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Le journal de France 3 Midi Pyrénées vient de faire état d'une nouveau rapport sur un accident ferroviaire en octobre 2013. Les articles de La Dépêche ci-dessous disent deux choses : les circonstances sont indéterminées mais c'est sûr la SNCF n'y est pour rien. Il semble aujourd'hui que tout ne soit pas aussi simple voici le lien éclairant : ICI.

http://www.europe1.fr/societe/laurent-valdiguie-les-passages-a-niveau-de-la-sncf-sont-responsables-de-655-accidents-et-177-morts-3543881.

J-P Damaggio

 

 

Publié le 31/10/2013 à 03:48, Mis à jour le 31/10/2013 à 07:44

 

Collision mortelle à Castelsarrasin entre deux retraités et un train Corail

fait divers

Les 400 passagers du train Corail 4756 assurant la liaison Marseille-Bordeaux ont été évacués, un à un, vers douze bus. / Photos Max Lagarrigue.

Les 400 passagers du train Corail 4756 assurant la liaison Marseille-Bordeaux ont été évacués, un à un, vers douze bus. / Photos Max Lagarrigue.

Zoomer

Soixante-douze heures à peine après l’accident survenu à un passage à niveau SNCF de Moissac ayant coûté la vie à un automobiliste de 35 ans (notre édition du 28 octobre), c’est une nouvelle tragédie qui s’est jouée, hier après-midi, au passage à niveau n° 159 de Castelsarrasin.

 

Le couple de septuagénaire castelsarrasinois traîné sur près d'1 km

Il était 14 h 53 lorsque le cheminot aux manettes de son train Corail 4756 effectuant la liaison Marseille - Bordeaux, est surpris par un véhicule au beau milieu du passage à niveau coupant le chemin de l’Amour. Circulant à sa vitesse de croisière, le conducteur n’a pas le temps de stopper le train qui tire une vingtaine de wagons. L’impact est terrible. «On a entendu un gros boum comme si on percutait un tas de pierres» assure l’un des passagers interrogés. La «Renault Twingo» et ses deux passagers sont alors emportés, et traînés sous la locomotive durant près d’un kilomètre. C’est une scène dantesque que les hommes du capitaine Bernard Chauderon découvrent à quelques centaines de mètres de la gare SNCF de Castelsarrasin. La voiture broyée sous le train, les pompiers qui font immédiatement appel au Samu, savent d’ores et déjà qu’il n’y a aucun espoir de trouver un survivant dans l’habitacle de l’épave. Georges Dubor, 77 ans, et son épouse Ginette, 79 ans, un couple de retraités castelsarrasinois, sont morts sur le coup.

 

Le trafic SNCF interrompu

Une situation exceptionnelle qui obligeait le chef de gare a réalisé une coupure d’urgence du trafic ferroviaire entre Agen et Montauban. Sur place, le maire Bernard Dagen faisait appel à ses services pour porter des bouteilles d’eau aux 400 passagers bloqués dans le train. Dans le même temps, la sous-préfète Myriam Garcia et le préfet Jean-Louis Géraud se portaient sur les lieux pour superviser l’évacuation des voyageurs. Ces derniers étaient transférés dans douze bus sur Agen. Pendant ce temps, les experts de l’identité judiciaire de Montauban réalisaient les constatations d’usage avec le soutien des policiers du commissariat laissant aux pompiers le temps de préparer la désincarcération des corps. Une opération délicate, le cadavre du conducteur étant enchevêtré dans la carcasse de l’automobile. Vers 17 h 45, le cœur serré, les pompiers laissaient la place aux engins de chantier qui libéraient la voie. Le trafic reprenait à 19 h 30. Quant aux circonstances de l’accident, elles demeurent obscures. Le conducteur âgé a-t-il calé sur la voie en s’engageant ? Rien n’est moins sûr, une surveillance de 48 heures du passage à niveau et de sa barrière ont été réclamés. Max Lagarrigue

 

Publié le 05/02/2014 à 03:46, Mis à jour le 05/02/2014 à 07:36

 

Accident mortel à Castelsarrasin : reconstitution ferroviaire et enquête close hier matin au passage à niveau 159

Hier matin au passage à niveau 159, à Castelsarrasin, les représentants de l'observatoire départemental de sécurité routière (ODSR) ont procédé en présence de RFF, de la police et des pompiers, à une reconstitution non judiciaire de l'accident ferroviaire ayant coûté la vie à deux retraités le 30 octobre dernier./ Photo, Max Lagarrigue.

