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Rencontrer Elisabeth Borne ?

Depuis des mois des défenseurs de l'alternative à la LGV tentent de rencontrer la ministre Elisabeth Borne. Cette fois c'est prévu pour le 25 mai. Pour le moment La Dépêche et Le Petit Bleu ont évoqué la question en Lot et Garonne. A suivre. JPD

 

Article de La Dépêche

Publié le 18/05/2018 à 16:57, Mis à jour le 18/05/2018 à 17:36

Les opposants à la LGV écrivent à Macron

et voient la ministre le 25 mai

 

Dans une semaine, les associations qui militent contre la LGV Bordeaux-Toulouse vont utiliser le TGV pour une rencontre à Paris avec la ministre des Transports Elizabeth Borne. But de la visite ? Défendre l'idée comme le font ses porte-paroles depuis sept ans que les lignes existantes peuvent être aménagées en lieu et place d'une LGV à dix milliards d'€, aujourd'hui non financée. "Avec ces aménagements, d'un coût moins élevé (environ deux millards, NDLR) la perte de temps n'est que de douze minutes en Toulouse et Bordeaux" signalent-ils.

Courrier au président

Ce vendredi après-midi, des représentants de la coordination 47 "pour le TGV sur les voies existantes" ont remis à la préfecture une copie d'un courrier adressé à Emmanuel Macron. Un document de deux pages où les anti-LGV citent le chef de l'Etat dans un discours du 1er juillet 2017. "Le combat que souhaite engager pour les années à venir, c'est celui des transports du quotidien, c'est celui de l'ensemble des mobilités prioritaires à mes yeux." Ils citent également le président de la SNCF, Guillaume Pépy. "Nous allons mettre lepaquet non pas sur de nouvelles LGV mais sur les trains du quotidien."

Ils demandent au Président de la République "d'abandonner ce projet de ligne à grande vitesse au profit de la modernisation des lignes existantes entre Bordeaux et Toulouse, entre Bordeaux et l'Espagne. Il est reconnu, détaillent-ils, "que les deux tiers des LGV ne sont pas rentables." Et le collectif d'opposants de redire que la commission d'enquête publique "un avis défavorable sans ambiguïté", que selon la direction de la SNCF, "'la construction des lignes à grande vitesse décidées par l'Etat représente la moitié de la dette de SNCF Réseaux."

Déboutés en conseil d'Etat

"Monsieur le Président" écrivent-ils encore "comment peut-on admettre que l'Etat et donc les contribuables reprennent d'ici 2020 la dette de la SNCF et en même temps continuer à construire des LGV qui creusent cette dette ? Qui pourrait le comprendre ?"

Les anti-LGV n'oublient pas de rappeler que le conseil d'Etat a confirmé la déclaration d'utilité publique du Grand Projet du Sud Ouest (GPSO) en rejetant tous leurs recours. "C'est une décision politique", affirment-ils. STÉPHANE BERSAUTER

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