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La Dépêche du Lot et Garonne donne la parole aux opposants à la LGV fait si rare qu'il me fallait le noter.JPD

Pas de financement

Selon Claude Semin, «personne ne peut affirmer que la LGV Bordeaux-Toulouse se fera, et quand. De plus en plus de responsables politiques, pensent que ce projet ne se justifie pas et est donc inutile. De plus, on ne sait pas comment le financer et qu'en plus, il existe une autre solution pour des résultats identiques sur le plan économique s'entend.» Le coût est estimé à 8,3 milliards d'€. Il est avéré que le financement de ces tronçons n'est pas assuré. L'hypothèse d'un partenariat public-privé (comme pour la Tours-Bordeaux) s'éloigne.

L'autre solution s'appelle la rénovation des lignes existantes, dont la facture est du tiers de la LGV. Le Sénat a, avant l'été, émis un rapport allant dans ce sens, confirmant indirectement qu'une nouvelle desserte ferroviaire entre Bordeaux et Toulouse n'était pas l'urgence. Le sénateur et président du conseil départemental Pierre Camani est allé dans ce sens.

«Réponse politique»

Les opposants à la LGV et le maire d'Agen Jean Dionis ne prendront jamais le train pour partir ensemble en vacances, c'est depuis longtemps une certitude. «Il faut rappeler que Monsieur Dionis a perdu les élections législatives de 2012 en très grande partie pour avoir été le chantre de la LGV dans sa circonscription. Nous craignons que cela se reproduise car cela grogne fortement dans le Néracais et la Communauté d'agglo.»

Fort de soutiens qu'il estime acquis au sein du conseil régional, le mouvement anti-LGV cible ses attaques sur le maire d'Agen et président de la communauté d'agglomération, par ailleurs chef de file centriste au sein de la Nouvelle Aquitaine. «Jean Dionis se présentera aux élections législatives prochaines et il a besoin de Rousset et, surtout la subvention que celui-ci lui promet. Pour cela, il supporte tous les votes que M. Rousset présente au conseil régional contre l'avis même des membres de l'Intergroupe d'opposition. Il a besoin de l'argent de la Nouvelle Aquitaine pour financer son TAG (*) surdimensionné. Alors, on lui frotte la manche.»

(*) Technopole Agen Garonne, sur la rive de la Garonne.


Des recours à la pelle

La coordination interrégionale des opposants aux lignes à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse, Bordeaux et Hendaye ont déjà saisi le Conseil d'État pour contrer la démarche du gouvernement. «De multiples recours en justice sont en cours, confirment ses responsables, et le Conseil d'État a de fortes chances de casser la DUP comme il l'a fait pour la LGV Limoges Poitiers.»

La Dépêche du Midi

 

Tag(s) : #finances
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