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Encore aujourd'hui France 3 Midi-Pyrénées interroge Delga-Moudenc suite aux déclarations de Macron.

Delga rappelle la facture : 7 milliards.

La ministre indique 9 milliards.

Sur le mémoire en réponse aux mémoires des associations, l'Etat indique 10,2 milliards.

J'en conviens les milliards dansent et le chat pleure.

Hier sur BFM le grand spécialiste du rail annonce 17 millions d'euros du kilomètre or comme indiqué dans cet article c'est 24 millions.

Et c'est sûr la facture ne tient pas compte de l'ensemble des dépenses.

Par ailleurs, comme pour les centrales nucléaires où il ne fallait pas compter le prix du traitement des déchets, pour une LGV il ne faut pas compter le prix de la maintenance pour les rails, pour le matériel etc. car on ne roule pas à 320 km/h même sur quelques kilomètres sans conséquences financières.

Quant à Elisabeth Borne, elle indique que les priorités ont changé mais elle-même fait appel de la décision du TA de Bordeaux !

Carole Delga si elle voulait le bien du rail devrait exiger qu'on consacre 2 milliards d'euros à rénover la ligne existante. J-P Damaggio

 

 

Le Monde :

Un problème de financement

Tout cela est vrai. Sauf que cette double inauguration est aussi un chant du cygne. Il n’est pas certain que la France ait encore les moyens d’un tel investissement (plus de 12 milliards d’euros). Construire une voie de communication pour 24 millions d’euros du kilomètre ne semble à la portée ni d’un pays épinglé par la Cour des comptes pour dérapage des finances publiques, ni d’une entreprise – la SNCF – dont la dette globale court allègrement vers les 55 milliards d’euros cette année.

Certes, il y aura encore une ligne à grande vitesse inaugurée en 2017 : il s’agit des 60 kilomètres du contournement de Nîmes et Montpellier mis en service en décembre. En revanche, les dossiers encore à l’état de projet risquent de dormir longtemps dans les cartons. A commencer par la liaison Bordeaux-Toulouse, le programme le plus avancé, mais dont la déclaration d’utilité publique a été rejetée par le tribunal administratif, le 29 juin. Elisabeth Borne, la ministre des transports, a annoncé, samedi, que l’Etat fera appel de cette décision.

« La LGV jusqu’à Toulouse, cela coûte 9 milliards, rappelle-t-on au gouvernement. Où voulez-vous qu’on les trouve ? Il va falloir qu’un certain nombre d’élus comprennent que les priorités ont changé. » D’autant plus qu’une règle d’or interdit désormais à la SNCF de s’endetter pour financer des voies nouvelles. Avis aux quémandeurs : les capacités financières publiques sont focalisées sur le réseau existant et sur les trains du quotidien, qui transportent huit passagers sur dix en France.

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