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Hollande et la LGV

Il fallait à Hollande une inauguration. Comme il ne sera pas là à l'entrée en vigueur de Tours-Bordeaux il a inauguré l'infrastructure. On a demandé à Pépy si les tarifs allaient augmenter, il n'allait pas répondre et ainsi ternir cette fête. Or la réponse est connu : plus 30% sur la LGV Paris-Strasbourg. Et vu le prix il faut payer la vitesse. Bien sûr les augmentations vont être minimisées au départ car les médias sont présents mais vu les péages qui sont le double de d'habitude…

Hollande a déclaré : "C’est le plus grand chantier de génie civil. C’est la concession la plus importante au monde. Le chantier aura duré cinq ans. Un quinquennat, c’est court, même si c’est trop long pour certains",

En effet il faut cinq ans pour un tel chantier donc comment prévoir, si elle se fait Bordeaux-Toulouse en 2024 ? En commençant le chantier en 2019 ? Mais nous sommes très loin de la résolution de problèmes pour en arriver au chantier !

D'ailleurs Alain Rousset a été plus réaliste :

"C’est une bataille que j’ai commencé en 1998 et nous inaugurons aujourd’hui le premier chantier ferroviaire d’Europe".

A quelques kilomètres d’Angoulême, Villognon est aussi le centre névralgique de la maintenance de la ligne, où se trouve le siège de MESEA (maintenance SEA Tours-Bordeaux), contrôlé à 70 % par Vinci Concessions et 30 % par l'ingénieriste Systra. Au total, trois bases vont assurer le bon fonctionnement de la nouvelle ligne.

Les commentateurs parlent de finances sans donner le résumé : 24 millions d'euros le km sans compter les dépenses annexes sur les aménagements autour des gares.

Lisea, le concessionnaire désigné par SNCF Réseau finance le projet à hauteur de 3,8 milliards d’euros sur un total de 9 milliards, SNCF Réseau finançant 2,2 milliard, le reste provenant des collectivités locales, de l'Etat et de l'Europe. Son premier actionnaire est Vinci Concessions (33,4%) et son contrat commencé en 2011 court jusqu’en 2061.

Voilà une présentation théorique qui oublie de dire deux choses :

- combien manque-t-il dans les caisses ?

-combien va gagner Vinci ? (car le nombre de trains étant fixé et le prix des péages, il est facile de calculer les recettes !

Seul point noir : SNCF Mobilités envisage de perdre 90 millions d’euros sur les six premiers mois d’exploitation, en 2017 (sur uen année 180 millions

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