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Carole Delga et l'accident à Millas

Suite à un article précédent sur déshuntage et barrières j'ai reçu ce commentaire que je reprends :

"Excellent article très informatif : Triste catastrophe de Millas ou il faut attendre les résultats de l'enquête et faire confiance à la justice. Cependant 3 observations :

1) le procureur de la république de Marseille lors de ses déclarations semble orienter ( sous réserve) la procédure.

2) Le représentant de l'Etat précise que ce passage à niveau n'était pas classé dangereux: et maintenant comment va t il être classé? Sans attendre le résultat de l'enquête l'Etat ne peut il pas prendre des décisions urgentes pour sécuriser les passages à niveaux ( sans construire des ouvrages d'art).

3) Madame Delga présidente de la région Occitanie - rappel la ligne de Millas se trouve dans sa juridiction régionale, les TER sont de la compétence des régions- à une question posée par un journaliste « quelle leçon, Madame le Présidente tirez vous de cette catastrophe?» réponse «il faut attendre». Trop de morts depuis des années sur les passages à niveaux et aujourd'hui encore il faut attendre."

 

Je reprends ici un propos entier de Carole Delga :

"La présidente de Région Carole Delga s'est rendue à Millas et a réagi au micro de France Info. "Le passage à niveau dispose d'une bonne visibilité, il est automatique et lumineux. Il semblerait qu'il soit bien entretenu, qu'il n'y avait pas de signalement de vétusté ou de défaillance", a-t-elle expliqué en se disant "abasourdie". "Nous pensons aux familles dont les enfants sont décédés, dont les enfants sont en train de se battre pour leur survie. C'est un drame effroyable", a-t-elle ajouté."

 

Peut-être en saurons-nous davantage dans le prochain journal régional !

Que le passage à niveau soit lumineux c'est la moindre des choses.

La question de la visibilité est sans intérêt pour quelqu'un qui fait le trajet en permanence.

Pas de signalement de vétusté ou défaillance ? Alors je reprends des témoignages fournis par La Dépêche dont j'aimerais connaître les suites qui lui furent données par la SNCF ?

La conclusion de l'article est un peu limite : "Nul doute que ces témoignages vont fortement intéresser les enquêteurs." Car la vraie question est la suivante : ces témoignages ont-ils intéressé la SNCF quand la Gendarmerie a fait suivre les plaintes ?

J'ai peur que de tels témoignages ne soient pas médiatisés.

Quand le procureur dit que les témoignages enregistrés indiquent plutôt une fermeture des barrières je pense que pour être convaincants il pourrait simplement dire : nous avons quinze témoignages et dix indiquent que les barrières étaient fermées.

Je suis prêt à entendre que l'erreur soit celle de la conductrice du bus mais on sait que face à la SNCF et aux autorités la tentation est grande de leur donner plus de poids. JPD

 

Témoignage sur La Dépêche (cliquer sur les premiers mots)

"Etaient-elles ouvertes ou fermées quand le TER a percuté le bus scolaire jeudi dernier ? La conductrice du bus assure que ces barrières étaient ouvertes alors que le conducteur du train dit le contraire.

Or, plusieurs témoignages font état d'incidents et de dysfonctionnements des barrières sur la ligne quelques jours avant le drame selon nos confrères de «l'Indépendant». Mickaël, un livreur de Saint-Feliu-d'Avall raconte une scène vue trois jours avant la collision sur un passage à niveau de la ligne Perpignan-Villefranche-de-Conflent : «C'était entre 6 h 30 et 7 h 00 du matin. On était quatre voitures, j'étais en deuxième position. Les barrières du passage à niveau se sont baissées mais elles se sont arrêtées à moitié. Et les feux qui clignotaient se sont arrêtés. On a eu peur. La dame devant moi est descendue de sa voiture et je lui ai dit : «Je vais me mettre sur la voie et faire le guet pour que vous passiez». On s'est aidé comme ça à tour de rôle. J'ai appelé aussitôt le 17 pour signaler à la gendarmerie que le passage à niveau était en panne. Que les voitures pouvaient passer mais qu'on ne savait pas si un train allait arriver. Les gendarmes m'ont dit qu'ils allaient contacter la SNCF pour les avertir».

Un autre témoin, Nicolas, raconte que sur un passage à niveau du Soler, non loin de là, il y a un mois et demi, «les barrières d'un passage à niveau ne se sont pas relevées après le passage du train. On était une vingtaine de véhicules et on a dû faire du zigzag entre les barrières pour passer».

Nul doute que ces témoignages vont fortement intéresser les enquêteurs."

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