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D’un côté, les discours pour la défense du train du quotidien ne cessent de meubler les médias si bien qu’on nous répète de tous côtés que c’en est fini des LGV, et de l’autre les faits.

Après la décision du Conseil d’Etat rejetant nos recours contre la DUP de la LGV GPSO voilà qu’à présent Julien Boucher, directeur des affaires juridiques envoie une lettre, au nom de Nicolas Hulot, à la présidente de la Cour administrative d’appel de Bordeaux, pleine d’enseignements.

Rappelons que suite aux recours des associations contre la DUP du Tribunal administratif de Bordeaux, le T.A. en a rejeté les conclusions. L’Etat a donc fait appel devant la Cour d’appel mais sans donner suite pendant presque un an. Il vient de se réveiller avec la lettre de Julien Boucher qui s’appuie sur la décision du Conseil d’Etat pour expliquer ceci :

 

«L'évaluation économique et sociale qui a été réalisée pour l'ensemble du GPSO présentait, comme l'a rappelé le jugement du tribunal administratif de Bordeaux du 29 juin 2017 attaqué, le bilan socio-économique de l'ensemble de l'opération, mais aussi celui de chaque projet, dont celui relatif aux aménagements ferroviaires au Sud de Bordeaux (AFSB).

D'ailleurs, comme je l'indiquais dans mes précédentes écritures, l'État, Réseau ferré de France et les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées avaient conclu, le 26 décembre 2007, en vue des études préalables à la réalisation de la déclaration d'utilité publique, un protocole-cadre regroupant, au sein du GPSO, les lignes nouvelles et les aménagements des lignes existantes, dont font partie les AFSB, dès lors que, techniquement, sans aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux, l'infrastructure ne pouvait accueillir la totalité des circulations de trains à grande vitesse (TGV) et de trains express régionaux (TER) envisagées.

Le protocole d'intention pour la réalisation de la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique intervenu fin 2008 entre l'État, Réseau ferré de France et les différentes collectivités territoriales et établissements publics de coopération intercommunale comportait, dès lors, nécessairement les aménagements ferroviaires de l'intégralité du projet GPSO, le Commissaire général à l'investissement et l'Autorité environnementale ayant, chacun, rendu un avis joint au dossier d'enquête publique qui portait sur le projet global incluant les AFSB et qui mentionnait ce protocole.

Dans ces conditions, le raisonnement suivi par le Conseil d'État dans le motif cité précédemment ne pourra qu'être transposé dans la présente affaire.»

 

Encore et encore, et encore encore, il nous ressert le protocole d’intention de fin 2008 ! Ce monsieur ne sait-il pas que ce protocole d’INTENTION, jamais communiqué au public et qu’il a fallu se procurer par des voies détournées, n’a jamais fonctionné ! Ne sait-il pas que pour la construction de Bordeaux-Tours premier élément du protocole, la gtrès grande majorité des collectivités n’ont pas donné suite et celles qui ont donné suite ont été poursuivies devant le Tribunal de Paris pour ne pas faire les chèques qui allaient avec ! Ne sait-il pas que les rares collectivités désireuses de faire la LGV s’arrachent les cheveux pour trouver non pas des INTENTIONS mais des décisions de financement ? Ne sait-il pas qu’en Gironde le président du Conseil départemental lui-même s’est exprimé clairement contre tout financement ? Quand on n’a pas mieux comme argument pour défendre la LGV et les aménagements sud-bordeaux il faudrait se taire ! D’ailleurs la voie ferrée Bordeaux-Tours où il y a plus de trains a-t-elle eu besoin d’aménagements nord Bordeaux quand on a construit le LGV ? Et enfin, ce texte confirme que les aménagements et la LGV c’est le même dossier qu’il aurait fallu traiter d’un bloc comme les avocats des associations l’ont fait observer. J-P D.

 

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