Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Des ces trois réunions présentées par La Dépêche il ressort toujours les mêmes problèmes avec pour Foix une critique claire de la LGV. Il manque la vision d'ensemble, chacun restantr sur son problème local alors que le systhème ferroviaire c'est un système global. Mais bon, si des lecteurs ont des commentaires ? Jean-Paul Damaggio

 

Articles de La Dépêche

Mirande

Le lycée agricole de Valentées a accueilli lundi soir l'une des 36 réunions publiques, et la première des trois prévues dans le Gers, organisées par la Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées sur les Etats généraux du rail et de l'intermodalité. L'amphithéâtre de l'établissement sonnait creux. Un regret pour les organisateurs qui souhaitent écouter les attentes de tous les habitants de la région et connaître leurs avis et leurs préoccupations. Rappelons donc les dates des deux autres réunions gersoises : Condom, le 14 juin, et Auch, le 6 juillet.

Les conseillers régionaux gersois, Jean-Louis Guillaumon et Fatma Adda, l'Aveyronnaise Monique Bultel-Herment et le Tarnais Vincent Garel, qui représentait la présidente de la Région, ont débattu avec des Gersois qui ont parlé de leurs expériences personnelles (retard de trains, trajet modifié, manque d'information…) avant que le débat aborde des problèmes plus généraux pour la Région, qui a la taille d'un pays comme l'Irlande, où chacun des 13 départements qui la composent a une spécificité propre. L'intermodalité, qui est l'utilisation de plusieurs modes de transport au cours d'un même déplacement, est une option qui peut désenclaver les territoires. Rail et routes ne doivent pas s'opposer mais se compléter. L'aménagement du territoire, les liaisons transversales, les facilités d'accès aux gares et aux aéroports, autant de problèmes abordés par les usagers. C'est pour mieux répondre à ces problèmes que la région a lancé ces états généraux. Chaque citoyen peut apporter sa contribution. Les personnes qui ne peuvent assister à aucune des réunions prévues peuvent remplir jusqu'au 8 juillet le questionnaire en ligne sur www.regionlrmp.fr/rail

La Dépêche du Midi

 

Foix

La 5e réunion régionale des États généraux du rail et de l'intermodalité a eu lieu hier soir au centre universitaire. Prochain rendez-vous : le 23 mai à Saint-Girons.

Il y a bien sûr les retards intempestifs. Mais aussi, les tarifs, les fréquences, les correspondances, les voies uniques, les heures d'ouverture - ou plutôt de fermeture - des guichets. Puis, l'état des trains, la «concurrence» entre les bus et les transports ferroviaires, la place pour le fret ou le manque de liaisons vers l'Espagne et les autres régions. Oui, les griefs contre la SNCF sont nombreux. Les usagers ont pu l'exprimer hier soir à l'occasion des États généraux du rail et de l'intermodalité, organisés par la Région au centre universitaire.

Face aux élus régionaux que sont Kathy Wersinger, Christian Duprat, Monique Bultel et Kamel Chibli, les maires, leurs adjoints, les cheminots syndiqués et les citoyens anonymes ont pu s'exprimer librement pour construire les transports régionaux de demain, comme le laisse entendre le titre du questionnaire distribué hier. «On ne pourra pas vous donner les réponses ce soir», avait prévenu Christian Duprat. Le temps de la restitution de cette série de 36 réunions aux quatre coins du territoire de Languedoc Roussillon - Midi-Pyrénées ne surviendra qu'en septembre. Mais les élus régionaux n'ont pas fait le voyage en Ariège pour rien.

Le difficile accès aux trains

Même si tout n'est pas noir. «Un train toutes les demi-heures entre Foix et Toulouse, c'est parfait, lance Simon Frisoni, l'un des rares usagers «lambda» à s'être exprimé hier soir. Mais le problème, c'est que trop peu de gens prennent le train en raison des difficultés d'accès. On ne peut pas mettre des bus partout alors l'avenir n'est-il pas aux services de covoiturage, d'autopartage et même d'auto-stop ? Pour rallier Foix à Lavelanet, n'est-il pas plus judicieux de partager une voiture ? Et comment la Région se positionne en termes d'accompagnement ?»

Ou le vaste problème de l'intermodalité. «On ne se désintéresse pas du voyageur à son arrivée en gare», rétorquait Christian Duprat qui a su garder un calme olympien face à deux heures de critiques. Dont certaines furent tout de même très positives. «Le ski rail entre Toulouse, Ax et Ascou, est une grande, grande réussite pour notre économie locale», notait le maire d'Ax-les-Thermes, Dominique Fourcade. Mais qui n'a pas manqué de rappeler que beaucoup de ses collégiens prenaient le taxi pour rejoindre leur établissement.

