Je ne vais pas pointer les contradictions de cet article juste pour noter cette phrase : "Le réseau national ferroviaire, qui chemine dans nos 13 départements, est saturé sur ses grands axes (notamment littoral et étoile toulousaine) et dégradé sur les lignes d’aménagement du territoire."
Le prétexte de la saturation est ridicule : pour le répéter à l'infini il faudrait dire le nombre de trains sur la POLT par exemple, et comparer avec le nombre lié à la saturation. Et là comme ailleurs on découvrirait que c'est une farce ! A plusieurs milliards d'euros ! Les opposants ne peuvent utiliser que de modestes blogs pour répondre. J-P Damaggio
43 parlementaires de la région d'Occitanie viennent d'adresser une lettre au Premier ministre, Edouard Philippe, pour insister sur la nécessité de voir se réaliser les 2 Lignes à Grande Vitesse Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan.
Ce courrier s'inscrit dans la future loi d'orientation sur les transports. Une loi qui, selon eux, devra être guidée par un principe fondateur : "l’égalité de nos concitoyens face à la mobilité, et son corollaire, la correction des inégalités entre les territoires". Rappelant la croissance démographique exceptionnelle de la région, avec plus de 50 000 habitants par an, ainsi que le manque d’investissements de l’Etat en faveur de ses infrastructures de transports, particulièrement ferroviaires, les parlementaires font le constat de Lignes à Grande Vitesse (LGV) qui traversent la France des Régions mais s’arrêtent aux portes de l’Occitanie.
A plus de 4h de Paris
"Aujourd’hui, sur l’ensemble de la population métropolitaine située en train à plus de 4 heures de Paris, 58 % habitent dans notre région. Le réseau national ferroviaire, qui chemine dans nos 13 départements, est saturé sur ses grands axes (notamment littoral et étoile toulousaine) et dégradé sur les lignes d’aménagement du territoire. Le constat vaut également pour le réseau routier. Les liaisons de train de nuit entre Paris et l’Occitanie ont pour certaines été supprimées, pour d’autres sont en grande difficulté. …/… Le temps est venu de rétablir une plus grande justice territoriale et une solidarité nationale pour « la France des éloignés » écrivent-ils.
142 millions d'euros déjà dépensés
Carole Delga en tête, ils demandent, en priorité, la réaffirmation de l’engagement de l’Etat à la réalisation des deux LGV entre Bordeaux et Toulouse et entre Montpellier et Perpignan dans la future loi de programmation. "Ce ne sont pas des projets nouveaux et 142 millions d’euros ont déjà été investis depuis 10 ans.
LGV et TER sont complémentaires
Cet engagement conforterait la priorité que nous partageons donnée aux transports du quotidien : faire le choix des TER, c’est faire le choix des LGV en Occitanie. En effet, leur mise en service est l’unique option pour libérer des sillons et désaturer les lignes existantes permettant ainsi à la Région d’augmenter la fréquence des TER en heures de pointe. Les LGV Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan amélioreront la vie quotidienne de 6 millions d’habitants ; elles répondront à leurs besoins de déplacement, tant vers Paris, Lyon, Marseille ou l’Europe que pour leurs trajets intra-régionaux de tous les jours. L’effet grande vitesse irriguera l’ensemble des territoires, de Nîmes à Montauban, de Cahors à Tarbes, en passant par Béziers, Narbonne, Carcassonne, Foix, Auch ou encore Albi. Les arguments de poids sont encore nombreux et vous connaissez leur pertinence : pour l’environnement (fret et report modal), pour l’attractivité de notre pays, pour les relations avec l’Espagne qui a inauguré la LGV Madrid-Barcelone-Figueras en 2013, pour la transformation urbaine de nos villes, pour la compétitivité de nos territoires. C’est pour l’ensemble de ces raisons que nous attendons aujourd’hui un signal fort de votre part en faveur de ces deux grands projets" ajoute-t-ils.
La question du financement
Reste la question financière. Face à la nécessité d’une maitrise de la dépense publique, des ressources financières nouvelles proposées par les Régions Occitanie et Nouvelle Aquitaine sont, depuis début septembre, à l’étude au Ministère des Transports. Elles permettraient de financer plus de 60% des deux projets, les 40% restants étant répartis entre les interventions de l’Union européenne, de l’Etat et des Collectivités. Ces dernières ont déjà confirmé la poursuite de leurs efforts budgétaires pour les réalisations des deux lignes. "Mais ces efforts importants ne trouveront leurs concrétisations sans un engagement de l’Etat qui soit à la hauteur des enjeux" concluent-ils.
Les 43 élus signataires
Les signataires toutes tendances politiques confondues Carole Delga, présidente de la région Occitanie. Les députés européens Eric ANDRIEU, Franck PROUST, Virginie ROZIERE. Les sénateurs : Alain DURAN (Ariège), Roland COURTEAU et Gisèle JOURDA Sénatrice (Aude); Jean-Claude LUCHE et Alain MARC (Aveyron); Pascale BORIES, Vivette LOPEZ et Simon SUTOUR (Gard); Alain CHATILLON, Françoise LABORDE, Pierre MEDEVIELLE, Brigitte MICOULEAU, Claude RAYNAL (Haute-Garonne); Franck MONTAUGE et Raymond VALL (Gers); Marie-Thérèse BRUGUIERE, Henri CABANEL et Jean-Pierre GRAND (Hérault); Angèle PREVILLE et Jean-Claude REQUIER (Lot); Alain BERTRAND (Lozère); Viviane ARTIGALAS et Maryse CARRERE (Hautes-Pyrénées); François CALVET et Jean SOL (Pyrénées-Orientales); Thierry CARCENAC (Tarn) François BONHOMME et Yvon COLLIN (Tarn-et-Garonne). Les députés : Arnaud VIALA (Aveyron); Philippe BERTA (Gard); Joël AVIRAGNET, Jean-Luc LAGLEIZE, Sébastien NADOT (Haute-Garonne); Gisèle BIEMOURET (Gers); Philippe HUPPE (Hérault); Aurélien PRADIE (Lot) Pierre MOREL A L’HUISSIER (Lozère) Jeanine DUBIE (Hautes-Pyrénées) Sylvia PINEL et Valérie RABAULT (Tarn-et-Garonne)
SERGE BARDY