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Voici le communiqué commun à toutes les associations opposées au GPSO suite à la décision du Conseil d'Etat rejetant nos recours contre la DUP. Pour faire bonne mesure j'ajoute le communiqué de satisfaction d'élus des Landes qui nous répète que pour le bonheur du fret il faut la LGV quand tout le monde sait (et l'ancien ministre des transports signataire en premier) que l'inverse est vrai : c'est le TOUT LGV qui a tué le fret et va le tuer encore, le fret même pas sauvé par la privatisation…

La lutte n'est pas finie pour autant et le communiqué des élus des Landes le confirme : le gouvernement va-t-il en faire une priorité ? Avec quel argent chers élus ? Vidalies qui a eu l'audace d'enterrer une DUP qui visait au développement du fret par la mise au point d'une "autoroute ferroviaire" terme inexact pour le bonheur du fret, sait donc parfaitement que la décision finale n'appartient pas au Conseil d'Etat mais à l'Etat. Les défenseurs de Notre-Dame-des-Landes en savent quelque chose. Simplement les riverains du GPSO vont devoir vivre encore avec cette épée de damoclès sur la tête. C'est vers eux que vont mes pensée en ce jour. J-P Damaggio

 

 

Un sentiment d’injustice, d’incompréhension et d’indignation

 

Le Conseil d’Etat a suivi les conclusions du rapporteur en rejetant tous les recours et en confirmant la déclaration d’utilité publique (DUP) du projet de LGV Bordeaux-Dax-Toulouse.

C'est évidemment une déception au regard au travail colossal réalisé par certains d'entre nous. Nous avons donné au Conseil d’Etat de nombreux motifs pour annuler la DUP dont l’absence de financement, argument qui avait été déterminant dans l’annulation de la DUP de la LGV Poitiers-Limoges. En effet, cette juridiction avait jugé ainsi : « [le dossier] ne contient donc aucune information précise relative au mode de financement et à la répartition envisagée pour le projet. …le Conseil d’Etat estime que cette insuffisance de l’évaluation économique et sociale a nui à l’information complète de la population et a pu exercer une influence sur la décision de déclarer l’utilité publique. Il en déduit que cette décision a été prise irrégulièrement. » Aujourd’hui, elle ne suit pas sa propre jurisprudence, alors que le Tribunal administratif a lui annulé la DUP des aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux sur ce même motif.

A l’instar de l’enquête publique qui a donné un avis défavorable, nous avons démontré que les inconvénients du projet l’emportaient sur ses avantages. Le Conseil d’Etat n’en a pas tenu compte alors qu'il est unanimement reconnu que ce sont les 2/3 des LGV non rentables qui plombent les comptes de SNCF, que le rapport Spinetta considère le réseau ferroviaire à grande vitesse comme « abouti » et que le Président de la République, son Premier ministre et les ministres en charge des transports estiment qu'il faut reconsidérer ces projets.

Nous étions conscients que tout se jouait en terrain miné voire vicié car les associations ne se glissent pas dans les couloirs ministériels, ne dinent pas en ville avec « les gens qui comptent », ne commandent pas des sondages « bidons » ou des pages publicitaires. Elles œuvrent avec sérieux et dignité et ne frayent pas dans la bassesse et l'hypocrisie.

Le Conseil d’Etat n’a pas donné le coup de grâce aux LGV inutiles, ruineuses et destructrices. Le combat continue donc. Tous nos arguments : les LGV ne desservent pas les territoires, favorisent la métropolisation, ont des retombées économiques incertaines, leurs coûts cannibalisent la SNCF et sacrifient les trains du quotidien, modernisées les lignes existantes sous utilisées peuvent répondre aux défis d'un renouveau du ferroviaire, sont repris dans toutes les analyses et par les medias. Vingt-cinq ans après, tous les rapports officiels vont dans notre sens, de la Cour des comptes aux assises du ferroviaire, des rapports Bianco et Auxiette aux rapports Duron, des études économiques de Marie Delaplace aux analyses d’Yves Crozet sur l’hyper mobilité et les limites de la recherche de vitesse(1). Aujourd’hui les faits nous donnent raison, n’en déplaise à nos adversaires, et c'est notre fierté d’être ceux qui ont forcé le destin.

La mort lente des LGV est programmée. La décision politique revient au gouvernement, les projets prioritaires seront annoncés en mai  dans le cadre de la loi d’orientation des transports. Nous restons mobilisés et notre combat continue pour obtenir enfin l’annulation de ce projet.

1 - Hyper-mobilité et Politiques publiques, Changer d’époque ?, Yves Crozet, Economica.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le Conseil d’État légitime la LGV au sud de Bordeaux

 

Par une décision de ce jour, le Conseil d’État a rejeté les recours contre la déclaration d’utilité publique de la LGV au sud de Bordeaux signée en juin 2016 par le ministre des Transports, Alain Vidalies.

C’est une très bonne nouvelle pour la Nouvelle-Aquitaine et les Landes. Dans sa décision, le Conseil d’État juge tout d’abord que « la procédure suivie a été régulière. Il écarte notamment les critiques fondées sur l’insuffisance de l’évaluation économique et sociale du projet ainsi que sur celle de l’étude d’impact».

