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C'est seulement aujourd'hui, grâce au Petit journal, que je prends connaissance de la dernière lettre envoyée à Macron par le couple Delga-Moudenc. J'ai cherché en vain le contenu total de cette lettre pourtant rendue publique dit-on le 7 juin.

Le Petit journal a repris cet article d'Actu Toulouse qui rappelle les balivernes classiques :

1 ) Six millions de voyageurs en plus ? La phrase emploie le conditionnel…

2 ) Donc un projet rentable ? Tous les experts disent le contraire…

3 ) Financement : appel à la solidarité fiscale nationale ? C'est innovant au possible ! Financer en augmentant des impôts baptisés "solidarité nationale" !

4 ) Financement : "des outils fiscaux plus centrés sur les plus-values foncières engendrées par le projet" : et les moins-values engendrées par le projet une déduction fiscale ?

5 ) Financement : des mécanismes administratifs ?

Et il fallait payer le cabinet Ernst and Youg pour arriver à ça ?

A suivre. J-P Damaggio

 

La lettre de Delga-Moudenc rendue publique le 7 juin ?

9 juin actu toulouse

La Ligne à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse, prévue pour être mise en service en 2024, est à un tournant. Maintenant qu’Emmanuel Macron est installé à l’Elysée, les élus locaux ont repris le sujet à bras-le-corps et attendent des engagements fermes.

Dans un courrier commun daté du jeudi 1er juin 2017 et rendu public mercredi 7 juin, Carole Delga, présidente PS de la Région Occitanie, et Jean-Luc Moudenc, président LR de Toulouse Métropole, interpellent le Premier ministre. Malgré l’avis négatif de la commission d’enquête publique sur ce projet baptisé GPSO (Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest), l’ex-secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies avait signé, en juin 2016, le décret validant la Déclaration d’utilité publique (DUP). En avril 2017, le projet avait recueilli 25 000 signatures de soutien suite à une pétition lancée par la mairie de Toulouse

 « L’un des projets les plus rentables »

Dans ce courrier, Jean-Luc Moudenc et Carole Delga rappellent que « cette ligne nouvelle permet de contracter de manière significative les distances avec la région francilienne. A titre d’exemple, le meilleur temps pour Paris-Toulouse, sans arrêt intermédiaire, sera de 3h10, contre 4h10 avec la mise en service de Tours-Bordeaux. Des villes comme Montauban (Tarn-et-Garonne), Auch (Gers) ou encore Tarbes (Hautes-Pyrénées) gagneront près de deux heures. La création de la ligne Bordeaux-Toulouse devrait amener six millions de voyageurs supplémentaires par an, ce qui en ferait ainsi l’un des projets ferroviaires les plus rentables sur le plan économique ».

Un projet à neuf milliards d’euros

Mais avant de penser rentabilité, la première étape, la plus importante, est celle du financement de la ligne. L’ensemble de GPSO, qui comprend la réalisation des lignes Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax et la réalisation de nouvelles gares, notamment, coûte près de neuf milliards d’euros. Une somme qu’on ne sort pas si facilement du chapeau… A l’automne 2016, les deux collectivités locales avaient avancé des « solutions innovantes » pour financer ce méga projet. Le cabinet Ernst and Young avait été mandaté pour étudier des « ressources innovantes ».

Des propositions concrètes seront présentées dans les prochains jours par ce cabinet. Des pistes faisant appel soit à la solidarité fiscale nationale, soit à des outils fiscaux plus centrés sur les plus-values foncières engendrées par le projet, soit encore à des mécanismes administratifs proches de ceux mis en place pour l’Ile-de-France, pourraient être proposées, ont écrit Carole Delga et Jean-Luc Moudenc.

 Rappelons que le tronçon Tours-Bordeaux doit être mis en service le 2 juillet 2017.

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