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Le site de l'université populaire a repris mon article sur le bilan des Etats généraux du rail.

http://universitepopulairetoulouse.fr/spip.php?article857

J'ajoute la référence à un article d'un magazine toulousain, Boudu qui pose d'utiles questions tout en étant très en retard sur le prix : "(un kilomètre de LGV coûte tout de même 15 millions d’euros)". Avec la LGV Tours-Bordeaux nous sommes plutôt à 24 millions d'euros du km et comme nous le savons les aménagements annexes ne sont pas comptés car à la charge des départements. Je donne le début de l'article. J-P Damaggio

LGV : ET SI ON FAISAIT FAUSSE ROUTE ?

| PAR Sébastien VAISSIERE | PHOTOGRAPHIE DE Matthieu SARTRE| Temps de lecture 10 MIN

Au train où vont les choses, la ligne à grande vitesse permettant de voyager de Toulouse à Paris en 3 heures ne sera pas inaugurée avant 2030. D’ici là, la révolution des usages et l’avènement de la voiture autonome auront certainement bouleversé le monde des transports. D’où la question naïve que BOUDU a posée à quelques spécialistes du secteur : « Et si nous faisions fausse route ? ». Réponse globale des intéressés sous forme de slogan SNCF : « C’est possible ! ».

On raconte que Joseph de Villèle, maire de Toulouse dans les années 1810, fit manquer le train du progrès à sa ville en privilégiant l’hippomobile et le fluvial aux dépens du ferroviaire. Le pauvre homme a eu beau occuper par la suite les plus hautes fonctions gouvernementales, les Toulousains ne se souviennent de lui que pour son manque cruel de jugeote. 200 ans plus tard, le train est plus populaire que jamais, et à quelques exceptions près, il emporte l’adhésion de tous les responsables politiques. Si bien qu’avec un brin de mauvaise foi, on peut se demander si ces derniers ne seraient pas en train de commettre l’erreur de Joseph de Villèle à l’envers, en préférant le rail en général et la grande vitesse en particulier à d’autres moyens de transport plus légers ou plus rentables. Mauvaise foi ou pas, l’idée ne fait pas du tout rigoler Martin Malvy. Le président du Conseil régional Midi-Pyrénées de 1998 à 2015 qui s’est battu pour désenclaver Toulouse par le train, n’est pas près de changer d’avis : « Ne faisons pas porter à de Villèle des responsabilités qui ne lui incombent pas. D’ailleursToulouse a été par le passé desservie par le train le plus rapide à destination de Paris : Le Capitole. À présent, Il s’agit de savoir – et c’est là la seule interrogation valable – si Toulouse, 4e ville de France doit se distinguer des autres en restant la seule à ne pas être intégrée au réseau national à grande vitesse. Ma réponse est, sans hésitation, non. »

Tag(s) : #médias, #etats généraux
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