin, les Etats Généraux du rail.

Quelques bavardages puis un petit film de présentation (encore des bavardages) et ensuite un débat organisé autour de 5 points : TER, Intercités, LGV, Gares, et choix du train.

Le film a été représentatif de la démarche : le principe du micro-trottoir. C'est-à-dire demander aux gens un avis sans leur donner les moyens d'avoir un avis ! Avec l'enquête d'utilité publique nous avions été noyés par les informations (15 000 pages) et là juste quatre pages de données publicitaires. Pourquoi ne pas savoir combien de gens prennent le train à Castelsarrasin ? Car la SNCF s'y oppose : les données de la fréquentation c'est du secret industriel.

Avec les interventions de deux membres de TEG 82, celle de 7 membres d'Alternative LGV Midi-Pyrénées on peut dire que le débat a été vif.

Mais retenons les observations de citoyens ordinaires avec cette question naïve : "Y a-t-il des contradictions entre la SNCF et les autorités régionales ?" Nous pouvons confirmer que la SNCF ne diffuse pas le questionnaire régional. Pourquoi ? A cette question comme à tant d'autres le lieu n'était pas de répondre donc situation facile pour la tribune !

TER

Questions classiques : les horaires, les prix, les dessertes, le matériel, la ponctualité… Une responsable d'établissement scolaire de Beaumont fait apparaître la difficulté évidente pour les jeunes pour rejoindre par transport collectif cet établissement.

Intercités

La correspondance supprimée à Caussade entre un bus venant de Villefranche et l'horaire d'un intercité.

La difficulté des liaisons transversales : Toulouse-Nice, Toulouse-Nantes, Bordeaux-Lyon etc.

Avec au total un souci : la métropolisation tue l'aménagement du territoire donc la solidarité évoquée au début, c'est du pipeau ! On parle du bus mais même le bus est pour aller presque direct de Paris à Toulouse.

LGV

Une consultation a eu lieu avec un résultat défavorable, et les autorités crachent dessus ! Alors comment croire que la "grande consultation" actuelle peut-elle être prise au sérieux ? Surtout qu'on lit clairement : "Demain, nous irons plus loin, avec l'arrivée de la grande vitesse…." Or rien n'est décidé.

Et cette question simple : faut-il toujours aller plus vite ?

Là où la tribune est devenu indigeste c'est quand elle a fait croire que la LGV c'était seulement une décision nationale alors que Carole Delga s'arrache les cheveux pour trouver le financement !

Gare

Le problème des quais trop court.

Le maire de Castelsarrasin rappellera qu'il fera le nécessaire pour défendre la présence humaine à la gare et pour l'accès aux handicapés.

En passant : combien peut coûter la gare de Bressols ?

Faire la gare de Mogère en PPP à Montpellier !

Un bilan ?

Des coups d'épée dans l'eau, des paroles dans le vide, et une SNCF qui court à sa perte ce qui ne dérange pas les autorités qui peuvent ainsi se débarrasser des cheminots. Sauf que le représentant syndical des cheminots tiendra un propos qu'on connaît par cœur, d'autant qu'il est le cœur du propos de la tribune. On peut tout faire : le fret, le TER, les intercités, la grande vitesse. Ce discours d'un autre âge est ridiculisé par l'histoire depuis trente ans ! Nous ne sommes pas pour l'austérité, nous sommes pour travailler à partir des besoins. Dire, "priorité au train du quotidien" ce n'est pas mettre la SNCF en veilleuse. C'est le contraire : le "tout LGV" est la cause de la mort du fret, la raison qui a poussé la SNCF a refiler le TER aux Régions. Mais pour en débattre, il faut des outils. Même des millionnaires ont des priorités. Quand on ne disait pas qu'il fallait 10 milliards pour une LGV alors vive la grande vitesse. Quand on ne disait pas 3h 10 Toulouse-Paris sans dire que c'est seulement pour un train direct sans aucun arrêt. Etc.

Aux politiques présents à la tribune s'est ajouté parmi les intervenants la parole du Parti de Gauche mais dans la salle les autres grandes forces sont absentes.

Le rouleau compresseur de la désinformation est à vomir. Et quand un questionnaire est établi pour induire des réponses, alors vive la manipulation.

A la fin, la tribune appelle à envoyer des contributions et des réponses au questionnaire. On a connu l'EUP et on peut faire la comparaison : pour l'EUP les contributions étaient accessibles à tous tandis que là seules les autorités tirent les ficelles. Et quand on demande que le compte-rendu des 36 réunions soient accessibles à tous, pas de réponses non plus. Est-ce que je me fais comprendre ? Le choix des Etats généraux (terme pompeux) se révèle être du genre : "cause toujours, tu m'intéresses !" Mais bon j'ai envoyé mon questionnaire il y a déjà plusieurs semaines ! J-P Damaggio

Tag(s) : #etats généraux

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