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Elisabeth Borne à France Inter

La Dépêche ose toujours : mais le TGV est en gare Matabiau depuis presque 30 ans !

La question est celle d'une LGV ! Vous saisissez ce que veut dire LGV ? C'est une nouvelle ligne…

Des milliers d'habitants attendent le TGV ? Mais non, des millions…

Par contre des milliers de gens veulent aller au travail dans de meilleures conditions !

Un seul point juste : la ministre dit aussi bien blanc que noir !

Et au fait les commissaires enquêteurs ils ont dit quoi ? Ils ont dit AVIS DEFAVORABLE ! Mais bon, NOS AUTORITES ont la ministre à l'œil alors elle préfère jongler ! J-P D

 

 

La Dépêche

Le TGV sera-t-il à quai de la gare Toulouse-Matabiau en 2024 comme l’espèrent depuis des années des milliers d’habitants d’Occitanie et leurs élus ? Ne comptez pas sur la ministre des Transports Élisabeth Borne pour répondre « oui » à cette question. Invitée ce matin de la matinale de France Inter pour évoquer les Assises de la mobilité lancées le 19 septembre et qui doivent déboucher sur la rédaction d’une loi de programmation début 2018, la ministre s’est astreinte à une langue de bois aussi solide qu’inquiétante pour le dossier de la LGV Bordeaux-Toulouse…

La ministre a d'abord soufflé le chaud et le froid. Démentant la fermeture de lignes ou de gares TGV, Élisabeth Borne a dans un premier temps assuré que « le TGV doit être absolument un transport pour tous. Beaucoup de Français trouvent que les billets de TGV sont très chers. Mais en même temps 70 % des dessertes TGV qui sont déficitaires. Il faut qu’on fasse des choix cohérents. On ne peut pas vouloir à la fois des TGV qui vont partout, des billets qui soient moins chers et aujourd’hui demander au TGV de payer très cher pour rouler sur ses lignes à grande vitesse. »

Puis quelques minutes plus loin, la ministre s’est dite convaincue que « les Français sont très attachés au modèle d’un TGV qui non seulement circule sur les lignes à grande vitesse mais dessert aussi les grandes métropoles et les villes moyennes. Ce modèle, on y est attaché, il faut simplement que ce soit dans une approche cohérente ».

"On va réflechir..."

Mais lorsqu’il s’agit d’évoquer Toulouse qui attend son TGV depuis 25 ans, Élisabeth Borne botte en touche. « On est en train de travailler pour choisir les bons investissements qui répondent au besoin de tous les Français et de tous les territoires », commence la ministre. Pressée de préciser sa pensée, elle poursuit : « On doit sortir d’une France à deux vitesses dans laquelle on construit beaucoup de lignes à grande vitesse. On en a inauguré trois cette année. Et dans le même temps 5 300 km du réseau dit classique, qui est le réseau du transport de la vie quotidienne fait l’objet de ralentissements faute d’entretien. Donc on a souhaité réfléchir à notre politique d’investissements. Beaucoup de choses ont été promises qui n’étaient pas financées. On a marqué une pause et on va réfléchir. » 

Donc les Toulousains n’auront jamais le TGV ? relance le journaliste. « Non, il faut qu’on arrive à définir des priorités. Aussi qu’on réfléchisse à la façon peut-être de trouver des phasages pour les projets, qu’on travaille aussi sur des nouveaux modes de financements. Toute cette réflexion est en cours et débouchera à la fin de l’année sur une loi de programmation dans laquelle on dira les projets qu’on va faire. Il ne s’agit pas d’investir moins, mais d’investir mieux. Il faut hiérarchiser et faire des choix. » 

Pour les décideurs et élus locaux et pour les habitants d’Occitanie, le choix est clair en faveur de la LGV. Les premiers se sont retrouvés plus de 700 autour de Carole Delga le 4 octobre pour afficher leur mobilisation. Et pour les seconds, ils se sont prononcés à 88 % en faveur de la LGV dans un sondage Ifop-La Dépêche.

PHILIPPE RIOUX

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