Sur le fond, le Conseil d’État « reconnaît (…) l’intérêt public que présente ce projet pour l’aménagement du territoire. Il estime (…) que l’aménagement des lignes ferroviaires existantes entre Bordeaux et Dax mais aussi entre Bordeaux et Toulouse ne présente pas en effet des avantages comparables aux lignes projetées. »

Plus rien ne s’oppose aujourd’hui à la réalisation de la LGV Bordeaux

-Mont-de-Marsan-Dax, en direction de Bayonne et de l‘Espagne.

Les engagements de l’État doivent à présent être respectés. Le gouvernement est devant une responsabilité historique pour notre territoire. La LGV Sud Europe Atlantique doit être réalisée. Plébiscitée par les habitants de notre région, elle est capitale pour l’avenir des Landes. Les habitants au sud de Bordeaux ne peuvent en effet rester à l’écart des grandes voies de communication entre le nord de l’Europe et Madrid. Le développement économique et touristique passe par l’aménagement d’une nouvelle infrastructure à grande vitesse. Au quotidien, une ligne nouvelle est indispensable, non seulement pour être mieux relié à la capitale, mais aussi pour mettre en place des réseaux TER performants, offrant une haute qualité de services en termes de temps de parcours, de fréquence et de respect des horaires. Ceux qui veulent opposer la LGV et les trains du quotidien se trompent et trompent les usagers. Seul un système à deux lignes, une ligne classique et une ligne à grande vitesse, offrira la capacité nécessaire pour répondre aux besoins croissants de déplacement des voyageurs.

L’enjeu est aussi environnemental : nous avons besoin d’une nouvelle ligne pour libérer des sillons et développer le fret ferroviaire. Nous avons besoin d’une nouvelle ligne pour remettre sur les rails les 10 000 poids lourds qui franchissent chaque jour la frontière à Biriatou.

Pour toutes ces raisons nous demandons au gouvernement d’inscrire prioritairement cette LGV dans la prochaine

loi d’orientation des mobilités, en maintenant sa réalisation en 2027.

Xavier FORTINON, président du Conseil départemental des Landes

Elisabeth BONJEAN, maire de Dax, présidente du Grand Dax

Renaud LAGRAVE, vice-président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine

Boris VALLAUD , député des Landes

Monique LUBIN , sénatrice des Landes

Eric KERROUCHE , sénateur des Landes

Alain VIDALIES , ancien ministre des Transports

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le Conseil d’État légitime la LGV au sud de Bordeaux

 

Par une décision de ce jour, le Conseil d’État a rejeté les recours contre la déclaration d’utilité publique de la LGV au sud de Bordeaux signée en juin 2016 par le ministre des Transports, Alain Vidalies.

C’est une très bonne nouvelle pour la Nouvelle-Aquitaine et les Landes. Dans sa décision, le Conseil d’État juge tout d’abord que « la procédure suivie a été régulière. Il écarte notamment les critiques fondées sur l’insuffisance de l’évaluation économique et sociale du projet ainsi que sur celle de l’étude d’impact».

Sur le fond, le Conseil d’État « reconnaît (…) l’intérêt public que présente ce projet pour l’aménagement du territoire. Il estime (…) que l’aménagement des lignes ferroviaires existantes entre Bordeaux et Dax mais aussi entre Bordeaux et Toulouse ne présente pas en effet des avantages comparables aux lignes projetées. »

Plus rien ne s’oppose aujourd’hui à la réalisation de la LGV Bordeaux

-Mont-de-Marsan-Dax, en direction de Bayonne et de l‘Espagne.

Les engagements de l’État doivent à présent être respectés. Le gouvernement est devant une responsabilité historique pour notre territoire. La LGV Sud Europe Atlantique doit être réalisée. Plébiscitée par les habitants de notre région, elle est capitale pour l’avenir des Landes. Les habitants au sud de Bordeaux ne peuvent en effet rester à l’écart des grandes voies de communication entre le nord de l’Europe et Madrid. Le développement économique et touristique passe par l’aménagement d’une nouvelle infrastructure à grande vitesse. Au quotidien, une ligne nouvelle est indispensable, non seulement pour être mieux relié à la capitale, mais aussi pour mettre en place des réseaux TER performants, offrant une haute qualité de services en termes de temps de parcours, de fréquence et de respect des horaires. Ceux qui veulent opposer la LGV et les trains du quotidien se trompent et trompent les usagers. Seul un système à deux lignes, une ligne classique et une ligne à grande vitesse, offrira la capacité nécessaire pour répondre aux besoins croissants de déplacement des voyageurs.

L’enjeu est aussi environnemental : nous avons besoin d’une nouvelle ligne pour libérer des sillons et développer le fret ferroviaire. Nous avons besoin d’une nouvelle ligne pour remettre sur les rails les 10 000 poids lourds qui franchissent chaque jour la frontière à Biriatou.

Pour toutes ces raisons nous demandons au gouvernement d’inscrire prioritairement cette LGV dans la prochaine

loi d’orientation des mobilités, en maintenant sa réalisation en 2027.

Xavier FORTINON, président du Conseil départemental des Landes

Elisabeth BONJEAN, maire de Dax, présidente du Grand Dax

Renaud LAGRAVE, vice-président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine

Boris VALLAUD , député des Landes

Monique LUBIN , sénatrice des Landes

Eric KERROUCHE , sénateur des Landes

Alain VIDALIES , ancien ministre des Transports

 

[1] Hyper-mobilité et Politiques publiques, Changer d’époque ?, Yves Crozet, Economica.

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