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Carole Delga et la marche arrière

Après le rapport du Sénat j'attendais la réaction du couple Delga-Moudenc et je ne suis pas déçu. Faisant fi des arguements avancés ils plaident le fait acompli ou la manoeuvre ! "Nous ne pouvons faire marche arrière" dit l'une qui ne sait pas que face à un gouffre c'est un acte de bon sens. "Un coup de couteau dans le dos" dit l'autre qui devra s'en prendre à l'élu LR du groupe du Sénat : Marie-Hélène Des Esgaulx (sur la photo). Et La Dépêche qui en passant oublie de donner l'avis des opposants, ajoute une infos sur le financement qui date du 12 juillet ! Ils pataugent, ils enragent, et c'est bien ainsi ! J-P Damaggio

 

Publié par La Dépêche, le 30/09/2016 à 07:08

La LGV Bordeaux-Toulouse gelée pendant quinze ans ?

Un groupe de huit sénateurs de droite et de gauche préconise dans un rapport le gel des LGV, dont le coût est jugé «excessif», au profit du renouvellement du réseau ferroviaire.

La publication, hier, du rapport d'un groupe de sénateurs sur la pertinence du financement des lignes à grande vitesse a fait l'effet d'une (petite) bombe. Pour ces huit sénateurs, de droite et de gauche, les projets de LGV reliant Bordeaux à Toulouse et Dax, Poitiers à Limoges et Montpellier à Perpignan «apparaissent comme des investissements excessifs». Ils estiment, par conséquent, que leur construction «mérite d'être différée, à tout le moins pendant une quinzaine d'années».

A la place, ils proposent que ce gel soit mis à profit pour «investir massivement» dans le renouvellement du réseau ferroviaire, les auteurs estimant «indispensable de dégager 1 à 2 milliards supplémentaires» chaque année. L'Etat et la SNCF y consacrent actuellement 2,5 milliards par an et le gouvernement s'est engagé à porter progressivement ce montant à 3 milliards d'ici 2020.

La publication de ce rapport est intervenu au moment même où les présidents des régions Occitanie, Nouvelle Aquitaine, le maire de Toulouse et un proche d'Alain Juppé rencontraient Alain Vidalies au sujet du financement de la ligne Bordeaux-Toulouse-Dax (Lire ci-contre).

Les réactions n'ont pas tardé. «C'est un rapport très mal venu. Je suis stupéfait de constater que deux parlementaires de l'interrégion, Marie-Hélène Des Esgaulx (Gironde) et Yvon Collin (Tarn-et-Garonne) nous plantent un couteau dans le dos. Si on les écoute, toutes les grandes villes de France auraient un TGV sauf Toulouse ? Ce n'est pas acceptable» indique Jean-Luc Moudenc, selon qui il faut cependant relativiser la portée de ce rapport.

Le président de la métropole de Toulouse, déterminé à faire aboutir la LGV Bordeaux-Toulouse, estime par ailleurs que les auteurs du rapport ont tort d'opposer les crédits affectés à la régénération du réseau, qui existent déjà, et ceux pour les LGV.

Même détermination pour Carole Delga pour qui ce rapport «nie le développement de nos territoires alors même qu'ils devraient les défendre». «Nous devons faire aboutir la construction de la grande vitesse dans le Sud-Ouest européen, pour faire de la Région Occitanie / Pyrénées - Méditerranée un territoire encore plus attractif, dynamique, au service de l'emploi et de l'ensemble de nos concitoyens. La dynamique est en marche et des étapes décisives ont été franchies. Nous ne pouvons plus faire marche arrière» a déclaré la présidente de la région Occitanie.

Financement

Les élus ont été reçus hier par Alain Vidalies, secrétaire d'Etat chargé des Transports, pour travailler sur un protocole de financement des LGV Bordeaux/Toulouse et Bordeaux/Dax qui doit aboutir en 2017. Les deux Régions constitueront les chefs de file pour fédérer les financements des collectivités locales. Les deux métropoles seront, aux côtés des Régions, les partenaires de l'organisation du financement de ce projet. Un projet de convention d'initialisation, d'un montant de 45 M€, permettra de poursuivre les études et d'engager les acquisitions foncières. S. Bardy

Tag(s) : #finances

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