Pour l'Ariège, tout l'enjeu est justement dans le maillage du territoire, l'entretien des infrastructures et l'ouverture vers le reste du pays, vers Paris. Mais qui dit TGV ou LGV, dit aussi moins de budget pour les liaisons locales comme les TER. «Construire des lignes à grande vitesse pour permettre à certain de gagner une heure, c'est une erreur, glissait Danielle, citoyenne, en repartant. Le problème ici, c'est de désenclaver Saint-Girons, Lavelanet ou encore Mirepoix. Mais il est intéressant que ce genre de rencontres existe.»

Le mot de la fin reviendra toutefois à Claude, 77 ans et cheminot retraité, qui expliquera sans détour, mais avec humour, «avoir perdu deux heures». «En 1990, j'étais tout content quand j'ai appris qu'on allait pouvoir faire Toulouse-Paris en 3 h 16. C'était il y a 26 ans et vu mon âge, je n'attendrai pas 26 ans de plus !»

 

Gare : Alain Navarro tempête

800 M d'€ pour un «plan Marshall» du rail régional, c'est un acte fort posé par Carole Delga, la présidente de région, qui s'inscrit aussi dans le sillage de ses prédécesseurs. L'accès à l'emploi, l'attractivité du territoire et la mobilité sont en toile de fond. Pourtant, comme l'a judicieusement rappelé Alain Navarro hier soir, «Ça fait quatre ans que nous bataillons pour avoir une gare multimodale à Foix, s'insurgeait l'adjoint de Norbert Meler à l'urbanisme. On a le fric, on sait ce que l'on va y faire, on a les entreprises mais l'administration bloque et il n'y a toujours pas un coup de pioche, c'est révoltant !» Monique Bultel assurait alors faire son possible pour que le dossier avance. «Certains font le choix de vivre en Ariège mais de travailler ailleurs, soulignait Kamel Chibli, vice-président de la région. L'intermodalité est un axe central : il faut pouvoir accéder aux trains, surtout ici.»

Géraldine Jammet

 

Limoux

La première réunion des Assises du rail s'est déroulée à Limoux. Organisées par le conseil régional, celles-ci continueront leur route dans toutes les villes de la région. 36 réunions sont prévues.

Dans une région où vivent plus de six millions d'habitants les transports sont l'atout maître de l'économie locale sur le territoire. Ces États généraux du rail visent à mettre en place pour la prochaine décennie après la phase analyse qui suivra les expressions recueillies et leur restitution finale en septembre 2016 les priorités régionales des investissements à venir. C'est sur la volonté de la présidente de la région Carole Delga que cette consultation à grande échelle vient d'être lancée sous la dénomination «Les Assises du rail». La première réunion a eu lieu à Limoux sous les Halles, 36 autres suivront dans toutes les villes de la région. Hier les élus de la région, techniciens et responsables des transports étaient venus entendre les doléances et les besoins locaux des salariés, retraités, lycéens, étudiants, chefs d'entreprise, cheminots, associations d'usagers… Au cours de cette rencontre ont été évidemment abordé le sujet qui fâche à Limoux la ligne Carcassonne Quillan. Aucune réponse précise n'a vraiment été donnée au président de l'ALF (association ligne ferroviaire) Patrick Bacot, sur le devenir réel de cette ligne, puisque le lieu était essentiellement une chambre d'enregistrement des différents besoins de la population. Ce qui est confirmé pour l'heure ce sont les travaux de régénération qui auront lieux en janvier 2017 sur le tronçon Carcassonne Limoux, Quid du reste de ligne Limoux Quillan ? l'ALF a plaidé hier pour l'instauration de plates-formes multimodales, la remise en place d'aiguillages à Limoux afin de rendre possible le croisement des trains et les manœuvres dans une gare qui sera redevenue alors une vraie gare et non une halte comme aujourd'hui. Le président Bacot a fait part de la nécessité de construire une halte sur la zone industrielle de la Bouriette à Carcassonne. L'association d'usagers veut démontrer l'intérêt d'une ligne vecteur économique incontournable dans le grand Limouxin incluant la haute vallée, tant sur le plan industriel, avec le transport de marchandises , que sur le plan touristique. Pour mémoire l'association lutte pour que des travaux de régénération soient entrepris depuis 2009.

Tag(s) : #etats généraux

Partager cet article

Repost 0