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Elise Lucet et la SNCF

L'émission Envoyé Spécial vient à nouveau de se pencher sur un malade bien connu : la SNCF. Effarant !

Présentation sur le site de l'émission : "SNCF, quand la sécurité déraille"

Le 12 juillet 2013, 7 personnes sont mortes suite au déraillement d’une locomotive à quelques mètres de l’entrée en gare de Brétigny-sur-Orge. Très vite, de graves défauts de maintenance du réseau ont été mis en évidence. Pourquoi cette voie n’a-t-elle pas été entretenue ? Cet accident grave peut-il se reproduire ailleurs sur le réseau ferroviaire français ? Prendre le train est-il devenu risqué ?

"Envoyé spécial" a enquêté sur les voies, du nord au sud, et a découvert des rails et des traverses hors d’usage, des lignes secondaires dangereuses, des locomotives incontrôlables avec parfois des accidents mortels. Après la diffusion de ce reportage, Elise Lucet reçoit Alain Vidalies, secrétaire d'Etat aux Transports."

Je vais retenir de cette émission qu'à la SNCF suivant les paroles d'une chanson bien connue : "on nous cache tout, on nous dit rien…". Effarant !

Un rapport interne de la SNCF fait le bilan des "voies obsolètes", c'est-à-dire voies qui manquent de maintenance. Démonstration est faite sur un exemple de voies.

Et les cheminots qui témoignent doivent se cacher par crainte de sanctions !

Ceux du nord ont fait un film sur les vérités et mensonges de la SNCF et la direction après avoir répété que ce n'était pas urgent, c'est mise aussitôt à la tâche quand le film est devenu accessible au grand public !

C'est ainsi que j'entends le syndicalisme aujourd'hui !

La SNCF n'aime pas les caméras (je l'ai vérifié en gare de Moissac) sauf quand elle peut dépenser 210 millions d'euros entre 2007 et 2011 à des fins de propagande.

Donc il y a communication sur ces travaux de maintenance avec la mise en évidence du "train usine". Un fleuron pour rattraper le retard mais c'est surtout de la com. La région parisienne surtout est dans une situation difficile.

Le chapitre sur la dette 50 milliards d'euros, soit 1,7 milliards par an d'intérêts à payer est plus connu. L'Etat peut éponger ? Une partie seulement ? Enytre l'Etat et la SNCF il y a comme un malentendu : l'Etat pousse à des investissements idiots et ensuite laisse la SNCF dans la crise. Nous avons l'exemple de la mise en circulation de la LGV Tours-Bordeaux où l'Etat décide du nombre de trains sans se soucier si c'est pour le bien de l'entreprise.

Autre document précieux qui devrai être public : La carte des ralentissements ! Sur la POLT de Caussade à Brive c'est le régime ralentissement comme de Paris à presque Orléans ! Sur Toulouse-Bayonne le ralentissement de Tarbes à Bayonne !

Et enfin un problème peu connu : des trains qui parfois perdent le contact électrique avec les rails et de ce fait des barrières ne se ferment pas. Dans un cas, cette situation a entraîné la mort d'une jeune femme mais après 10 ans de procédure (effarant !) il devrait être jugé sous peu pour vérifier la responsabilité de l'entreprise. La SNCF est allé jusqu'à évoquer un suicide alors que plusieurs travaux d'experts confirment le problème.

Vidalies a ensuite répondu à quelques questions avec une langue de bois classique.

Un classement indique qu'à présent la sécurité sur nos lignes est inférieure à celles des voies ferrées de Grande Bretagne. Et le plus inquiétant, c'est que la Région parisienne où le rail est si fondamental au quotidien, est l'endroit le plus mal en point.

Tag(s) : #médias

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