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Nous suivons le dossier depuis le 12 juillet quand le gouvernement a décidé d'une enveloppe de 42 millions pour la LGV GPSO afin de poursuivre les études. Il fallait que la Région Nouvelle Aquitaine comme Occitanie et les deux métropoles, Toulouse et Bordeaux votent 5,6 millions d'euros. A Bordeaux la ligne budgétaire a été enlevée du vote car elle risquait fort de ne pas passer ! C'est un coup très dur pour le projet. Nous allons suivre le vote en Occitanie. Bien sûr v'est juste une étape de ce feuilleton fou. JPD

 

Voici une première présentation du vote

Dans l'entre deux tours des élections régionales, Verts et PS soudaient un accord sur le dossier si brûlant de la LGV. Alain Rousset s'engageait à ce qu'aucun financement supplémentaire émanant du Conseil régional ne vienne entacher la nouvelle entente. Neuf mois plus tard, une enveloppe de 5,6 millions d'euros devait pourtant être soumise au vote des conseillers et EELV appelait au boycott. "Victoire", se réjouit Jean Lissar, secrétaire régional du parti, la ligne décriée vient d'être retirée à l'ouverture des débats.

La délibération modificative étudiée ce lundi 24 octobre répond aux réajustements classiques de fin d'année : les fonds non dépensés trouvent une nouvelle place dans les budgets. Et parmi les chapitres étudiés, la question des transports dans laquelle devait se glisser, entre autres, une enveloppe de plusieurs millions d'euros dédiée au financement du très controversé projet LGV-GPSO.

Dans un communiqué diffusé dimanche à la presse, Le conseil politique régional d'EELV appelait les élus à poser leur veto sur le chapitre des transports, et à voter contre l'entièreté de la délibération. Contacté avant le revirement du président de la région, Jean Lissar déplorait "une manœuvre" de la part des socialistes, trahissant l'accord passé entre les deux formations politiques. "Ils nous contraignent à rejeter toutes les rectifications, même celles que nous soutenons."

Mais la question ne se pose désormais plus, Alain Rousset ayant "préféré retirer la ligne concernant la LGV", témoigne le secrétaire régional d'EELV. Le risque était en effet grand : sans l'aval des écologistes, la délibération modificative pouvait être rejetée et remettre en question les accords de gouvernance passés en décembre 2015 entre les deux formations. Ou, pire encore, devoir sa validation aux élus de droite.

"Une première et une victoire, même si elle est momentanée", estime J. lissar. La vigilance reste de mise du côté d'EELV. Car si la présidence a coupé court à la première polémique d'ampleur au sein de sa majorité, les lignes politiques continuent à s'affronter sur le dossier LGV.

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