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Ce n'est pas nous qui le disons mais Joseph Carles président de la Commission des finances. Une augmentation de 15% des impôts est déjà intervenue et que va-t-il se passer d'autant que Joseph Carles ni les autres ne savent le montant de la facture LGV. JPD

 

La Dépêche

L'emballement des dépenses d'investissement de la Métropole amène le président de la commission finances, Joseph Carles, a prédire une hausse des impôts après 2020.

La Métropole, qui regroupe Toulouse et 36 communes limitrophes, a-t-elle les moyens de ses ambitions? En juin 2015, l'intercommunalité, prenant le contre-pied de ses homologues en France, avait voté un montant d'investissements record de 1,4 milliard d'€ sur la mandature 2014-2020 pour financer ses politiques, à commencer par les grands projets (Parc des expos, LGV, Teso...) et les transports (contribution annuelle de 100 M€ à Tisséo et voirie). Pour cela, la majorité a décidé la hausse de 15% des impôts pour les ménages et de 9% pour les entreprises, des hausses appliquées en deux temps.

Trois ans après, les dépenses d'investissement s'emballent, ont constaté dernièrement les élus. Et lors du dernier conseil de Métropole, le 12 avril, le président de la commission finances, Joseph Carles, qui ne participe pas aux décisions de la majorité politique, a, sans hausser le ton, tiré une sonnette d'alarme. Le maire radical de Blagnac estime à «300 à 500 M€» le dépassement de l'enveloppe. Et prédit un scénario noir. Pour lui, l'équipe au pouvoir après l'élection de 2020 devra «retrouver des marges de manœuvre», c'est-à-dire augmenter -encore- les impôts.

 

LGV et voirie

Joseph Carles préconise par conséquent «d'arbitrer les priorités». À la LGV, il préfère, lui, les mobilités du quotidien. Et sur l'enveloppe voirie des communes, sujet épidermique pour les maires, il juge possible des économies...

Vice-président de Toulouse Métropole en charge des finances, Sacha Briand reconnaît un dépassement évalué à «200 M€» de l'enveloppe grands projets. Mais il ne partage pas la projection de Joseph Carles. Les transferts de compétences de Toulouse et du Département ont accru le rythme des dépenses mais en assurant «des ressources supplémentaires». «Si les dépenses augmentent de 300 M€, ce n'est pas 300 M€ d'impact négatif», affirme-t-il en tablant aussi sur une «fiscalité dynamique». Pour l'élu, les investissements sont nécessaires pour «accompagner» la croissance démographique dont la collectivité tire profit en retour. En juin, un plan d'investissements réajusté sera présenté. Pour sa part, en 2015, le groupe socialiste s'était, lui, abstenu. Claude Raynal, le président, avait jugé incomplète la programmation, en pensant au volet transports.

Les finances de la Métropole entrent de façon générale dans une période à plusieurs inconnues : le nouveau coup de frein sur les dépenses de fonctionnement imposé par le gouvernement, et la refonte de la fiscalité locale qui pourrait, elle, fournir de nouvelles ressources.

 

Repères

Le chiffre : 1,4 milliard d'€> Investissement. Toulouse Métropole se distingue dans l'Hexagone par un montant d'investissements record : 1, 4 milliard d'€ voté en 2015.

Jean-Noël Gros

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