Hier matin au passage à niveau 159, à Castelsarrasin, les représentants de l'observatoire départemental de sécurité routière (ODSR) ont procédé en présence de RFF, de la police et des pompiers, à une reconstitution non judiciaire de l'accident ferroviaire ayant coûté la vie à deux retraités le 30 octobre dernier./ Photo, Max Lagarrigue.

Zoomer

Trois mois après l’accident ferroviaire qui a coûté la vie à deux retraités castelsarrasinois - Ginette et Georges Dubor percutés par le train Corail 4 756 alors qu’ils étaient en train de passer sur un passage à niveau (notre édition du 31 octobre 2013) - les agents de la DDE de l’observatoire départemental de sécurité routière (ODSR) se sont rendus, hier matin, sur les lieux du drame en vu d’une reconstitution.

 

Les circonstances de l’accident restent indéterminées

 

C’est en présence des agents de Réseau ferré de France (RFF), de la SNCF, du capitaine des pompiers Bernard Chauderon et du brigadier de police Duval, responsable de la brigade accident et délit routier du commissariat, que les fonctionnaires de l’ODSR ont tenté de comprendre et d’analyser cette tragique collision dont l’enquête judiciaire s’est achevée depuis peu.

 

Des investigations qui n’ont pas permis de déterminer les circonstances précises du drame. Au beau milieu du passage à niveau, le conducteur âgé de 77 ans a-t-il été pris de panique après avoir calé avec sa «Renault Clio» ? S’est-il engagé alors que la sonnette et le signal lumineux du passage à niveau étaient déclenchés ? Voire a-t-il fait un gymkhana entre les deux barrières baissées ? Le couple avait-il décidé de mettre fin à ses jours ? Quant à la dernière hypothèse, celle d’une défaillance technique du passage à niveau, elle a été levée 48 heures après l’incident. La surveillance de l’installation par la police et la SNCF ayant confirmé que le dispositif fonctionnait normalement. «Rien ne permet d’étayer une thèse plutôt qu’une autre. Il n’y a pas eu de témoins directs de l’accident, même le cheminot qui conduisait le train n’a aperçu le véhicule que lorsqu’il était sur le passage» nous certifiait une source proche de l’enquête. Les agents de l’ODSR n’étaient toutefois pas là, hier, pour rouvrir l’enquête mais déterminer la nécessité d’éventuels aménagements pour éviter un nouvel accident. «En l’état, il n’y a rien de particulier à faire sur ce site qui ne présente aucune déficience en terme de sécurité» assurait Laure Parinet, la responsable des passages à niveau de RFF Midi-Pyrénées. Cette dernière à la différence des agents de l’ODSR plus crispés pour communiquer, en profitait pour rappeler les consignes de sécurité au moment de traverser un passage à niveau.

 

Arrêt immédiat au feu rouge clignotant

Avant cela, elle livrait un chiffre qui faisait frémir l’assistance : «dans 50 % des fermetures de passage à niveau, nous enregistrons au moins un usager qui passe lorsque le feu rouge est enclenché, voire quand les barrières sont baissées.» Et l’agent de RFF de dire une évidence : «Lorsque le feu rouge clignote, il faut immédiatement arrêter son véhicule. Trop d’automobilistes ignorent cette information du code de la route et font la confusion avec le feu orange d’un tricolore.» Il ne reste, en effet, à partir de cet instant que 25 secondes avant le passage du train. «Si la barrière reste fermée trop longtemps, il ne faut surtout pas s’engager ni à pied, ni à vélo. À chaque passage à niveau, il y a un téléphone en ligne direct qui permet de signaler le blocage.» Des instructions que RFF en partenariat avec la préfecture et le conseil général de Tarn-et-Garonne, devrait diffuser aux automobilistes locaux. «Suite aux deux accidents ferroviaires survenus sur le département (un second incident a eu lieu trois jours avant à Moissac au passage à niveau près du Nirvana causant la mort d’un Moissagais de 35 ans), nous allons mener cette année une action spécifique à proximité des passages à niveau de Castelsarrasin et Moissac pour informer les usagers.»

 

Le chiffre : 50 %

des fermetures > De passage à niveau ne sont pas respectées par les usagers. C’est le constat d’une récente étude de Réseau ferrée de France (RFF) qui confirme que dans la moitié des cas, qu’il s’agisse d’un automobiliste, d’un piéton ou d’un cycliste, les usagers ne respectent pas l’interdiction de circuler lorsque le feu rouge clignotant est enclenché, voire lorsque les barrières sont déjà baissées.

 

Max Lagarrigue

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